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La Confrérie de la Sainte Trinité, est une Con-frérie instituée à Rome Tan 1548 par S. Philippe deNéri,pour avoir soin des pèlerins qui viennent de toutesparts dans cette Capitale du monde pour y visicer lestombeaux des Apôtres S. Pierre & S. Paul. Pour cetester ils eurent une maison, où ils les recevoient pen-dant trois jours, auílì bien que les pauvres convales-cens, qui, pour être renvoyés trop tôt des Hôpitaux,retomboient souvent malades. Elle fut d abord établiedans i'Eglise de Saint Sauveur in Campo > fan 1548,& ne fut composée que de 15 pauvres personnes quis'aífembloient dans cette Eglise tous les premiers Di-manches de chaque mois pour y pratiquer des exer-cices de piété prescrits par le Saint Fondateur, & y en-tendre les exhortations qu il y failoit. En 1558 PaulIVdonna à ces Confrères l’Eglise Paroiíîïale de S. Benoît,proche 'e pont de Sixte, & ils donnerent à cette Eglisele titre de la Sainte Trinité. Depuis ils ont bâti toutprès un Hôpital fort ample pour les pèlerins & les con-valescens. Cette Confrérie est devenue tres - considé-rable , & la plus grande partie de la Nobleslë de Romede l’un & de l’autre sexe s’est fait honneur d’en être.P. Hélyot , Hift. des Ord. Rel. T. VIII. C. 4.
La Congrégation de la Sainte Trinité. C est uneCongrégation de douze Prêtres établis dans l’hôpitalde la Confrérie dont on vient de parler , pour avoirfoin des pèlerins qui y viennent, & des convalescens.Le changement fréquent qui se faisoit de Prêtres danscet hôpital, causant beaucoup de changement & dediversité dans l’instruction & la conduite spirituelle despèlerins, pour la rendre plus uniforme, les Gardiens& Administrateurs établirent une Congrégation dedouze Prêtres, qu'ils logèrent dans un quartier deshopital, comme dans un Monastère où ils vivoienten commun. Selon les Statuts & les Réglemens qu’ilsdressèrent, & q u'ils firent approuver par le Pape Inno-cent XI Tan 1677, ces Prêtres, dans leurs fonctions,portent comme les Confrères , un sac rouge, sur le-quel il y a du côté gauche l’image de la Sainte Trini-té. Quoiqu’ils aient pour Supérieur le Primicier de laConfrérie de la Sainte Trinité , qui est ordinairementun Prélat dont ils dépendent, ils ne laistent pas d’élireentr'eux un Supérieur tous les trois ans avec d'autresOfficiers pour leur Congrégation. Voye\ Charles Bar-tholomi Piazza, Eucolog. Roman. P. l.Trat. V. C. 31.Philip. Bonani Jés. Cataìog. Ord. Rel. P. III. & le PereHélyot, Hist. des Ord. Rel. T. VIII. C. 5-
Trinité, Baie. Voye\ Conception.
Le Fort de la Trinité. Arx Trinitatis. C est unepetite Forterestè que les Polonois ont construite denouveau dans iaPodoiie, près de la ville de Kaminieck,pour en resterrer la garnison. Maty. Voye\ encoreTrinidad.
La Trinité de Caen, ou l'Abbaìe de la Trinité deCaen fut fondée en 1066 par Guillaume Duc de Nor-mandie , qui fut le Conquérant.
Trinité, est auíïï une elpèce de violette qui a été nommée ainfi, à cause que les fleurs font de trois couleurs,bleue , purpurine ou blanche, & jaune. On l'appelleautrement pensée. Voye[ Pensée. Viola trìcolor,flammea.
TRINO. Ville d’Iralie dans Je Mont-Ferrat. Voy. Trin
TRINOME, f. m. Terme d’Algèbre, par lequel on dé-signe une quantité composée de trois termes ou mo-nômes , joints les uns aux autres par les signes plusou moins, qui s'expriment ainsi -t-, —. Ainsi a + b—Cja—b—c> &c. font des trinômes.
TRINQUART. f. m. Terme de Pêche. Petit bâtimentqui íert à la pêche du hareng, que les François fontdans la Manche. Les Trinquarts font depuis douzejusqu à quinze tonneaux.
trîNQUemale , TRINQUENEMALE, TRINQUI-
NAMALE. Noms u une ville avec un fort 5 située furun golfe ôe me me nom, en la cote orientale de l’îlede Ceylan. Trinquemala , Trinquenemala, Trinquina-mala. Elle est capitale d un Royaume qui porte sonnom , & elle appartient aux Hollandois. Maty.TRINQUENIN. f. m. Terme de Marine. C est le bordage
extérieur le plus élevé du corps de la galère. Triremipars exterior.
TRINQUER, v. n. Terme familier. Boire en choquantle verre , en se provoquant i'un l'autre. Provocare adpotandum. Dans, les provinces on est accoutumé àtrinquer. J’aìme à trinquer à taise pleine. Mai.
Ce mot vient de l'Allemand trinken qui signifieboire. Ménage.
TRINQUET, f. m. Terme de Marine. Cest le mât & lavoile de la misaine ou de savant d’une galère. Reclusanterior malus. Il se dit seulement sur la Méditerranée.Sur la Méditerranée on dit trinquet de gabie ou dehune , pour le second arbre enté sur le maître mâr. P.Fournier.
Trinquet, est auíïï le bas du tenon ou tondu mât.OzA-
NAM.
TRINQUETIN. f. m. Comme on donne le nom de grandtrinquet à la plus grande voile du mât d’avent d unegalère, dit trinquet , & à la seconde celui de petittrinquet, on donne à la troisième celui de trinquetin.
TRINQUETTE, ou TRIQUETTE. s. f. Terme de Ma-rine. Cest une voile latine, ou à tiers-point, c'est-à-dire, de ligure triangulaire, comme celle de l’artimon,
& de la plupart des bârimens du Levant. Velum lati -num triangulare. La trinquette se met de beau tempsle long du grand étai, auquel elle est jointe par le 'moyen d’un taux étai, avec des cordelettes qu’onguinde en haut par son iíïàs, & qu’on gouverne enbas selon le vent avec une écoute. P. Fournier.
TRIO. s. m. Terme de Musique. Partie d'un concert oùil n’y a que trois parties principales ou récitantes ; com-position de Musique à trois parties diftérentes. Bros-sard. Ternis conflata partibus harmonia. Dans lestrios , qui font l'espèce de composition la plus excel-lente, & qui doit être la plus régulière de toutes, ilfaut bien observer i° Qu'outre les régies généralesdu contrepoint, qui défendent de faire deux octaves,ou deux quintes de fuite, tant contre la basse qu entreles parties, &c. il faut qu'on entende la tierce danschaque temps de la mesure, soit contre la balle, oudu moins entre les parties -, c'est-à-dire, qu'il fautqu’une des deux parties supérieures faste une tiercecontre la balle, & que 1 autre salie une quinte ou uneoctave. z° Quelquefois on peut mettre la 6- accompa-gnée de la 8 e , ou de la 4°, au lieu de la tierce, parceque pour lors les deux parties supérieures font tierceentre elles. 3 0 Par conséquent on doit faire très-rare-ment la quinte & l'octave, parcequ'il n'y aurok pointde tierce ni avec la baslè , ni entre les parties. 4 0 Onpeut très-bien pratiquer ou mettre en œuvre dans letrio routes lesriillonances, ou pour lors la doit êtreaccompagnée de la tierce & de la quinte, & mêmetrès-bien de la septième & de la quinte superflue, &c.pourvu quelle soit suivie de l’octave. La féconde doitêtre accompagnée de la quarte, & suivie de la tierce.La quarte doit être accompagnée de la quinte, ou dela sixte, si elle est syncopée, & suivie de la tierce-, &si elle n’est pas syncopée, de la seconde, & suivie dela quinte juste ou fausse, selon la suite du ch.pt ou de1 harmonie. Le triton doit etre accompagné ae la sixteou de la seconde, & suivi de la sixte, mais rarementde l'octave. La fausiè-quinte doit être accompagnéede la tierce, ou de la sixte, & suivie de la tierce. Laquinte superflue doit être accompagnée de la tierce, &c.La septième majeure ou mineure & syncopée doit êtreaccompagnée de la tierce, ou de la quinte ou de laneuvième, mais jamais ou tres-rarement de l’octave.La septième majeure, la balle tenant la même note,doit être accompagnée de la seconde ou de la sixte,
& quelquefois de la quarte. Brossard.
Ces termes duo } trio , s’entendent seulement desparties principales & obligées, & 1 on n’y comprencípoint les accompagnemens ni les remplissages ; de fortequ’une musique à quatre ou cinq parties peut fort bienn’être qu un trio. Encyc.
Trio se dit en badinant, dans le sens figuré , de troispersonnes qui se trouvent ensemble, ou qui font enliaison d intérêt. Ternio. Voilà un joli trio.
TRíQbOLE, st m, A f. Nom de poids & de monnoie