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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRI

TRIENNAL, ALE. adj. Qui dure trois ans. Triennis ,adtriennium. C’eíl ainíi quon dit Gouvernement trien-nal. On le dit dans les maisons Religieules des Supé-rieurs & Officiers qui ne font élus que pour trois ans ,qui ne font en place que durant trois ans ; & des officesou emplois qui font confiés pour ce temps la. Le Prieurde ce couvent est triennal. Ce Prieure est triennal.Prendre le régime triennal. Pat. La plupart des Ré-guliers ont des Supérieurs triennaux, ils en élisentd'autres au bout de trois ans.

En Angleterre , on appelle Parlement triennal , unParlement qui doit être dissous, & dont les membresdoivent être ems de nouveau tous les trois ans, & celapat opposition aux autres Paríemens qui pouvoientêtreproroges, fans être cassés, avant facte de 16^5 , qui im-pose la nécessité d’un parlement triennal. En 1717 lesparíemens triennaux furent changés en d’autres quidurent sept ans. Voye\ Parlement.

IRIENNAL, fe dit plus ordinairement des Charges quine s exercent que de trois années f une, & des Titu-laires qui en font pourvus. La plupart des Offices deFinance font divisés en trois, ancien, alternatif & trien-nal. Office triennal, qu on rfexerce que de trois ansen trois ans ; Officier triennal , qui n exerce son emploique de trois années Tune. Tertio quoque anno.

En Botanique on appelle plantes triennales, cellesqui ne portent des fruits & des graines que la troisièmeannée qu elles ont été semées. Trinus.

Triennal, est aussi f. m. & signifie triennalite, duree

d un Gouvernement, d un Office , d un exercice detrois ans. Triennium. Cette Supérieure ne peut pasfinir son triennal. P. Hblyot.

TRIENNALITE. f. f. Durée d un Gouvernement, ouexercice triennal. Triennalitas. Dans la réforme desCouvens on établit la Triennalité , au lieu des Supé-riorités en titre perpétuel.

Puijsiej-yous , revêtu de cet auguste titre >

Tenir à Cluni le Chapitre.

Pendant vingt triennalités. Senecé.

TRIENNAL f. m. L espace de trois ans, durant lequelon peut exercer une charge , ou poíîeder une dignité.Le faux Comte de Sarjedo, Portugais, difoit que lePrince Régent de Portugal, n’ayant pu équiper uneflotte aflëz nombreuse pour le conduire à Goa, avecla pompe & la Majesté convenable à un Viceroi, luiavoir ordonné d 5 aller incognito aux Indes , pour yexercer cette éminente charge , en la place de Louisde Mendoça, qui l’avoit occupée beaucoup au-delà

ion trìennat . Voyages de DiUotij tQffi. î.Chap. 6 i.

P'4 6 7>468.

TRIENNIUM, f. m. Terme Latin & d’Univer-iite. On appelle triennium, f espace de trois ans qu onemploie à étudier en Théologie, pour parvenir auxg rade j ^ anx degrés, lequel joint avec les deux an-nees de 1 hilofophie fait le quinquennium.

TRIENS, f. m. Terme d J Antiquaire. Triens. Ce mot signi-fie deux choses fort disterentes. i° Une monnoie debronze, qui étoit la troisième partie de fas. Le triensétoit marqué d’un côté d’une tête de Janus, & de l’au-tre d’un ratd’eau. On mettoit un triens dans la bouchedes morts pour payer le passage à Caron dans f autrevie. Voye\ Natalis Cornés, L. III. Mythol. C. 4. LaEmilie Servilia avoir un triens qu’elle gardoit commequelque chose de sacré. On difoit que cette piece deMonnoie croiíîoit ou diminuoit, selon que cette ra-stiille devoir croître ou diminuer en honneurs & endignités. Vòyei Pline, L. XXXIII. C. 3. & L. XXXlV. (AÏ// 5 ' Norman, Antìqq. Rom. IV. n. Sardus deCr^ m - The f-Antìqq.Rom. Grcev. Tom.XI. pag. 1 ?-RflZJ, D ' p “- V™ IV. z. mjius. Hojfmzn.y ^voit ord?,w Une taíïe à boire , & celle dont on fe ser-tier Vovey^T?^™' C etoit la quatrième partie du se-

Mardal 1 L7Tm ^ Sot. III. toc.

fin. Antìqq. Rom ^ r f r ' V } nar \ Le fh '’ R °t

f. z t, Pitìstus. ' 3 °' ALgrtcola de MenJ.Rom.I.

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TRIER. v. á. Mèttre à part, faire choix de ce qu’il y ade meilleur. Il fe dit des personnes & des choses. Se-ligere, eligere, delectum habere. Ce n est là que de lamarchandise de rebut, on en a trié tout le meilleur.Ce recueil est fort beau » il n’y a que des passages bientriés, bien choisis. Tous ceux qui composent cette com-pagnie, font gens triés , favans & délicats.

Queiques-uns dérivent ce mot du Latin trahere. Iívient plutôt d’un terme qui est en usage dans les Mon-noies, où l’on dit, trayer le fort du foible des espèces»quand on choisit ceiíes qui ont plus de trait, & fontplus trébuchantes : ce qui est défendu par les Ordon-nances , lorsqu’on en fait le Jugement à la taille.

Trier, se prend aussi pour éplucher, & on dit, trier dela salade, despois, duris, & d’autres légumes pouren séparer ce qui est gâté ou vermoulu ; cela fe faitfur un volet de carton ou planche de bois , d’où estvenu le proverbe , Trier fur le volet, qui s’app'ique. figurément aux choses choisies entre plusieurs. On ledit de même des personnes distinguées par leur qua-lité ou par leur mérite. Ce font gens triés fur le volet.

Trier le chiffon. Voye\ Trieuse.

Trié , ée. part. palL & adj. Electus , selectus, delectus.

On dit proverbialement qu’un homme a été trié fuile voler ; pour dire, qu on le distingue des autres, parallusion aux pois & autres grains, qu’on met fur unvolet ou un ais, pour choisir les meilleurs. Selectus estmultis, eximius, egregius.

TRIERARCHIE. f. f. Charge de TViérarque , armement& commandement d’une galère dans la Républiqued’Athènes. Trierarchia.

TRIERARQUE. í. m. Nom que les Athéniens donnoientà un Capitaine de galère. Trierarchus. C’est la propresignification de ce mot : mais on Pétendit dans la fuite»& ce nom fut donné à Athènes non-seulement auxCommandans des Galères, mais encore à ceux qui leséquipoient à leurs dépens, fans les commander. Il yavoir dans Athènes, dit Tourreil, une classe de richesCitoyens, entre qui l’on partageoit les Charges oné-*reules de l’Etat , comme l’atmemem des galères , &les autres dépenses de cette nature. Chacun cherchoità rejetter le fardeau, & c’étoit alors à qui seroit leplus pauvre. Cependant le Triérarque élu ne pouvoirfe dispenser de l’empioi, qu en dénonçant un Citoyenplus riche que lui. La dénonciation feule ne fuffisoitpas ; il falloit que le dénonciateur , pour prouver sondire , proposât l’échange de biens, que l’autre étoittenu d’accepter fur peine d’être Triérarque , c’est-à-dire , d armer une galère à la place de celui qui fe di-foit moins riche.

Tout Citoyen qui avoir dix-huit mille livres de bienétoit obligé charmer & déquiper une galère, & s’ap-peloit Triérarque. Avec le double de bien il en équí-poit deux. Jamais il n’ctoit obligé d’en armer plus detrois. Quand il n’y avoir pas aster de Bourgeois en étatd équiper à leurs dépens le nombre des vaisseaux né-cessaires à la République, on en alfocioit plusieurs,pour faire à frais ..communs ce qu ils n auroient pufaire séparément.

TRIESTE. Nom d’une petite ville de la contrée deCarfoen Istrie. Tergeste , Tergetum. Elle est fur le golfe deTrieste, à trois lieues de Capo dìstria, vers le nord.Triefie est assez bien peuplée, fortifiée & défendue pardeux citadelles. Elle a un port & un Evêché suffragantd’Aquilee , & elle appartient à la Maison d’Autriche.Au reste l’ancienne Tergeste étoit environ à une lieuede la Trieste d aujourd’hui, & on en voit les ruines,appelées Trieste Vecchio fur le Mont-Taber.

Le golfe de Trieste. Tergestinus sinus. Ce golfeest une partie de celui de Venise. Il est renfermé entreles côtes de l’Istrie, de la Carniole & du Frioul, déten-dant depuis l’embouchure de Lifonzo jusqu’au capnommé Punta di Salvori, qui est prèsd’Umago. Maty.

TRIETERIDE, f. f. Terme de Chronologie, nombre, •espace de trois ans. Révolution de trois années. Trie •*teris, idis. Censorin, De die Natali , C. 18, dit q ueTannée étoit disposée de forte que tous les trois ans on •ajoutoit un mois intercalaire, les deux premières an-nées étant de douze mois, Sc U troisième > 9 U ô n ap - *