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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TRI

tè d’otìgine, & d'émanation qui consiste en ce qu une .personne produit une autre, en telle sorte que ceuequi produit, ne puisie ni être , ni erre conçue, íanscelle qui est produite. . , n

Cette vérité toute incompréhensible qu elle est, estrendue sensible par cette comparaiíon. La lumière estproduite par le soleil, *°‘ C1 5-'n '2 principe de la

lumière. CependRu^ 1^ lumière eit âuíii âneienue c]ucle soleil ; carie soleil ne peut subsister un seul momentsans éclater", & P ar ^ on éclat ìl produit la lumière & lachaleur. ,

Il 5 enfuir de ces vérités qu’il y a dans la Sainte Tri-nité cinq notions : la notion est la manière propre par

laquelle une personne divine est distinguée d’une autrepersonne.

Les notions par lesquelles le Pere est distingué duFils & du Saint-El'prit, font Finnascibilé & la paternité;celle par laquelle le Fils est distingué des deux autrespersonnes divines, Lest la filiation ; la spiration activedistingue le Pere & le Fils du Saint-Esprit ; & la spira-tion palïìve, est celle par laquelle le Saint-Esprit estdistingué du Pere & du Fils.

La circuminceffion ou périchorèse est Fintime inexis-tence des personnes divines , ou leur mutuelle existenceTune dans Fature"; parce que, quoiqu’elles soient réel-lement distinctes, elles font néanmoins consubstantiellesà intimes en elies-mêmes : d’où vient que Jesus-Christdit en saint Jean Chap. 14. Ne croyez-vous pas que jefuis dans le Pere , & le Pere est en moi ? L identitéd’eíîence que les Grecs appellent óuotw- , & laconíubí-tantialité font nécestaires à cette circuminceíiion, avecla distinction des personnes.

Nous devons adorer la Sainte Trinité , pat la foi,par Fespétance, pat la charité, & par la religion. fLe Symbole des Apôtres , celui du Concile Generalde Nìcee, & celui de S. Arbanase nous exposent leMystère adorable de la Sainte Trinité. Le Baptême seconfère au nom du Pere, du Fils & du S. Esprit. Lenom marque l imité cì’eílence, de nature & de subs-tance des trois personnes de la Sainte Trinité -, & 1 ex-pression de trois personnes exprime la Sainte Trinité.

Plus le Mystère de la Trinité paroît choquer la rai-son humaine j moins est-il croyable qu'il se soit insinuedans le cœur de tant de nations, & qisil ait triomphede tant d’eíprits capables de se révolter contre cettevérité incompréhensible , íans une autorité & uneforce divine. Maleb.

On célébré ia fête de la Trinité le premier Dimancheâpres la Pentecôte. Les enfans de la Trinité à Parisfont de pauvres enfans élevés dans un Hôpital dédiéà la Sainte Trinité.

, Les Philosophes, dit S. Ciriîle , ont reconnu troisYpostases ; ils ont étendu la divinité jusqu à ces troishypostases -, ils ont même quelquefois employé leternie d e Trinité. Il ne leur manqueroit que d’ad-mettre i a confubstantialité des trois hypostases , pourtaire entendre lunité de la nature divine à lexcluhonde toute triplicis par rapport à la distinction de na-ture , & de ne pl us prétendre qu’il soit nccesiaire deconcevoir aucune infériorité respective des hypostases.Platon a reconnu une trinité en Dieu, un disin terfaire. Une énigme si impénétrable à la raison, &toutensemble si inutile à la cupidité, n est point une inven-tion de shomme. Voye ^ le P. Mourgues dans sonPlan Théologique des Sectes savantes de la Grece.Lett. "V e . Rien n est plus téméraire & plus infense quede faire passer le dogme de la Trinité Platoniciennedans l’Egljse, & de recourir au Platonisme des SaintsPeres, pour décréditer leur autorité fur cette grande^ e rite. Vòyei le P. Mourgues, Pian Théologique dessavantes de la Grèce, Lettre V e . ,

^ om d’une fête qui se célébré dans 1E-p e % at holique à Ehonneur de la très-Saínte Trinité,le Dìm ^'ì^^innz Trinitatis. La Trinité se celebreTrinité j e apcès la Pentecôte. Le Dimanche de ísla fête 'de la a £ Irai vcrs la Trinité-, c'est-à-dire environordonne \a c àl\ mtê ' Le Concile d'Arles tenu en 126cle jour de sOcwT è^OLe de la Sainte Triait tuç ia Pentecôte,

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La Sainte Trinité. Nom d’un Ordre Religieux. UnPere de la Trinité, Religieuse de la Trinité. Sur la fuide lan 1198 le Pape Innocent confirma la réglé de1 Ordre de la Sainte Trinité pour la rédemption descaptifs, comme il paroît par la bulle adreflée à Jeande Mata, qui fut le premier de leurs Ministres; carc’est ainsi qu’ils nomment leurs Supérieurs. Fleury ,Hifl. Eccl. L. 75. Le Chef d’Ordre fut la maison deCerfroi, qui leur fur donnée par Marguerite Com restéde Bourgogne ; & trente ans après, le Chapitre deParis leur donna dans ia ville une ancienne Eglise dé-diée à Saint Maturin, & nommée auparavant l'Aumo-nerie de S. Benoît, d’où leur est venu en France lenom de Maturins. Id. Leur règle porte que toutesleurs Eglises feront dédiées à la Sainte Trinité. Appa-remment que Saint Jean de Mata donna ce nom à sonOrdre , pour lui inspirer plu s de dévotion pour unmystère que nient les Infidèles, chez lesquels & au-près desquels son Ordre devoir travailler. Voyez Tri-nitaire.

Trinité créée. Les Filles de la Trinité créée , dites Re-ligieuses de la Congrégation de saint Joseph, ou de iaSociété de saint Joseph. Les Filles Holpitalieres de laSociété de saint Joseph, dont nous avons parlé au motSociété , avoient une maison à la Rochelle qui y futétablie Fan 1659. Cinq ans après leur établissement,c'est-à-dire, vers Fan 1664 les Sœurs de cette maisonde la Rochelle voulurent embrasser Fétat régulier, &religieux ; & en faisant des vœux solennels ; elles jet-terait les fondemens d’un Ordre particulier ; on leurdressa des règles & des constitutions, qui furent im-primées à Paris en 1664 loris le titre d’institut, Règleou Constitution des Filles de la Trinité créée , ditesReligieuses de la Congrégation de saint Joseph, insti-tuée pour l’éducation des filles orphelines dans la villede la Rochelle. Ces Constitutions comprennent ço pa-ragraphes. Leur fin est F éducation des pauvres orphe-lines depuis Fâge de huit à neuf ans, jusqu a 15 ou16 qu'on les place en service. Ces filles lònt fous laprotection de laSainte-Famille Jésus, Marie & Joseph,& c'est pour cette raison qu’elles se nomment Filles dela Trinité créée , & que pour en porter les marques,elles ont une robe violette pour représenter Fhumilitéde S. Joseph, un scapulaire de pourpre, pour signifierla robe de pourpre de Notre Seigneur, & un manteauavec un voile de couleur céleste , à cause de Ia SainteVierge, qui est Reine du Ciel. Le nombre des fillesest fixé à 3 3 pour chaque Maison , en mémoire destrente-trois ans que J. C. a vécu íur la cerre. Elles nedoivent avoir que deux cens livres de rente chacune,pour leur nourriture & leur entretien ; & fur le totaldes pensions, elles doivent entretenir cinq Sœurs Con-verses. Le nombre des trente-trois filles étant rempli,on peut recevoir d’autres filles ou veuves, fur le piedde 400 liv. de pension, dont deux cens pour leur nour-riture & leur entretien, & deux cens pour les orphe-lines, auxquelles ces filles ou veuves doivent en lais-ser 1e fond par donation simple, trois jours avant quede Faire leurs vœux , & on les recevoir ainsi, commebien-factrices. U leur est permis de recevoir des sécu-lières associées à l’Ordre, engagées aux mêmes obli-gations que les Religieuses, à Fexception des vœuxsolennels & de la clôture. Elles font seulement desvœux simples, & trois jours avant que de les faire,elles doivent faite donation de la moitié de leurs biensaux orphelines ", elles sortent de la maison avec per-mission de la Supérieure ; elles ont un habit séculier,& sont reçues, comme les Sœurs de la Communauté,à trois mois de probation, & deux ans de noviciat, 8 cà Fâge de 20 ans elles peuvent faire les vœux simplesde pauvreté, chasteté & obéissance. La seule maisonde la Rochelle fait jusqu’ici tout cet Ordre, Le 21Juillet 1664 elles obtinrent un Décret du Cardinal Fa-bio Chigi Légat en France, pour avoir permission defaire des vœux solennels , ce qu’elles exécutèrent en1672. En les faiseur, elles changèrent l'habit dont ona parlé , & en prirent un noir , qui consiste en unerobe , un scapulaire, & un manteau noir, aveç Utigrand yoile noir, Pçré JTélyot , T. Us- C- éii\