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Tome huitieme. [THA - Z.]
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deux cartes pareilles en main, & qu’il y en aune sem-blable retournée sur le talon.

TRICOT, s. m. Terme populaire par lequel on désigneun bâton court & gros. FujUs. Prendre un tricot. Don-ner du tricot à quelqu’un. Le battre avec un tricot.

Tricot, f.m. On appelle ouvrages au tricot, Bonneterieau tricot, toutes les eípeces de marchandises qui se fa-briquent ou se brochent avec des aiguilles, comme bas,bonnets, camisolles, &c.

Tricot. Bourg de France dans la Picardie, au Diocèsed Amiens, Eleétion de Mont-Didier.

TRICOTAGE. í. m. Ouvrage de celui qui tricote desbas, ou chose semblable. Textura reticulata.

TRICOTER, v. a. Travailler à certains tiílus de fil, laine,

, coton ou foie, avec des aiguilles en forme de nœudsou de mailles, tels que font ceux des bas d’estame ouautres ouvrages semblables. Reticulatim fila texere.Ces bas de foie n’ont pas été faits au métier, ils ont ététricotés, faits à l’aiguille. On dit dans le même sens bro-cher des bas, &c.

Tricoter , se dit aussi de certaines dentelles de fil oude foie qui se font sur un oreiller avec des épingles &des fuseaux. Tricoter de la dentelle. Limbum denticu-latum texere. L’Académ.

Tricoter. Terme de Manège, se dit d’un cheval quiremue vîte les jambes en marchant, & qui n’avancepas.

Tricoté, ée. part. Reticulatim textus.

TRICOTERIE. f. f. Terme populaire. Petite affaire, pe-tite intrigue, mouvemens qu’on se donne pour quel-que choie. Tricce. Le Cardinal Mazarin n’a que fairede toutes ces tricoteries pour être bon Ministre. Mas-cur. 417.

TRICOTETS. f. m. pi. Espèce de Danse gaie. Orbis sal-tatorius-, elata & in circuitum acia saltatio. Danser lestricotets.

TRICOTEUR, ru se. s.m.&f. Qui tricote, qui fait desbas , des camisoles , &c. en forme d’estame avec desaiguilles. Texturce reticularis opifex , textor reticula-rius.

TRICOUSE. f.s. Espèce de guêtre faite de gros drapou de grosse laine tricotée. Perjo.

TRICTRAC. (Quelques-uns disent assez mal Trique-trac.) f. m. Scruporum ludus , fritillus. Quelques-unsdisent barbarement Trictratus. Jeu fort commun enFrance, qui se joue avec deux dés, suivant le jet des-quels chaque joueur ayant quinze dames, les disposeartistement sur des pointes marquées dans le tablier,Sc selon les rencontres, gagne ou perd plusieurs points,dont douze font gagner une partie, ou un trou , Scles douze parties le tout ou le jeu. On joue tantôt letrictrac ordinaire, tantôt celui à toutes tables, qui estune espèce de ce jeu, comme aussi le coquimbert. Lenom lui vient du bruit que font les dames en les ma-niant. Pasquier dit que le nom vient du son des désen les jettant. On difoit autrefois ticlac , comme onfait encore en Allemagne.

Les Anciens jouoient aussi au trictrac, mais ils yjouoient à trois dés. Agarhias a décrit ce jeu dans sonÉpigramme sur le jeu du Roi Zénon : cette Épigrammese trouve dans l’Anthologie, L.I. C. 61. Je crois pour-tant qu’on peut douter si c’est le trictrac dont parleAgathias, & par conséquent si les Anciens ont connuce jeu. Ils avoient un autre jeu qu’ils appeloient le jeudes XII Ecrivains, Ludus XII. Scriptorum, qui avoirbeaucoup de rapport au trictrac que l’on joue main-tenant, comme on le peut voir dans un petit Traitéparticulier, que Saumaiíe a fait de la comparaison deces deux jeux.

Ce jeu appelé duodecim Scriptorum, ou plutôt duo-dena scripta , fe joupit fur une table ou échiquier par-tage par douze lignes, fut lesquelles on disposoit sesdames, suivant les points qu’on amenoit. Chaquejoueur en avoir quinze, qu ON appeloit calculs, jettons.Les uns étoient blancs, les autres noirs.

Discolor ancipitìjùb jactu calculus astat ,Decertantque Jìmul candidus atque niger.

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Les douze lignes de l’échiquier -ou de ïa table étoienttraversées par une ligne qu’on appeloit linea sacra, láligne sacrée , qu’on ne pastoit jamais, à moins qu’onne fût forcé de le faire. Chaque rang des extrémitésde la table, au-delà duquel les dames ou pièces du jeune peuvent pas aller, s’appeloit incita ; & qu and unjetton étoit parvenu à cette dernière ligne, on le di oicredactus ad incitas , ce qui, transporté dans le lensmétaphorique, signifie réduit à la derniere extrémité,à une extrême misère, poustëàbout. Vosàà-peu-prèstout ce que nous lavons de ce jeu, que quelquesCommentateurs ont eu tort de prendre pour ceux quenous appelons merelles & échecs , puisqu’il est certainqu’il se jouoit avec des dés. Chez les Grecs la tablen’étoit partagée que par dix lignes, & chaque joueurn’avoit que douze jettons ou dames.

Trictrac, se dit auffi du tablier sur lequel on joue cejeu, qui est de bois ou d’ébène, qui a d allez grandsrebords pour arrêter les dés qu’on jette, Sc retenir lesdames qu’on arrange. Alveus lujorius.

Trictrac, en termes de Chasse, est une espèce de chastequi se fait par plusieurs personnes aíìembíées , avecbruit pour effaroucher le gibier, & le faire pastër de-vant les Challeurs qui le tirent. Venatio cum strepitu ,clamosa.

TRICUSPIDE. adj. Terme d’Anatomie. C’est une épi*thère qu’on donne aux trois valvules ou petites portesqui font à feutrée de la veine-cave dans le cœur. Tres

; valvules ,seu portes triscujpides. Elles font ouvertes dedehors en dedans , en forte qu’elles ìaistent entrer lesang de la veîne-cave dans le cœur, mais elles en em-pêchent le retour dans la veine-cave. On les nommeainsi, parce qu’élles font de figure triangulaire. Quel-ques-uns leur donnent la figure de trois langues, &les appellent tríglockines.

TRIDE, adj. Terme de Manège, qui se dit d’un pas íd un galop, d’un mouvement de,cheval qui est court& vîte. Ce cheval a la carrière tride ; pour dire, fortvîte. Celer j prcsceps , velox. U a les mouvemens trides ison action est tride, vive & prompte.

TRIDENT, f-m. Sceptre que les Poètes mettent à lamain de Neptune, qui est en forme d’une fourche àtrois dents. Tridens. Neptune fait ouvrir la terre,quand il la frappe de son trident. L’amour est un dieuqui arrache les armes des mains de Mars , le tridentdes mains de Neptune, & les foudres des mains deJupiter. Amynte du Tasse.

Trident. Terme de Pêche. On donne ce nom à des es-pèces de fourchettes dont les Pêcheurs fe fervent pourprendre des poissons en piquant dans l’eau. Celles qui ontplus de trois dents n’en sont pas moins appelees trident .

TRIDENTIN, ine. adj. m. & f. q ui fe dit de la partiedes Alpes qui est dans le Trentin. Trideiuinus , a. LesAlpes Tridentines,

TRIE. Nom propre de plusieurs lieux de France. Trea,Trica, Tria. Il y a T/îss Bardou, & par corruptionTrille Bardou, dans le Diocèse de Meaux en Brie.Tria Bardidfi.

C’est aussi le nom de deux bourgs & d’un beau châ-teau qui a appartenu autrefois aux Ducs de Longue-viíle. Tria. Il Y a Trfo-Ie-Château, & Trie-la-Viíle ,dans le Vexin François, Description Géog. & Histor,de la Haute-Norm. tom. z. p. 797, 798. U y a aussiTrie-\e-Vort , & par corruption TriUeport, en LatinTria Portas. 11 est dans le Diocèse de Meaux en Brie,comme 'Bardou. Valois, Not.Gall. p.

Valois, à 1 endroit cité, croit que ces lieux ont étéainsi nommes, parce que c’étoient des passages fur lesrivières au bord desquelles iis font situés, & que detra/cctum , on a fait tria, de ià trie. H avoue cepen-dant qu ils pourroient auffi venir de tria , qui signi-fioit autrefois une espèce de colombier, comme on levoir dans des loix anciennes de plusieurs pays.

Trie. í. 111. Nom d’une forte de morue verte qui est latroisième espèce de celles dont on fait le triage en Nor-mandie.

'STv* ÎRlEL. Trìellutn. Lieu astez considérable dans leVexin François, Diocèie de Rouen, E;eótion de Paris»sllt la Seine, à une lieue de Poisty, à deux de Meulan.