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une opinion si visiblement contraire à la raison & à l’ex-périence; & il nous apprend que s’il fe donna ce loin,c est parce que Terreur dont il s’agistòit, avoir déja ungrand nombre de partisans. Elle ne tint pas long-tempscontre les raisons d’Hippôcrâte ^ & la ruine d une er-reur si grossière fut bientôt suivie de la déroute du fysterne de la trituration qui y avoir donné lieu. MaisErasistrate le releva ensuite, & le système s’étant sou-tenu quelque temps, tomba de nouveau dans Toubli,d’où quelques Auteurs récens se sont en vain estorcésde le tirer. Voye[ le XXXIX Journal desSavaus 1713,p. ^99. Andry. Traité de la Générât, des vers ; C. XI.p. s 8 y. M. Litre ayant coupé la tête brusquement &d’un seul coup à de petits chiens quitétoient, décou-vrit que la digestion se fait, non par la trituration ,mais par le levain de Testomac, puisqiTil trouva celuide ces animaux plein d’un lait aigre & coagulé. Hift.de l’Académie des Sciences vjtp
Trituration Philosophique. Les Philosophes Alchi-mistes appellent ainsi la ca'cination & putréfaction deJa matière des Sages, lorsqu’ils voient paroître la noir-ceur. Dict. Herm.
TRITURER, v. a. Terme de Chimie. C’est réduire enpoudre les matières sèches dans un mortier, pour aprèsles palier dans un tamis. Triturare, vel in pulverem re-digere.
Triturer le grain, chez les Juifs. C’étoit séparer le graind avec la paille; ce qui s’exécutoit avec des traîneauxarmés de fer, plus ordinairement en faisant fouler leblé par des bœufs qui briloient la paille avec la cornedu pied.
$£>TRIVALVE. adj. Terme de Conchyliologie par le-
Í iuel on désigne les enquises des postions testacées quiont compostes de trois pièces.
U est aulîi subst. Les univalves, les bivalves , lestrìvalves.
TR 1 VE. s. f. Vieux mot Trêve. Borel. Armistitium.TRIVELíN. s. m. Nom que Ton donne à tous les Far-ceurs, Baladins & Boutions, qui le donnent enl'peòta-cle au Pub.ic pour le divertir Sc le faire rire.
Car en tout temps ces petits Trivelins. Rousseau.
Ce nom vient du fameux Trivehn de la ComedieItalienne , qui le retira & fut enterré aux Grands Au-gustins. C etoit le plus grand Farceur de son temps ;& le fameux Dominique lui-mcme ne lui servoit quede fécond.
TRIVELINADE. s.s. Pièce dans le goût de Trivelin, fa-meux Comédien de Tancienne Troupe Italienne, en-terré à Paris dans i’Egliíe des Grands Augustins. Deson temps le célébré Dominique n’étoit que le Secon-do Zani. Merc. de Sept. 1736. p. 2186.
Volontiers je paye en gambades:
J’ai huit ou dix trivelinadesQue je j ’ai Jitr mon doigt ...
La Fontaine, Conte du Florentin.
TRIVENTO. Nom d une petite ville du Royaume deNaples. Triventum , Triveníinum , Treventinum. Elle.a un Evêché suffragant de Bénévent, & elle est situéefur une colline, près de ia rivière de Trigno, à sixlieues de Bajano , vers le nord- Maty.
TRIV 1 AIRE. adj. U se dit d’une place où 3 cheminsaboutissent. Trivium. L Ord@nnan.ee des Eaux & Forêtsveut que dans les angles des places croisées, triviairesêc biyiaires des grandes routes , ou chemins royauxdes forets, on plante des croix, des poteaux, ou pyra-mides , avec une inscription qui enseigne le lieu où ilsconduisent.
TRIVIAL, ale. adj. Terme relatif au fréquent usagedes choses, ou a leur peu de mérite. Vulgaris , per-vulgatus , trivialis. On le dit particulièrement des ex-pressions Sc des penlees. Ignobilis , plebeius. Expres-sions , phrases triviales. Pointe triviale. De trivio. Laplupart des Auteurs ne font que des rapsodies de lieuxcommuns, de choses triviales, & connues de tout le
inonde. Ce seroit un excès de délicatesse, quí de té*moigner du mépris & du dégoût pour tout ce qu’ondit de froid, de trivial. Bell.
On ne vit plus en vers que pointes triviales ;
Le Parnasse parla le langage des halles. Boit.
Ce mot vient de trivialis , qui a été dit de ceux qu|enseignent, ou qui étudient in trivio ; c’est-à-dire, enlieu public.
Trivial, vulgaire, commun, ordinaire. Quand cesmots désignent le fréquent usage dés choses, il y aentre eux un ordre de gradation, qui fait que le tri-vial dit quelque chose de plus usité que le vulgaire ,qui à son tour enchérit sur commun , & celui-ci surordinaire. Syn. Fr.
Trivial est encore d’un usage plus marqué pour la tour-nure du discours. De tous les genres d écrire il n’y aque le comique où les expressions triviales puistenctrouver place. Voye% les autres mots.
Ces mots considérés dans un autre sens que dans ce-lui du fréquent usage , se disent souvent par rapport aupetit mérite des choies ; & ils ont encore un ordre degradation, de façon que le mot de trivial est celuiqui ôte le plus au mérite. Ce qui est ordinaire n’a riende distingué. Ce qui est communnz rien de recherché.Ce qui est vulgaire n’a rien de noble. Ce qui est triviala quelque chose de bas.
TRIVIALEMENT, adv. D’une manière triviale. Ecrire,parler trivialement.
TRIVIALITÉ, f.s. Qualité de ce qui est trivial. La créa-tion des pensées est devenue déformais impoísib e,¬re esprit a beau penser, il ne travaille plus qu’envieux. Mais ce vieux fera neuf, ou du moins le sem-blera , si nous Thabillons de neuf, si nous savons le re-vêtir d expressions rares , de mots heureusement ha-sardés, & de tours d’élocution affranchis d Ame certainetrivialité insipide, qui confond Tesprit sublime avec lerampant vulgaire. Prtf. du Dicl. Néol. La trivialitéd’un bon mot, d’une pensée.
On dit qu’un discours est plein de trivialités ; L alorsce mot signifie des choses triviales.
TRIVIE, adj. f. Trivia. Terme de Mythologie. Surnomde Diane ou d Hécate, parce que, dit Varron, on lamettoit aux lieux où fe faisoit le concours de troischemins, ou parce quelle est la même que la Lune,qui fuit trois chemins dans fa course, en hauteur, lar-geur & longueur.
TRIVILAR. Nom d’une petite ville de la presqu’île deTlnde deça le Gange. Trivolaria. Elle est dans le Ma-labar , entre les montagnes de Gâte, au levant de laville de Tanor. Trivilared capitale d’un petit Royaumequi porte son nom. Maty.
TR 1 UMFETTE. s. f- Plante dont la fleur a plusieurs pé-tales rangés circulairement & en roses. Il s’éleve deson calice un pistil qui dégénère en un fruit sphérique,dur, hérissé de pointes, & contenant quatre semencesanguleuses. Triumfetta.
On en distingue deux espèces. Triumfetta fruchiechinato , racemoso ; & Tautre triumfetta fruchi echi-nato , racemoso , minor.
La premiere s’éleve à six ou sept pieds de haut. Satige est lig» eusc » ôc fe divise vers le haut en plusieursbranches dont chacune produit un épi ou bouquet defleurs , petites , jaunes , aflez semblables à celles de
Taigremoine.
La seconde nedinere de la premiere qu’en ce qu’elleest plus petite, ôc que fa tige n’est pas branchue.
TRIUMVIR- f- m - Terme d histoire Romaine par lequelon défìg^oit originairement à Rome un des trois Ma*gistrats ou Officiers publics préposés à quelque partiede l’administration. Triumvir. Il y en avoit de plusieursespèces dont nous parlerons ci-après.
Mais dans la fuite on donna le nom de TrituntVtfSà trois usurpateurs d’une magistrature souveraine , as-sociés pour gouverner absolument la République Ro-maine. César & les deux collègues qu’il s’étoit associes,
(Pompee ôc Crastus ) furent les premiers Triumvirs >
ôc