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vent de la nobleíïè & de la force dans la Tragédie. Ce-pendant Racine ne se le permet guère que quand unpere irrité parle à son fils, ou un maître à l'on confi-dent , ou quand une amante emportée lé plaint à sonamant. A plusYorte raison cette manière de s exprimerdoit être banie de la Comédie qui est la peinture denos mœurs. Molière s’en est servi dans le dépit amou-reux, mais il s’est ensuite corrigé lui-même.
TUTOYER. V. a. (Beaucoup d Auteurs écrivent tutayer;mais de quelque maniéré qu on récrive, il faut pro-noncer tutéyer. ) Traiter quelqu'un avec mépris, ouavec une grande familiarité, en lui parlant par tu, Scpar toi. Il n est pas du bel usage de tutoyer. Les hon-nêtes gens n aiment point à être tutoyés. Il ne faut pastomber dans le ridicule de ceux qui tutoyent les gensqui font beaucoup au-destous d’eux. S. Êv r. On tutayelur mer, non point par rusticité , mais par fierté. Des-Roches. Quelquefois en nf entretenant avec votre idée,je la tutaye. Le Ch. d'H. Un homme , en vers peuttutayer les dieux. S. Amant.
II tutaye en parlant ceux du plus haut étage,
Et le nom de Monsieur est pour lui hors d’usage. Mol.
Tutoyé, ée. part.
TUTRiq^ f. f. Femme élue pour avoir soin de lapersonne & "des biens des enfans qu'un pere a laisles enbas âge. En France, comme chez les Romains, la tu-telle est une charge publique qui ne peut pas être exeroée par des femmes. Il en faut excepter la mere &layeule , qui y font admises, fans quson puislè les enexclure, à moins qu’il n’y ait une cause légitime. Maiselles ne sont pas obligées de s’en charger. Ces trésorssont pour vous des engagemens à vous in té rester entaveur des pauvres, à leur tenir lieu de tutrice Sc deBourdal. ExhortT. I. p. iz.
« 3 \TUTTI. Terme deMufique, emprunté des Italiens,ou il signifie tous. On le marque dans la Musique pouravertir que toutes les parties du grand chœur doiventchanter.
TUTUCORI ouTUTUCURIN. Nom d une petite ville& Royaume de même nom. Tutucorium. Elie est dans* a presqu'île de l’Inde deçà le Gange, sur la côte dePêcherie, à dix lieues de la ville de Madure, vers lelevant. Maty.
TUTULINE. Nom d’une déesse des Romains. Tutuli -na. EUe présidoit aúx moisiòns recueillies. Voyeç Tu--, Céline.
1 u TUN , ou TUTUMUS. Voyei Mutun. C’est lemême.
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<8^TWEDALE. Province de í'Ecostè méridionale, situéeail nord de Tiviotdale , ainsi nommée de la riviere dei wede qui ] a t .r
TWÉDE, 1UWÉDE. Nom d une rivière de TÉcosse mé-ridionale. Tueda, Tuess, Tucess. Elle traverse laTwedaie, a laquelle elle fait porter son nom; ensuiteelle coule entre a Lauderdal & la Mcrche , quelle
lame au nord, & laTwédale avecleNorthumberland,qm restent au midi, & elle se décharge dans la mer,a Barwick. Maty. &
WENTe, TUVENTE. Nom d une contrée de l’Ovér-Fl?‘ 5 n. ne des Provinces-unies desPays-Bas. Tuventia.& ? Est entre le pays de Salland, l'Évêché de MunsterPavs S i omtés de Zutphen & de Benthem. C est un^ Ei f L in ,^ e ma rais. Oldenzael, Oomersum, DeldenTW en sont les lieux principaux. Maty. • ,
de U 'PR- Nom d’une ville capitale du Duchéchâteau * ’ en Moscovie. Tuerìa , Tuveria. Elle a unfluent çjg 11 ] 13 Archevêché, & elle est construite au con-rante-si x ^^erfa, & du Wolga, environ à qua-Twir. Duché 1 'Moscow, vers le couchant. Maty.vie. Elle est e Ue ria t Tuverìà. Province de laMosco-khow , de Awx ce ^ es deNovogrod-Welìlri, deRes-longtemps s es p° w & de Rostow. Ce Duché a eutitre de Grande 1 ,. rince i s particuliers, qui portoient leuc s de Twer. L’an Iq86 le Czar Jean
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fils de Basile l'Aveugle, en dépouilla le Duc Miches,dont il avoit épousé la sœur, & il sincorpora à ses
États.
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TUXUM. Ville de la Chine au royaume de Leaó-tung, dans le département de Leaoyang, métropoledu royaume. Elle est de 6 d. 8' plus orientale quePé-lcing, sous le 3 p d. 56' de lat.
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TUY. Nomd'une petite ville de la Galice, en Espagne.Tude, Tyde. Elle est fortifiée & Épiscopale, & situéesur le Minho, aux confins du Portugal, à six lieues dela 111er , & à seize lieues de Compostelle , dont sonÉvêché est sufiragant. Maty.
TUYAU. s. m. Canal ou conduit qui sert à faire entrersair, seau ou autres choies liquides dans quelque en-droit, ou à les faire sortir : corps long, rond Sc creuxqui sert pour conduire seau ou autres liquides. Ca-nalis. Les eaux des fontaines se conduisent par destuyaux de plomb, ou de fer de fonte. Les tuyaux oucorps des pompes sont de cuivre, ou de fer de fonte.On fait aussi des tuyaux de bois d’aune, percé, ou deporterie , & de terré cuite. Tuyau de descente, estcelui qui dans ou hors œuvre d'un mur conduit enbas les eaux pluviales d'un comble. Fifiula , selonVitruve. Daviler.
Ce mot vient de tubellus , diminutif de tubus.Ménage.
Tuyau , en ternie d'Organistes -, se dit des canaux dansleiquels entre le vent qui fait le son & l’harmonie desoigne. Tubus. On en fait la plupart d’étain , commesont ceux de la montre : quelques-uns de plomb, com-me le nasard, quelques-uns de laiton,comme ceux àanche, & plusieurs de bois, comme ceux du bourdonSc des pédales. Le tuyau est composé de quatre par-ties. La premiere est son porte-vent, qui est fait enforme de cône renversé & tronqué, dont la base est lecorps Sc souvenure du tuyau Sc de la languette, &lesommet est ce qui entre dans le trou du sommier, paroù le vent du soufflet se communique jusqu'à la lan-guette. La seconde partie est le corps du tuyau. Latroisième est la languette, qui est cette partie qui tail-lée en biseau ou en talus , J s’incline du quart d’unangle droit vers le corps du tuyau. C'estelle qui coupe& tend le vent, &elle est ainsi nommée, parce qu’ellesert de langue à la bouche des tuyaux pour les faireparler. Elle doit avoir le tiers de la hauteur de la bou-che. La languette qui couvre le concave du demi-cylindre des tuyaux à anche, s'appelle échalote. L/ou-verture du tuyau qui donne libre entrée au vent, s ap-pelle la bouche ou la lumière. Elle doit avoir lé quartde la largeur du tuyau, Sc aux tuyaux ouverts la cin-quième partie. Le morceau de bois qui bouche le tuyau ,s'appelle tampon. On appelle oreilles, de petites lamesdeplomp qu'on soude aux côtés des tuyaux bouchés ,afin de les abaiísor, ou de les relever , pour ouvrir ouombrager leur bouche , & pour rendre les sons plusgraves, ou plus aigus. On les appelle ainsi, parce qu'iísemble qu elles écoutent si les tuyaux sont d'accord. Ily a des tuyaux de quatre sortes. Les uns sont ouverts,les autres sont bouchés. Ceux-ci rendent les Ions deuxfois plus graves ou plus bas. Les tuyaux à anches, sontde laiton, avec une anche au milieu. Les tuyaux à che-minée, sont des tuyaux bouchés, fur lesquels on appli-que un petit cylindre, dont la circonférence est la qua-trième partie du tuyau. La hauteur d'un tuyau doit êtrequadruple de fa largeur ou circonférence. Quand lestuyaux sont longs fans s’élargir en haut, on les appelléCromornes , Sc quand ils s’élargiílènt on les nommetrompette Sc clairons. On appelle noyau , la partie dutuyau d'orgue où son fait rentrer fauche avec Ionéchalote, ou bien l'endroit où il change de grolleur ,comme il arrive au cromorne. Les plusgrands tuyauxparlent plus aisément Sc avec moins de vent que les pe-tits , parce que leurs bouches sont P* u s balles & plus