Band 
Tome huitieme. [THA - Z.]
Seite
183
JPEG-Download
 

TRI

TRI i8 3

patt de Dieu. Tribulatio , afflictio > mœror , dolor.Les Justes vivent en repos au milieu des tribulations& des adversités. Les tribulations de ce monde serventà notre sanctification. Fléch. Les tribulations n ebran-lerent pas son courage. Iv. A 1 égard des particuliers,la prospérité «Sc la tribulation lont fort équivoques,& l’on ne sautoir juger Aï lont ceux que Dieu fiaitou qustl aime , p ar ^ es afflictions, par les adversités.Fléch. Il se dit quelque fois en riant : N’est-il pas ar-rivé quelque tribulation à votre amour ?.Mol.

TRIBULE, s- m - Plante qui poulie plusieurs tiges cou-chées pat terre, rondes, velues, divisées en rameaux.Ses feuilles font rangées plusieurs ensemble le longd une cote, semblables à celles du pois chiche, ou dela lentille, velues. Ses fleurs font à cinq feuilles jaunes,disposees en rond, attachées à des pédicules allez longs.Lorsque cette fleur est paflée, il lui succède un fruitépineux, semblable en quelque manière à une croixde Malte. Il est composé de quatre ou cinq pièces danslesquelles se trouvent trois ou quatre niches qui ren-ferment chacune une semence. En Latin , tribulus ter-restris î ciceris folio j fructu aculeato. G. Bauh. La se-mence du tribule est bonne contre la gravelle & con-tre les venins.

Tribule aquatique, est une autre forte de plante quicro'it dans les rivières & dans les lacs«Sc qui pouliedes tiges longues, grêles, garnies d’elpace en espacede beaucoup de fibres. Ces tiges grossissent vers la su-perficie de seau, d’où naistènt des feuilles larges, lem-bi ab’es en quelque manière à celles du peuplier, cré-nelées en leur circonférence, attachees a de longuesqueues. Sa fleur est petite i elle a quatre feuilles blanchesdisposées en rond, soutenues par un calice, d’ou il lottun pistil, q u j devient ensuite, avec le calice un fruitpresque rond, garni de pointes, ct d une feule cavité,dans laquelle il y a une semence presque semblable ànne châtaigne. Les pointes de ce fruit ne font propre-ment que les feuilles du calice changées en pointes.M.de Tournefort a fait un genre de cette plante, Tri-buloides , & l’eipèce Trìbuloides vulgare , aquis innaj-cens. On appelle ces fruits châtaignes d’eau ; ils con-tiennent un noyau blanc , bon à manger , d un goûtagreabie. En Latin , Tribulus aquaticus. G. Bauh.Macre ou saligot. Il y a des endroits où on mange leschâtaignes d’eau comme les autres châtaignes ; on lesréduit même en farine pour en faire du pain, commedans le Mans.

^RlBUN. s. m. Magistrat Romain, pris du peuple pourse garantir de l’oppression des Grands, & défendre laJjkercé du peuple contre les entreprises des Consuls ctSénat. Tribunus populi. Les Tribuns du peuple^nt établis lan de Rome z<59- C’est un Magistratq Ue "on accorda au peuple, pour le garantir des vexa-10ns ct q e i a cruauté des Usuriers, & pour 1 obligerç st uitte r le Mont Aventin où il s’étoit retiré. L’années a tS ì 160 sous ]e 11 Consulat de Cassius Viscellinusct d Aul. Posthumius Aruncus > on en créa cinq, & onleur donna le nom de Tribuns , parce qu ils étoient prisd abord d entre les Tribuns des Soldats. Au commen-cement on en créa deux seulement, & ces deux enassocièrent trois autres. Ce nombre de cinq fut aug-menté julqu’à dix parL.Trébonius. Ils étoient commeles Chefs ct les Protecteurs du peuple. Ils convo-quoient i’AíTemblée du peuple quand il leur plaiíbit -& souvent ils y faisoient abroger les décréts du Sénat.On ne pouvoir rien conclure fans leur consentement:qu ils marquoient en apposant la lettre T au bas du«ecret. Us en pou voient empêcher l’exécution fans entendre raison , & en souscrivant seulement veto. IF®PP.eloìent quelquefois les Consuls , ou le Dictateui«r? ?yS eme nt devant le peuple. Auguste lui-meme futaussi Y* P en dant 37 ans. Tibère prit aussi cette qualité :de fai r Ien t f Ue ceux qui le suivirent, & ils avoient loirTribim a ttl 'T’ C ss ier sur leurs médailles les annees deleuiparer de" m bu st itics Votestatis : mais c’étoit pour s’emopposer. Ute 1 autor ité , lans que personne osât sbTribun militaire . , .

en chef à un corps ® ,° fficier commando!

e «e gens de guerre ; le Messie d«

Camp, le Commandant dune Légion. Tribunus mi-litaris. On distinguoit entre les Tribuns laticlaves,ou angufliclaves. Il n’y avoir que ceux qui étoient is-sus des familles nobles qui puisent prendre le laticlave,dès qu’ils étoient devenus Tribuns d’une Légion, &les autres ne prenoient que l’angusticlave : c’est pour-quoi Suétone a observé que son pere étoit Tribun la-ticlave de la treizième Légion. U y avoir au-deísus desTribuns des Légions, ou des Cohortes > des Tribunsqui commandoient en l’absence des Consuls , & quiétoient revêtus d’une puissance consulaire. Budée ditque ces Tribuns 'étoient ce que sont aujourd’hui nosMaréchaux de France, ou du moins les LieutenansGénéraux. Romulus avoir établi un Tribun de la Ca-valerie ; c’étoit la même chose que le Magister Equi-tum , sous les Dictateurs : le premier Officier après leRoi. Les Tribuns des Soldats étoient plus anciens queles Tribuns du peuple, puisque ceux-ci furent pris dunombre de ceux-là. Varron dit qu’on leur donna lenom de Tribuns , parce qu’au commencement ils étoienttrois, lorsque la Légion étoit composée de trois millehommes tirés des trois Tribus qu’il y avoir alors. Amesure que la Légion crut, on augmenta aussi le nom-bre des Tribuns , qui furent quarte , & ensuite six.I) abord c’étoient les Généraux d’armée qui les choi-íìstbient. Mais I’an de Rome 391 il fut réijlé que lepeuple en nommerait une partie, & le Général uneautre. Ceux-ci s’appeloient Rufili du nom de RutiliusRufus , qui porta cette loi : ceux que le peuple choi-sillòit dans les Comices, se nommoient Comitiati. Ilsétoient également Patrices ou Plébéiens, & avoieritles mêmes marques d’honneur que les Consuls.

Tribun des Cohortes Prétoriennes étoit le Capitainedes Gardes. Ce nom se donnoit encore à diflérentesautres sortes d’Officiers que voici. Les Tribuns du Tré-sor public , Tribuni œrarii. Le Tribun des Célères ,c’étoit l’Officier qui les commandoit. Les Tribuns desFabriques, Tribuni Fabricarum , qui présidoient à hefabrique des armes. Ammien-Marcellin, L. XIV & L.XV. Les Tribuns de la Marine, Tribuni Marinorum ,I’étoient des Intendans des Côtes & de la navigationdes rivières. Les Tribuns des Notaires, Tribuni No-tariorum j étoient les premiers Secrétaires des Princes.Voyei Marcellin & Zozime, L. V. Les Tribuns desPlaisirs, Tribuni voluptatum , dans le Code Théodo-sien, L. 13. deScenìc. Ils avoient soin des jeux, desspectacles, & autres divertissemens semblables dupeuple.

Tribun , étoit aussi parmi le peuple Romain le Chefd’une Tribu. Il y avoir encore des Tribuns , ou Tré-soriers qu’on appeloit Tribuni cerarii , pour payer lesMilices : c’étoient comme aujourd’hui les Trésoriersdes Guerres.

TRIBUNAL, f. m. Siège'du Juge. Tribunal. Il faut por-ter reipect au Juge fur son tribunal. .

C’est, dans une Basilique ou Salle, I’°ss te n U te laJustice , les Sièges avec les bancs ou font sulis les 1 reli-dens & les Conseillers. Ce mot qui est auíli Latin, tireson origine du Siège éieve où le Tribun du PeupleRomain le mettoit pour rendre la Justice. Davilf.r.

Tribunal , se dit aussi du Corps des Juges qui rendentla Justice, & de la Juiisdiction mente. Magistratus tforum , /cella. Eriger un nouveai! Tribunal. Il y adivers usages & diverses procédures dans les diversTribunaux. Les Chicaneurs traduisent leurs parties enplusieurs Tribunaux ; ils les font changer de Juridic-tions pour alonger les procès.

Tribunal ecclésiastique, qui connoît des matières ecclé-siastiques : séculier, qui connoît des temporelles. Infé-rieur, qui ressortir à un autre : souverain , qui juge endernier reísort.

On a comparé les tribunaux à un buisson épineuxoù la brebis cherche un asile, & d’où elle ne fort pointfans laiíser une. partie de fa toison.

Tribunal, dans un sens figuré, se dit en matières spi-rituelles , de la Justice de Dieu. On doit trembler,quand on songe qu’il faudra comparoírre devant lesouverain Tribunal de Dieu. Del Jiipremum u banal.