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•En Poësie, on dit >!es tristes accens, pour dire deschants tristes & lugubres.
Faire triste mine à quelqu’un, lui faire un mauvais. accueil, le recevoir froidement. On dit auísi qu’unhomme fait triste mine, pour dire qu’il a la mine cha-grine. U a perdu son procès, il fait triste mine.
On dit qu’un homme a le vin triste , pour dire quequand il a bu, il est triste 8c comme stupide.
On dit proverbialement triste comme un deuil,.comme un bonnet de nuit fans coeffe, ou simplementcomme un bonnet de nuit, pour dire qu’il est chagrin& mélancolique.
Les livres des Tristes , sont des Livres de Poésies ,<ìes recueils de pièces éiégiaques, la plupart en formede lettres qu’Ovide écrivit de son exil, à ses amis deRome, & à l’Empereur Auguste, & dans lesquels il«expose les peines de son exil d une manière à les tou-cher 8c à obtenir son rappel. Libri Tristium. Les Li-vres des Tristes sont singuliers par la variété que lePoète a su y mettre, traitant toujours le même sujet.Ovide, par-tout, mais particulièrement dans fes Epîtresdes Héroïnes, & dans ses Livres des Tristes , abondeen pensées brillantes. Senecé.
Il y a un arbre triste qui ne fleurit qu’après le soleilcouché, & qui laisse tomber fes fleurs dès que le soleilse leve. Arbor nocte florida. Elles sont presque sem-blables à celles des orangers, & font plus belles sc plusodoriférantes. On n’en a pu élever en Europe. Il y adeux sortes d’arbres tristes , dont l’un est appelé parles Portugais, Triste de die; & l’autre, Triste de nocte.L’un jette ses fleurs au. lever, & l’autre au coucher dusoleill C’est un arbre des Indes orientales, qui croîtfur-tout vers la côte de Malabar.
Le golfe Triste, Sinus tristis. Ce golfe est unepartie de ia mer du Nord. 11 est près de la côte deTerre-Ferme, dans l’Amérique méridionale, au levantde la ville de Vénézuela, & au sud de l’île de Buenos-Ayres. Maty.
TRISTEMENT, adv. D’une manière triste. Mcestè , trifltem in modum . Une veuve en Orient passe fort triste-ment les jours , vit fort tristement. Perse dit tout tristtement. Le P. R. Il dit fort tristement adieu à tous sesamis.
Appuyé tristement contre une cheminée ,
Je rêve aux cruautés de mon fort inhumain. S. Amant.
TRISTÉNA, ou NÉMÉE. Noms. d’un ancien bourg deJ’Argi. Triftenaj Nema. U est dans Ja Sacanie, enMo-rée, à quatre lieues de Corinthe, vers le midi. Onvoit au midi de ce lieu la forêt de Triftena ou de Ne-mée fameuse par un des travaux d Hercule, qui y tuaun grand lion redoutable à tout le voisinage. Maty.TRUSTER. Vieux v. a. Chagriner, contrister. Marot.TRISTESSE, s. f. Terme qui-exprime l’érar dei’ame quisouftre. On la confond souvent avec chagrin, afflic-tion , douleur, quoique tous ces mots aient leur nuanceparticulière. Tristitia. Le mot de douleur s'applique« égalemertt aux peines du corps & à celles de l’eíprir.Les autres mots ne se disent que des peines de l’elpritou du cœur. Le chagrin peut être intérieur ; la tris-tesse se 1 alise voir au dehors. Le chagrin a toujours unsujet particulier , la tristesse peut rien pas avoir, dumoins suivant la façon de parler ordinaire, qui admetune tristesse qui est 1 efìet du tempérament, qui estdans le caraétère ou dans la disppsition habituelle ; ceqrion appelle proprement mélancolie. Mais il vautmieux regarder la tristesse comme une passion qui res-serre le cœur , causée par quelque accident tâcheux,ou comme dit Cicéron, par Eopiniond un grand maiprésent , sc tel que celui qui 1 éprouve, cron qu ii estjuste, & meme nécessaire de s'affliger. Ne vous aban-donnez point, ne vous laissez point abattre à la tristes ê.La tristesse etoit peinte fur Ion viíage. La perte de me-antis me donne une douleur tendre, & une tristesse dé-licate. S. ÉVR. II faut que dans la Tragédie tout le rei-sente de cette majestueuse tristesse qui en tait la plaisir.Corn. Je lai trouve accablé, 8c dans une profondetristesse. Fei. Il faut donner k la tristesse des paroies
qui lui conviennent, & ne lui point faire tenir un dis-cours enflé & ampoulé. Dac. Quoique la tristesse soitune passion qui n’a rien d’estimable, on en habillepourtant la sagesse & la vertu. Mont. Je voulus di-vertir fa tristesse , par le récit de mes aventures. Ch.de M. Le discours Chrétien est devenu un spectacle;cette tristesse Évangélique, qui en est famé, ne s’yremarque plus. La Br. On vit en lui cette tristesse depénitence qui opère le salut, sc non pas une douleurd’ihquiétude & d’abattement. Fléch. La tristesse estnaturellement lente & assoupie. Fel.
Sur les ailes du Temps la tristesse s envole >
On fait beaucoup de bruits & puis on fe console.
La Font.
Tristesse. Il fe prend ausst pour Mélancolie de tempé-rament. C est un homme qui est né avec un fond detristesse. La tristesse est naturellement répandue fur sonvisage. Acad. Fr-.
Tristesse , chagrin, mélancolie , considérés dans unesignification synonyme. La tristesse , dit M. l’abbé Gi-rard, est ordinairement causee par ses grandes afflic-tions ; le goût des plaisirs en est émousse. Le cœur estaccablé dans la tristesse , lorsque par un excès de sensi-bilité il s’en laisse entierement.laisir. Voye\ les autresmots.
Qn a quelquefois employé ce mot au pluriel. Bour-daloue a dit des tristesses profondes. Il y a des larmesfans mérite , qui sont des chagrins de la cupidité, &non pas des tristesses de ia pénitence. Fl. Cela est rare.Mais pourquoi ne diroit-on pas des tristesses commeon dit des plaisirs, &c. quand on a plusieurs raisons des’attrister ?
TRISYLLABE, adj. m. 8c f. Voye\ Tris syllabe.
TRIT. Qui s’est dit autrefois pour Utrech, la ville d’U-trecht. Borel. Trajeclum.
TRIT, ou TR1CHT. C’est tin village des Païs-Bas, situédans le Hainaut, fur l’Efcaut, à une lieue au-dessusde Vaíenciennes. Trajeclum ad Scaldim. Peut-être est-ce ce Vissage, & non pas Utrecht qui a été appelé Trit\comme Borel le prétend.
TRITHÉISME. f. m. Heresie de ceux qui admettent troisDieux , qui croient qu’il y a non-seulement trois per-sonnes en Dieu, mais aussi trois essences, trois subs-tances, en un mot trois Dieux. Il s’est trouvé beaucoupde personnes qui dans la crainte de donner dans leTrit hétjme , ont été Sabelliens fur le dogme de la Tri-nité ; il y en a qui craignant de donner dans le Sabel-lianisine, ont donné dans !e Tathéisme; tant il est dif-ficile d’évirer 1 une de ces Hérésie, fans se précipiterdans l’autre, quand on a qditté la règle de la vraie folqui est l’Église.
TR1THÉI1E, ouTRITHÉíSTF.. f, m. & f. Celui qui estdans l’héréíìe du Trithéiime. Hcerefi Tritheitarum in-fléchis , delusus. Si j’emencls bien le sentiment de M**,il est Trithéite , ou peu s en faut. Les Trithéites sontrceux qui admettent non-seuíement trois personnes enDieu , mais trois substances & trois Dieux. Jean lçGrammairien, qui porte le surnom de Philoponus, ouAma eur du travail, futl’Auteur des Trithéites , fousl’Empire de Phocas, ou selon d’autres, il fut partisanzélé du Tritheisme. Léonce & George de Pisidie ontécrit contre lui.
TR «THÈME. s. m. Nom d’homme. Tritkemius. L’AbbéTrnhême mourut en 1516 à Vurtzbourg.
TRiTlClTE. C f. Pierre nguree qui imite les épis de blé.’
1 RITíE. 1. f. Terme de Mythoiogie t Tritia. Fille de Tri-ton, après avoir été Prêtresse de Minerve, fut aiméedu dieu Mars, & de ce commerce naquit MélanippuSqui bâtit une ville dans 1 Achaie, & du nom de fa mers1 appela Tritia. Les habitans de cette ville observoientreligieusement de lacrifier tous les ans au dieu Mars
& à Truie.
TRITOGÉNIE- *• h Ternie de Mythologie. Nom que .i’Antiquité donnoit à Pallas. Tritogenia. On rapportequatre rasions dssiérentes pour lesquelles Minerve a pus’appeíer Tntogénie , sjjns qu’on lâche quelle est h YC'
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