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ritable. La premiers est qu’elle avoir apparu dans un ,marais d’Afrique nommé Triton. LaiS que tçu» enGrec signifie tête, & que Pallas etoit sortie de la Wéde Jupiter. La 2° que Pallas & la Lune etoient la memechose, & que la Lune commence a paraître le troi-sieme jour après ía conjonction. La 4 e 5 enfin 3 qu eìleetoit venue au inonda âpres Diane & Apollon z & parconséquent la troisième. Ainsi ce mot est composé det p f]à , têtej ou de tsíIk , troisième , & d eyúvo^uu, je nais,je Jais produit.
TRITON, s- m * Terme Poétique & de Mythologie. Tri-ton. C’éroit, dans les Fables du Paganisme, un demi-dieu marin ; un Officier, Ou Trompette de Neptune,qui portoit ses ordres d une mer à Fautre. Les Poètes& les Peintres le dépeignent demi-homme , & demi-poiston, se terminant par une queue de dauphin. Ilslui font porter en main une conque qui lui lert detrompette ; ce qui a donné lieu à quelques-uns de s’i-maginer qu'il y avoit des postions de cette nature.Triton étoit fils de Neptune & de la Nymphe Salacia.Claudien a fait une belle description dun Triton dansson Poème sur les Noces d’Honorius. Hésiode, dans fathéogonie, v. 931 dit qisil étoit fils de Neptune &d’Amphitrite. Hygin dit de Neptune &d’Amphitrionedans fa Préface - , mais on voir bien qu il y a une faute& qisil faut lire Amphitrite , au lieu d AmphirrioneAcésandre écrit qisil étoit fils de Neptune & de Ce-Ixno Neumenius, dans son Livre de Pisationibus ,lésait fils de l’Océan & de Téthis. Lycophron le croyoitfils de Nérée. Je ne fais fur le témoignage de quel Au-teur ancien I on a dit dans le Dictionnaire d Hoftmanqu’il étoit fils de Neptune & de la Nymphe Salacie.
^ QuoiqisHésiode & les Mythologues ne patient qued un Triton , les Poètes en ont feint plufieurs , & ondonnent à tous les dieux principaux de la mer pourtrompettes & buccinateurs, principalement à Neptune& a Vénus; & l’on en repréfentoit autrefois fur lesthéâtres & dans les naumachies. L’Empereur Claudeen fit paraître un d argent, qui sortit de seau par ma-chine , jouant ou paroilíant jouer de fa trompette. LesTritons notvíeulement joli oient de la trompette a lasuite de Neptune , mais ils traînoient auífi son charmarin , c'est-à-dire , la conque marine dans laquelle iietoit porté fur fes eaux, comme on le voit lur unemédaille de Claude, & dans Virgile , Enéide X. 209Ovide Métam. I. 333.
On ne peut douter que ce ne soit les hommes ma-tins qui ont donné occasion à la Fable des Tritons.Car on ne peur guère douter qisil n y ait des hommesIïla tins, après ce que nous avons rapporte au motsloMMj marin. On dit meme qu il en est souvent°tti de la mer, qui venoient fur la terre chercherutptendre des femmes. Voyez Pline, L. IX. C ,
T u Xar ^ Xlexand.ro , Génial, dier. L■ III. C.
V , Syntag. st Scaliger, Exercit.zx6
6 de historia Animalium L. II. Damianus Go:s OlyJ-Jipponis, Enarrat, jortun. Licetus, De Gemm. Annul.òchemate z o. c\ 61 & Cean Vostt lur les 2 ritonsPline, L. IX. C. 5. Dempster AntiqstT.otn.DII. C4. Naralis Comes, Mytholog L VIII. C.3- StruviusC.L p. iGst Ù 166.
Les Poètes attribuent ordinairement à Triton lacharge de calmer les flots, & de faire cesser la tem-pête , comme on le peut recueillir du Livre premierdes Métamorphoses, où il est dit que Neptune vou-lant rappeler les eaux du déluge , commanda a Iri-tort d’enfler fa trompette qui étoit faite d’une coqui ede mer, au son de laquelle les eaux se retirèrent. Vir-f de au Liv. I. de l’Énéïde emploie Triton pour
TR rr^x t * a tc mpêre, dont la flotte d’Énée étoit battue.n ■ c n termes de Musique , est une dissonance
mito Ure ° U ^ aux accord, qui est composé de six se-Sa ráì(o ° U de * a tierce majeure, & du ton majeur.Dans Proportion en nombre est de 44 à 32.
fau sic qin,ìrè & n i d( L r ° ctav e on trouve dun côté laconcinnus. Le T - Tnton de Hutte. TritonJonus in-flue , composée de°" ^ une es P èce de st uarte su P er ~Triton, ou pour d où lui ,T iei í c !f nom de
ix dire, composoe de deux tons,
TRI
&
d un íemi-ton majeur &d’un femi-toh mineur, commedut au fa j de fa au st, &c. Mais ce n’est pas , commeplusieurs 1e f imaginent, une quarte majeure - , cariaquarte est un intervalle parfait, qui ne souffre, nonplus que l’octave ou la quinte, ni majorité, ni minorité.
Il faut bien prendre garde aussi de ne pas confondre letriton avec la fauste quinte. Il est vrai que, qui divife-roic une octave en deux parties égales, cette divisiontombant fur le dièse de f ut fa, semble rendre les deuxparties qu’elle forme entierement égales, puisque cha-cune d eiies est composée de six semitons, & par con-séquent de trois tons, d où Fon pourroic conclure quela fauíîe quinte devroit être nommée triton auísi-bienque la quarte superflue. Cependant 11 y a plusieurs dif-férences très-eílentielles. Lapremiere, c'est que le tri-ton ne comprend que quatre degrés, savoir, ut, re,mi, fa dièse , au lieu que la faustè quinte en comprendmanifestement cinq, lavoir, fa dièse, Jol, la, fi, ut.La 2 e , c'est qu’entre les six iemi-tons qui composentchromatiquement le triton, il y en a trois majeurs &trois mineurs, au lieu qu'entre les six femi-tons quicomposent la faustè quinte, il n’y en a que deux mi-neurs & quatre majeurs. La 3 e diftérence est que letriton tire fon origine & fa forme de la proportion de
45 à 31 , qui est la fur-treize-partiente-trente-deux >
& la Faustè quinre la tire de la proportion de 64 à 4s ,qui est la fur-dix-neuf-partiente-quarante-cinq. La 4®diflérence est que le triton demande naturellement d'ê-tre lauvé par la sixte , le destus montant, & la baffedescendant chacun d’un degré, au lieu que la fauflèquinte demande d'être sauvée de la tierce, le dessusau contraire descendant, & la balle montant d un de*gré. Enfin la 5 e diftérence est, que le triton veut êtreaccompagné de la seconde & de la sixte. Brossard»Il faut éviter la faustè relation du triton. Id.TRITONIE. Tritonia. Terme de Mythologie. C’est lamême que tritogenia. On donne aussi le surnom detrìtonie à Venus, parce qu’elle est souvent portée pardes Tritons.
TR 1 TOPATORIES. f. f.pl. Terme d’Antiquités Grecques.Solennité dans laquelle on prioit les dieux pour la con-servation des enfans. Le nom vient de ce que les dieuxqui président, à la générai ion font appelés Trìtopatores>TRITO? ATRÉE. adj. m. Un des Dioícures Anaces.TRITURABLE. adj. de tout genre. Qui peut être tritu-ré , qui peut être pilé. Matière lèche & triturable.Charas. Qui teri, conteri , triturari potest.TRITURATION, si f. Terme de Pharmacie & de Chi-mie. Action par laquelle on réduit en poudre subtiledes corps solides. Trituratio. La trituration des bois,écorces, minéraux & autres corps durs & secs, se faitdans des mortiers de fonte. Ce mot se dit aulsi de ladivision des matières humides en petites parties. La tri-turation des matières humides se fait dans des mor-tiers de marbre avec des pilons de bois, de verre,d’ivoire. , „ ,
Trituration, se dit aulsi en Médecine, de 1 action dSFestomac fur les viandes. Quelques Médecins ont pré-tendu que la digestion fe faifoit par trituration, &-nonpar fermentation. Voyez au mot Digestion, où nousavons expliqué ce sentiment fort au long. Ce systèmefit beaucoup de bruit il y a quelques années. Mainte-nant il paroit tombe. L opinion de la trituration n’estpas nouvelle. Eraíîstrate en est 1 Auteur, & les Mo-dernes ne font que la renouvelier. Le système de ladigestion par le broyement fut inventé du temps d 'Hip-pocrate , c’est-à-dire , dans un temps où l’Anatomien etoit encore guère connue , & c’est ce qui favorisad abord le cours de ce système, & donna lieu à quel-ques Médecins de soutenir que Festomac n’étoit qusle réceptacle des alimens solides; que ces alimens, aprèsavoir été délayés & broyés dans la bouche, achevoientde se broyer dans Festomac, & par ce moyen fe con-vertiffoient en chyle ; mais que la boisson à cause defa liquidité , ne pouvant être sujette au broyement,alloit aux poumons & non à Festomac , où P ar , ° nabondance elle auroit plutôt nui à la digestion, qu ellen’y auroit aidé. Hippocrate , comme on Je voit danâson IV e Livre des Maladies, s’éleva fortement contre