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Tome huitieme. [THA - Z.]
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TUN

T U N 24;

consutìlìs. Ce qui empêcha qu’elle ne fût partagée par!te, soldats. Quelques Religieux appellent aussi tuniques Jtes habits ou chemises de laine qu’ils portent par des-sous les autres. On a appelé auffi autrefois les cottes-d armes tuniques. Se laillér donner la tunique trempéedans le sang du Centaure Neííus. Fénelon.

On appelle auíîl tunique un habillement que lesEvêques portent sous leur chasuble, quand ils officientpontificalement.

Tunique, est auíli un ornement d’Eglise que portent lesDiacres & autres Officiers qui fervent le Prêtre ou1 Evêque a 1 Autel. On 1 appelle auffi une dalmatique.Dalmatica. C etoit 1 ancienne coutume que les Sou-diacres ne pottaíïent que saube, & ne su filent point re-vêtus de tuniques ; mais dès le temps de Saint Grégoireils avoient la tunique.

C est auffi une forte de veste dont nos Rois sont re-vêtus à leur sacre sous leur manteau Royal. Acad.Fr.

Les Hérauts d armes, les Crieurs, les Maîtres deConfrérie portent auffi des tuniques de velours & enbroderie. 11 est fait mention auffi de houíies & de tu-niques en broderie des armes de France dans un an-cien Inventaire des armes du Roi de 1 année 13165qui est à la Chambre des Comptes.

Tunique , en terme d’Anaromie , se,dit des peaux oumembranes qui enveloppent les vaisseaux & diversesk>titres parties du corps moins solides. L’œil est composéde plusieurs tuniques. Tunica.

Tunique ou Robe , en terme de Botanique. La tuniqued’un oignon, n est autre chose que les d°détentes peauxqui composent soignon, & qui sont emboîtées les unesdans les autres.

Dans d’autres cas on se sert de ce mot pour signifierune enveloppe. Voye{ Racine , Bulbe.

TUNIS. Nom dune ville, capita’e du Royaume de Tu-à en Barbarie. Tunetum , Tunis , Tunes , Tunija.Elle est située sur le bord méridional du golfe d^ iaGoulette, à six lieues de la forteresse de ce nom , verste midi. Cette ville est une des plus considérables de1 Afrique. Elle a la forme d’un carré long, dont le cir-cuit est de cinq mille pas ; ses murailles ont quarantecoudées de hauteur , & elles sont flanquées de tours.Elle est défendue par une citadelle située fur une hau-teur , du côté du couchant. Il n’y a point d’autre eaudouce à Tunis „ que celle des citernes, & quelquespuits ou fontaines aux environs de la ville, dont leseaux sont partie conservées pour ses Officiers de la ville,& partie vendues aux habitans ; cela n’empêche pasqu’elle ne soit bien peuplée de Mores, de Turcs, dejuifs & de Chrétiens esclaves. Elle est fort marchande-,'Vénitiens, les Génois & d’autres y font beaucoupde .commerce ; mais elle est infame , à cause des pira-teries de ses habitans. Louis IX Roi de France mourutoe peste en assiégeant cette ville fan 1270. CharJes-V^vunt a prit Pan 153y , & la rendit au Roi de Tunis.

> CS urcs s Çn rendirent les maîtres l an 1570, maismaintenant este sc gouverne en République, ayant sonConseil & son Dey ou Prince , qui est électif. Elle estpourtant fous la protection du Turc qui y tient un Ba-cha, dont le pouvoir est très-petit. Maty.

-lUNis, vnle d Afrique, bâtie près de l’ancienne Car-thage, des ruines de laquelle elle n’est éloignée quede neuf milles. Elle est à ia même distance de la mer,mr un étang nommé Barbaíuno. Les GéographesOrientaux, qui appellent cette ville Tonnes , ou Tou-nos > prétendent qu’elle est rrès-ancienne, peut-être àcauie du voisinage de Carthage, des ruines de laquellea Pparemment bâtie par les Musulmans. Lerep-if' 1 ^ ^ Edriffi, q U i étoit d une famille qui avoircetteVî! 1 C n S quartiers, dit dans fa Géographie quesotmans p ^ ^ a "cienne Tharsis d’Afrique - , que iesMu-le nom d^r 1 P r ^ e ’ l’augmenrerent & soi donnerentcette ville , u , nes n - DHerbelot. Nouairi écrit quecerent à re® ete ^ acie P ar ies Aglabites, qui commen-Le Royaume ? ~ P a V s fan 180 de l'Hégire.un des Etats de | C n f IS ‘ Tunetanum Regnum. C’estretraitée, & j e Biiéj • r j e * h ost entre la mer Médi-Royaume d’Ateer 1 3 ayant au couchant le

6 ,&au tevant celui de Tripoli, qui

en dépendoit autrefois. On donne à ce pays environsoixante & dix lieues du couchant au levant, & qua-tre-vingt-dix du nord au sud. Ses principales rivièressont celles de Guadilbarbar, de Magrada, de Mégé-rada & de Capes. Son terroir n’est pas des plus fertiles.Ses lieux principaux sont Tunis capitale, la Goulette,Biscrte, Beya , Urbs, Cairoan , Elmadia, Monastère,

5 u se & Hamametha. C’est fur la côte de ce Royaumequ’étoit anciennement la fameuse Carthage, rivale deRome. Maty. Nous avons J’état présent du Royaumede Tunis par le P. de la Motte Religieux Trinitaire.

Le golfe de Tunis. Sinus T une t anus , ancienne-ment Carthaginenjis. Ce golfe est une partie de la merde Barbarie. Il est au couchant du cap de Bone, & aunord de Ia ville de Tunis , dont il prend aujourd’huison nom , qu il prenoit autrefois de la ville de Car-thage. Maty. Le Géographe Persien donne au lac ouétang de la Goulette , qui est mêlé de beaucoup d eaudouce jointe à celle de la mer, vingt-quatre milles detour. D'Herbelot.

Tunis & Tripoli. La 111er de Tunis & de Tripoli.Voye\ Barbarie, Mer.

Ordre ou Chevaliers de Tunis. L’Abbé Justiniani,T. II. C. 77. p. 787. Schoonebelc , hist. des Ord. Milit.

6 M. Herman, hist. des Ord. de Chevalerie , disentque Charles V étant passé en Afrique, & ayant rétablilan 1535, Muiey-Haísen dans Tunis 3 y créa desChevaliers sous le nom de cette ville - , qu’il leur don-na un collier compose de plaques d or garnies de pier-reries entremêlées de pierres à feu jettant des étincelles,& au bas une bande où étoit ce mot Barbaria ; decette bande pendoir une croix de Saint André, avecdes pierres qui jettoient des étincelles. Mais commepas un Historien ne parle de cet Ordre , on le peutmettre au nombre des ordres supposes. P. Hélyot.,Tom. VIII. C. 70.

TUNISIEN, enne. f. m. & f. Qui est de Tunis. T une ta-nus , a. Les Tunisiens ont obéi successivement auxT y riens, aux Romains, aux Vandales, aux Grecs, auxArabes, aux Espagnols, & aux Turcs. L’an 1699 Ibra-him , Turc, Capitaine de la garde du Dey, s’emparadu thrône. Les Tunisiens font grand commerce detoile & de drap de laine. Les femmes Tunisiennes nevont au bain que Ia nuit. Sinan Bassa de la noble fa-mille Génoise des Cigales, donna vers l’an 1514 desloix particulières aux Tunisiens.

Tunisien. Voye^ Faucon Tunisien.

TUNQUIN , TUNKING, TONKIN , TONQUlN.Noms d un des Etats de lTnde delà le Gange. Tunchi-num Regnum. Il est borné au levant 8c au nord parla Chine ; au couchant par des montagnes, qui ie sé-parent du Royaume de Brama ; & au midi par le golfede la Cochinchine, & le Royaume de ce nom qui endépendoit autrefois. On aísiire que ce Royaume a au-tant détendue que la France, & qu’il est fort bienpeuplé. On dit aussi que í’air y est aísez tempere, quoi-qu’il soit tout entier dans la zone torride, etant ren-fermé entre le 17 , & le 23 e degré de latitude. Il n’ycroît ni blé, ni vin ; mais quantité de ris qui sert dôpain, dont on fait un breuvage, & même de l’eau-de-vie. Il y a auffi une grande quantité d’autres fruits &de bestiaux. Xécio ou Chéquio en est la ville capitale.Le Roi de Tunquin payoit autrefois un tribut de troisstatues d or, & de trois d argent à l’Empereur de laChine de six ans en six ans; mais depuis fan 1667,cela a été réduit à un hommage qui se fait par uneAmbassade solennelle. Le Royaume de Tunquin esthéréditaire , mais le Roi peut choisir pour successeurcelui de ses enfans qu’il lui plaît. Les Rois de Tun-quin ne se font voir au peuple que les jours de céré-monie, & ils ont un Lieutenant-Général qui administrele Royaume en leur nom, comme autrefois les Mairesdu Palais en France.

Au reste le nom de Tunquin , de même que ceuxd’Annam, & de Gannarn qu’on donne à ce pays, signi-fie , un pays occidental. On l’appela de cette forte,parce qu’il étoit la partie occidentale du Royaume dela Chine. 11 en fut séparé il y a plus de huit cens ans,& il comprit alors le Tunquin propre & iaCochsochinc t