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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TSCHELMINAR. C’est-à-dire, les quarante colonnes.Nom que les Perses donnent à de vieilles ruines quiso voient près de Schiraz dans le Faríîstan, Provincedu Royaume de Perse. Elien témoigné que c’étoitautrefois le Palais de Cyrus : d autres disent que ce futcelui d Asíuerus ; il etoit situe fur le penchant d unemontagne , q ui faisoit partie de la ville de Persepolis.Diodore en fait mention. Quinte-Curce dit qu‘Alexan-dre, par le conseil d une Courtisane , y fit mettre lefeu après serre enivré dans un festin. Dic7. de Peint.& d Arch.Y luneurs Voyageurs ont écrit de ces ruines,& en ont donne des descriptions & des plans. Ils disentqu on y trouve, une grande plate forme ou terrasièternunee du côté de l’orient par une montagne, & ducote de 1 occident par une grande plaine ; qu’il y aur cette plate-forme plusieurs colonnes qui soutiennentencore des restes de statues de dieux ; qu’il y a quan-nte de ruines de bâtimens, avec des portes ornées debas-reliels, inscrits de grands caractères extraordinairesqui semblent avoir été dorés. M. Deílandes qui parlep ces ruines de TJchelminar dans ses Beautés de“ er fi , disoit que ce n’étoit que des cônes différem-ment situés, les uns droits, les autres penchés adroite,5* autres à gauche, d’autres tout couchés ; mais les unsà pointe tournée à droite , & les autres tournée àgauche. On voit encore à TJchelminar les restes deplusieurs canaux, ou aquéducs. Il y a deux caves rail-*çes dans le roc, que l’on croît être des sépulcres. Ellesjont ornées de plus de deux mille figures en bas-relief,a pltìpart vêtues de longues robes, &: ayant luria têtede petites toques plates ou en calote. On convient as-ez q ue ces restes n’ont pas toute la beauté des anciensmonurnens Grecs ou Latins ; mais on dit communé-went quYis font néanmoins très-beaux &très-curieux., ^Histoire du monde de Chevreau, les Beautés

e ,, f r /è par M. Deílandes, & le Voyage du LevantPublie par Thévenot.

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du suc de ion fruit avec de la chaux pour teindre leurcoton mêlé. F rum fera Malabarica , fructu racemoso ,parvo , aeri, jiicco tinctono. Commelin.

TSIMANDAN. f. m. Arbre qui croît dans Plie de Mada-gascar , & dont la feuille est souveraine pour les mauxde cœur, contre la peste & les autres maladies conta-gieuses. Tfimandana arbor.

<{OTSIN. f. m. Nom Chinois dune substance minéraled’un bleu foncé , astez semblable à du vitriol, qu’ontrouve dans quelques naines de plomb. Les Chinoiss’en fervent pour peindre leur porcelaine en bleu. C’estune espèce de fondant qui fait pénétrer les autres cou-leurs dans la pâte de la porcelaine.

4S TSIN-SE. f. m. Nom qu’on donne à la Chine auxLettrés du troisième ordre , & qui répond à celui deDocteur de nos Universités. On ne parvient à ce gradequ’après un examen qui se fait à Pékin, dans le palaisde l’Empereur, qui préside en personne à l’alíemblée,& qui donne souvent lui-même le sujet sur lequel lesCandidats doivent composer. La réception se fait avecune pompe extraordinaire. Chacun des nouyeauxDoc-teurs reçoit de l’Empereur une coupe d’argent, un■parasol de soie bleue, & une chaise très-ornée pour sefaire porter. Encyc.

TSIOMPA. Royaume d'Afrique, borné au Nord par ledefert de la Cochinchine, à l’Orient & au Midi par lamer, à l’Occident par le Royaume de Camboge. C’estle même que d’autres nomment Ciampa.

c8di“TSISANG. Ville de la Chine dans la province deNanlciiîg, furie bord septentrional de la rivière jaune.

TSIT SIHI. f. m. Sorte d’Ecureuil de l’île Madagascar,qui se tient ordinairement dans les troncs des arbres,qu’on ne sauroit apprivoiser.

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TSOHAR. Voyei Segor.

TSONG-TU. í.m. Nom Chinois qu’on donnne auxVice-Rois qui commandent à deux ou trois provinces.Ceux qui ne commandent qu’à une, se nomment Tu-yen. Les Européens disent Som-tout, ou Som-tok*par corruption.

gBOlM. Voyei SÉBOIM.

SE-KIN. f. m. Nom qu on donne à une espèce d<vernis qu’on met sur la porcelaine de la Chine pour lusonner une couleur de cafté ou de feuilles mortes,

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'^bar^^A. f M. Espèce de Figuier qui croît au Maîades" ^ ature ' s du pays font de l’écorce de cet arbre

rouo-e° r j es Pour leurs arcs, & ils en tirent la couleu-o'-vtItU.O’ 1 ' 1 sis teignent les draps de Cambaya.

C’est ains '..^ ot Chinois qui signifie l’arbre à l’huilednnr ils fn, qU / Ìls a PPànt l’arbre qui fournit la liqueucer arbre m beaux vernis. Ils font des incisions :l’huiïe au’onV ? écoule une liqueur semblable à d(tance ’ ^ ^ bouillir P our lui donner de la consil

n EL st‘ s ‘ Gra , nd , arbre de Malabar, dont lironc pousse quantité de branches qui détendent circu

le b t S ° n frU1 í ’ sonS ° deur & sens goût, croît sula fnrn I1C v S f nt , re J esseuilles ’ sens pédîcule. Il est darbre 3 fs ure de Ja groseille. On fait de ceriberú eí Fl ce d e figuier. Ficus Malabarica s fruct\«ST.™? magnitudine.

M a UkfM-TANL 1. m. Nom d’un très-grand arbre diles hum b ° n eœrce est, dit-on, échauffante, inciseaux dam U p S i vi , s( î lieuscs & pituiteuses, & évacue ledu fruit ell sl C | PÌbe ' en poudre avec la pulp

qui viennp, C f., bonne dans les fièvres intermittente

-RsVTSlERoE_K A T me i |rs violées,les contrées duM^? G ' bm ‘ ^rbre qui croît dans toutelarme rougeâtre d rend par des incisions un

fruit petit, rond V tr ? s ,' acre , qui noircit au soleil. Soà mesure qu’il inûrit° Ma ’d’abord vert, puis bleglutineuse, acre & can ft- P ^ ein dune pulpe brunâtreTome VIII. Teinturiers le server

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TU, Pronom personnel de la seconde personne au singu-lier , qui ne se dit qu’aux personnes inférieures, oufort familières. Tu, tui , tibi. Si tu parles, si tu branles,je te tue. Que dis-/« ? Qu’apportes-ta de nouveau ?Pauvre pécheur, que feras-/« au jour du Jugement?Où te cacheras-/!/ ? Tu maudiras l’heure de ta nais-sance.

Dans tous les cas obliques où l’on peut se servir dece pronom, on dit toi & te , mais avec quelques dif-férences dont on trouvera une partie marquée à toi& à te.

On le dit quelquefois poétiquement & dans le hautstyle, en parlant à Dieu & aux Princes. Seigneur, tu.m’as créé, tu m’as racheté. Domine , tu me creasti >i redemisti. On peut dire au Roi : Tu nous mets à l’a-bri des vents & de forage. Voye\ Toi.

La Langue Françoise est en cela directement oppo-sée à la Langue Latine dans la purete : car en parlantà une feule personne, c eut été faire une faute à Romeque de se servitude vos au lieu de tu: mais quand onparloir de soi-même, on se servoit du pluriel nos-, &il falloit erre d’autant plus exact là-déstus, qu’on étoitd une médiocre extraction. En François il n’y a queles Princes, ou les personnes d’une qualité éminentequi parlent d’eux-mêmes, par nous. Mais après la cor-ruption de la belle Latinité , & la perte de la libertéfous les Empereurs, il se forma un nouveau langage.En parlant aux Empereurs, ou à leurs Ministres, laservitude s’avisa de leur dire vos en s’adressant à eux,pour leur faire comprendre que celui à qui on parloir,mis en balance avec les autres, méritoit l’honneur deplusieurs personnes. Depuis on a converti en civilitéce qui a eu la tyrannie & l’esclavage pour fondement.Le premier Auteur où l’on trouve^ ce formulaire de