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Tome huitieme. [THA - Z.]
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& partagèrent entre eux le gouvernement de la Ré-publique. Après la mort de César, Octave & fes deuxcollègues, Antoine & Lépide, prirent aul 1 le nom deTriumvirs. C’est le second triumvirat. Cette partie in-téreíl'ante de l’histoire Romaine n est ignorée de per-sonne. C’est particulièrement dans ce tens que le motde Triumvir est employé aujourd’hui par les écrivains.'

.Il y avoir auffi de moindres Officiers qui furent ap-pelés Triumvirs capitaux, qui furent créés en l’an 465de la fondation de Rome, pour avoir la garde desprisonniers, & faire exécuter les criminels. Triumviricapitales. Ils jugeoient auffi les délits & crimes desesclaves fugitifs & des gens fans aveu. Ils avoient fousleurs ordres huit licteurs.

"Triumvirs Monétaires, furent des Magistrats quifurent creés au même temps, comme on voit en laLoi 2, auff. De origine Juris. Ils dévoient veiller furla fabrication des monnoies ; ce qui est certain par lamarque qu’on voit encore fur pluíieurs monnoies an-ciennes en cette forte j IIIVIRI. Ces Officiers éroientfort considérables, & tirés du corps des Chevaliers.Ils faiioient partie des Centumvirs. Les Triumvirs Mo-nétaires ou Monétaux, Triumviri Monétales , mensarrii , nummularii , préfidoient à la fabrique de la mon-uoie en tout métal. Le titre qu ils prennent lur lesmédailles estlIiVlR AAAL. FF. Triumvir auro t argen-to, cere flando , feriundo ; ce qui marque qu ils avoientl’inrendance de la fonte & de la marque de la mon-jnoie en or, en argent & en bronze : on voit avecceia!des figures d enclumes, de marteaux oc de tenailles.

Les Ouvriers qui travailloient lous les ordres desMonétaires font nommés Officinatores , nummulariiofficinarum argentariarum , officinatores moneuz ,nummularii officinatores monetas. Signatores , ceuxqui gravoient les coins ; fupposiores , ceux qui mer-gent la pièce de métal entre les carrés; malleatores ,ceux qui, j a frappoíent avec Le marteau \ fiatoies , ceuxqui éroient chargés de ia fonte des lingots ; exactores yceux qui vérifiaient le titre & le poids dès elpèces.

On trouve dans la famille Acilia un M. ACILIVSIIIVJR VALETU, c’est à-dire, Triumvir de. la Santé,Magist rac de Santé. C’étoit, selon M. Spanheim, T. II.P- 14. un Magistrat ou un Commiíîaire établi pourfaire des sacrifices aux dieux de la Santé, pour dedierleurs temples, & en avoir foin. Onuphrius & Vrillantlisent Triumvir Valetudinis ; Patin, Triumvir Valetu-dinarius. M. Spanheim prétend avec bien plus de rai-son qu’il faut lire Triumvir Valetudo ; de même quefur une médaille de la famille Aquiiia on lit, IIIVIRyillTUS -, ce qui lignifie qu un M. Aquilius avoir étéfct Triumvir y pour réparer le temple de la Vertu,Acilius pour celui de la Santé,t- 11 Y avoìt auffi des Triumvirs constitués pour avoir10m de l a réparation des temples. Triumviri œdibusrejiciendis j comme Tite-Live les appelle, L. XXV.C.7.

y avoir des Triumvirs pour conduire & établir desColonies. Triumviri Coloniœ deducendae. Des Trium-virs pour taire l a levée des Troupes & des Milices.Les Epuions, dont nous avons parlé en leur place,etoient au commencement Triumvirs, c’est-à-dire,qu’ils n’étoient que trois. Des Triumvirs pour avoirfoin des deniers de la République. Triumviri Uíenfa-rii. Des Triumvirs Nocturnes pour empêcher les in-cendies , ou pour y remédier. Des Triumvirs pour fairela revue des Troupes, &c.

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iumvir , fe dit dans un sens burlesque d un hommequi a été marié trois fois. Théodore de Bèze fut toutde bon Triumvir , c’est-à-dire , qu’il fur marié trois

uis. Patiniana. Etienne Pafquier a fait fur ce sujet cesquarte vers.

Oxores ego tres vario fiun tempore natCùm juvenis , tum virfaclus , & iuíPropter opus prima ejlvalidis mihi jumadhéra propter opes y tertia propter st^

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On a auffi quelquefois employé le NIVÌrS 5 pour lignifier trois personnes excel

Tome VIII. I. Partie,

urt, en leur profession, ou étroitement unies ensemb.e,pour quelque railon que ce loir. On imprime souventdans le même volume Catulle , Tibulle & Properce.Amorum Triumviri.

TRIUMVIRAT, f. m. Gouvernement absolu de troispersonnes. Triumviratus. Il y a eu deux fameux Trium-virats à Rome. Pompée, César & Crassusformerent lepremier Triumvirat Auguste, Marc-Antoine & Lépidele lecond. Ce dernier Triumvirat donna le derniercoup a la liberte de la République. Auguste vainquitLépide & Marc-Antoine, & demeura seul le maîtrede 1 Empire. Ce monstrueux Triumvirat. Fénelon.Quand trois personnes font unies pour quelque fonc-tion ou quelque entreprise, on appelle cette union &cette liailbn, un Triumvirat.

M. de Citri a écrit l’Hiíloire des Triumvirats. M.

_ Larrey a fait l’Histoire du Triumvirat d’Auguste, d’An-' toine & de Lépide. Au XVI e siècle l’union du Conné-table de Montmorenci, du Duc Guile &du Maréchalde S. André fut appelée par les Protestans le Triumvi-rat. Larrey, Hist. d’Angl. Tom. I. p. 860, 862, &c„écrit Triornvirat, & Triomvir pat un 0 ; c’est une faute,il faut écrire Triumvirat y Triumvir y & prononcerTriomvir y Triornvirat.

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TROADE. Nom d’une ancienne contrée de l’Asie Mi-neure. Troas. On la confond quelquefois avec la petitePhrygie ; mais elle n’en étoit proprement qu’une par-tie. Elle étoit le long de lTìeliespont, & elle avoir prisson nom de la célébré Troie, qui en a voit été la ca-pitale. Elle est maintenant une partie de la Natoliepropre. Maty.

TRO AILLE. f. f. Dans l’ancienne Coutume d’Orléans,c’est une épave. Voyei Treuf. On dit aujourd’huitrouvaille parmi le peuple.

TRQART. Nom d’un Bourg & Abbaye de la Norman-die enFrance. Troarnum. II est fur la rivière de Méance*à trois lieues de Caen, vers le levant. Maty.

TROC. f. m. Ce mot, de même que celui d’échange &de permutation, sert à dénommer les façons de chan-ger les choses les unes pour les autres. Permutatio ,commutatio. Mais ce qui constitue un caractère parti-culier à ce mot, c’est qu’il ne fe dit que pour les chosesde íervice , & pour tout ce qui est meuble ; ainsi l’onfait des trocs de chevaux, de bijoux, & d’ustenciles.Vòyei les autres mots. J’ai fait un troc avec un tel ;je lui ai donne un cheval en ti~oc pour une montre.

On appelle troc de Gentilhomme , celui qui fe faitbut a but, ou troc pour troc faus donner de 1 argentde retour. Sub cequa conditione mutatio.

On dit proverbialement : trie pour trocy quatre vachespour deux bœufs, pour dire, qu’il faut compenser deuxchoses, & les faire aller l’une pour l’autre.

Chez les Etrangers ou Sauvages, le plus grand com-merce fe fait par troc de marchandiíes 1 une contrel’autre. Mercium permutatio. J’ai eu cela en troc. Ils'emploie auffi figurément.

Artémije ríejl plus, de qui la'foi fut hoc;

Le plus sage , en amour , ríabhorre point le troc.

D’ inscriptions nous allons faire troc,

Par toi, Damon , pédans vont faire gille. Des-H.

TROCAR. f. m. Instrument de Chirurgie, d’argent Oud acier, fait en forme d’aiguille, long à peu près de lalargeur de trois doigts, & dont le bout est triangu-laire. Acus triangularis Chirurgica ou acus triquetra .On s’en sert dans i’hidropisie, de la manière suivantepour faire l’opération de la paracentèse. Après avoirpasië le. trocar dans Une canule qui a une tête, on percele ventre du malade, de forte que le Vrocar & la ca-nule entrent dedans. On retire ensuite le trocar, St onlaillè la canule pour laiííèr sortir la quantité d’eau qu onjuge à propos luivant les forces du malade. Quelques-uns appellent cet instrument trois-quarts. On les faitprésentement ronds, d’une demi-lìgnc de groíleuc,