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prototype Sc archétype,, qui sont les originaux qui ontété faits fans modèle.
Ce mot vient du Grec figura ,signifiant figure.
Type est auffi un terme dogmatique, fort usité chez lesThéologiens, & signifie, symbole,signe, figure. Sym-bolum, signum, figura. Le iacrifice d’Abraham, l’A-gneau Paíchal étoient les types ou figures de la ré-demption ; le serpent d’airain étoit le type de la croix.Ces types n’étoient point de simples conformités quela nature des choses forme entr’elles, ni des imagesarbitraires qui naisient de la resièmblance des choses,fans qu’il y eût une institution particulière de Dieu.On ne peut nier qu’il n’y ait des types , que la sagessedivine a institués pour être des ombres, & des figuresdes choies à venir. Ce font des tableaux & des miroirsfidelles où Dieu a voulu que les hommes contem-plaílènt les destèins de fa Providence. Cl. Il ne fautpas chercher des types par tout, comme Origène, quitrouvoit des mystères jusques dans les chaudrons duTabernacle. On doit se contenter des plus sensibles &des plus illustres, fans se charger d’une importune énu-mération de rapports, par une curiosité vaine & inu-tile. Id. En proposant les types , il les faut prouver au-rant que cela se peut, & montrer que ce sont en esterdes types dans l’intention de la sagesiè de Dieu, afinde justifier la solidité du raisonnement des Apôtres quiles ont proposés. Id. Les Peres Grecs nomment quel-quefois l’Eucharistie Type & Antitype.
Tv?E. f. m. Nom que l'on donna à un Edit del’EmpereurConstant, publié pendant la VI e indiction , Pan 648,pour imposer également silence aux Catholiques &auxMonothélites. Typus. Ce fut Paul Patriarche de Cons-tantinople , qui Pan 648 , persuada à Constant d’ôterl’Ecthèie qui avoir été faite & affichée publiquementpar Héraclius, qui faisoit toujours crier les Catholiques,parce qu elle favorisent les Monothélites, & de publierun Édit pour imposer silence aux deux partis. Ces fortesde pacifications ne font point tolérables en matière deReligion. C'est le triomphe de Perreur, qui ne souhaiterien tant que de n'être point inquiétée, & d’être Pous-sette. Auffi le Pape Théodore ne pouvant ramener lePatriarche Paul à la soi, prononça contre lui la sentencede déposition. Le Type ayant ensuite été examiné dansle Concile de Rome Pan 649, & condamné, l’on y ditanathème à quiconque reçoit l’Ecthèfe impie, & leType impie. Tout Poccident anathématisa le Type.Dans une conférence de Théodose Evêque de Célaréeen Bithynie , avec Saint Maxime ; le premier ayantdit: J'ai dit, quand on fit le type, & je le dis encore,qu’on a mal fait à la perte de plusieurs ; mais le pré-texte a été d’appaiser Je s disputes des Catholiques.Saint Maxime répondit : Et quel fidelle peut recevoirun ménagement qui supprime les paroles des Apôtres,des Prophètes & des Docteurs que Dieu même a éta-blis ? &c. Voye\ l’Histoire Ecclésiastique de M. de Fieu-ry, aux années marquées.
Ce mot vient du Grec tut©- , forrne, & fut donnéà cet Édit, parce que c ‘étoit une espèce de forme ouformulaire de foi, ou plutôt la forme sur laquelle ondevoir régler sa conduite.
On nomme auffi types, les figures des médailles.Le type de cette médaille est une Piété, une Libéra-lité , &c.
En Astronomie on se sert auffi du mot de type, aulieu de description astronomique. Le type d’une église.
TYPHER. Vieux v. n. Être superbe, de túç>©- , super-bia. Delà vient qu’on appelle tusse en Languedoc, lahupe des oiseaux. Borel.
TYPHODE. adj. f. Épithète qu’on donne à une espècede fièvre continue & ardente dont parle Galien, Ty-f ho de s. On la nomme auffi hélodes, hidrotique, sudo-jisque , parce qu elle est accompagnée de sueurs colli-quatives. Voyez Fièvre & Hílodes. On peut la re-garder comme la maladie appelée Suette, ou SueurAngloise. Typhodes est un mot Grec , qui vient
du verbe tuçw, accendo, uro , j allume, j’enstamme,je brûle. ,
TYPHŒE, ou TYPHEE. s.m. Nom d’un des Géans quivoulurent détrôner Jupiter. Typhœus. Il étoit fils de la
TYP
Terre Sc de Titan. On dit qu’il se sauva seul dans làdéfaite de tous les autres Géans, & qu’ensuite il recom-mença la guerre contre Jupiter ; mais enfin il fut. vain-cu & accablé fous l’île qu’on notnmoit autrefois Inari-mé , & aujourd’hui l’île d’Ischia. C’est Virgile qui ledit, Énéîde, L. IX. v. 716. car Pindare Pytb. I. Epod.1. v. 5 , écrit qu’il fut enseveli fous le Mont Ethna, &sous la Sicile. U avoir cent têtes, selon le même Poète,& avoir été élevé dans un antre de Cilicie. Sur quoile Scholiaste Grec. remarque que quand Pindare ditqu il avoir cent têtes , il veut dire seulement qu’il enavoir plusieurs. Il ajoute que quelques-uns disent queTyphœe étoit sous une montagne de Bœotie ; d’autresen Phrygie ; & d’autres en Lydie. Que ce qu’il y avoirde plus raisonnable íur cela , c’est ce que disoit un His-torien nommé Arrémon, que Typhœe étoit sous toutesles montagnes qui jettent des staminés, parce que cemot vient de rúçe/r, qui signifie brûler. Du reste ceScholiaste l’appelle Typhon & non pas Typhœe, ouTyphos comme Pindare. Voffius Deldolat. L. I. C.%6.croir que Typhœe est le même que Og, ce RoidesAmorrhéens orientaux que Molle vainquit, & dont ildistribua les terres au peuple d Israël. Voyei Solin,C. 51. & ci-dellòus Typhon.
TYPHOMANIE. f. f. Terme de Médecine. Maladie ducerveau dans laquelle ceux qui en font attaqués nepeuvent point dormir, quoiqu’ils en aient unè grandeenvie ; ils font couchés ayant les yeux fermés, disentdes choses absurdes, & jettent leurs membres de côté& d’autre : si on les touche, ils ouvrent d’abord lesyeux, regardent de travers, & tombent dans le som-meil, qui est interrompu par diverses pensées fâcheuses.La typhomanie survient le plus souvent à la fièvre, à.laphrénéíìe , & à d’autres maladies semblables. On l’ap-pelle autrement coma vigil. Voye\ ce mot.
Ce mot est formé de deux mots Grecs w?©-, fu-mus ,fumée, & (M.ta, furor, folie. On peut comparerun homme qui a une typhoiiianie, au Tantale de laFable, qui brûloir de soif au milieu d’un lac, où ilavoir de I’eau jufqu’au cou, à cause que seau se reti-roit dès qu’il vouloir boire.
TYPHON, f. m. Nom d’un Géant fameux dans la fable.Typhon. Les Poètes Sc le Scholiaste de Pindare le con-fondent avec Typhœe. Homère fait son histoire dansson Hymne sur Apollon, v. 3 00. Junon, dit-il, indignéede ce que Jupiter avoir mis Pallas au monde fans lesecours d une femme , conjura le Ciel, la Terre , &tous les dieux du Ciel & des Enfers, quelle pût auffienfanter fans commerce avec aucun homme ou aucundieu. Puis ayant frappé la terre de fa main, Typhondans la fuite naquit de la terre. Un Anglois nomméDickiníon donna en 1655 , un traité intitulé DelphiPhœnicifàntes, pour prouver que tout ce qu’il y avoirde célébré à Delphes, l’histoire du serpent Python &d’Apollon, les jeux ou combats Pataniques, les prix de.ces combats, la forme ancienne du temple de Delphes,le trépied, l’oracîe, & tout le teste est pris du Livrede Josué. Il commence par Python, qu’il prétend êtrela même chose que Typhon-, que Python n’estquel’a-nagramme de Typhon. Homère dit expressément queTyphœe fut tue par Apollon, & que parce que le So-leil le pourrit sur la terre, quand il fut mort,on le nomme Python, comme qui diroit pourriture,ou pourri. Er Apollon eut le nom de Pythien. II montreensuite que Typhon est l’Og de l’Ecriture, ce Roi desAmorrhéens qui étoit à l’Orient du Jourdain, & dontil est parlé De ut. I. 4III■ &c. Sc J 0 f //. zo . q ue
le nom & l’histoire de 1 un & de l’autíe ont un entierrapport : que Og signifie en Hébreu & en Phénicienbrûlant ou brûlé comme rv<pay en q rec . Typhon étoitun Géant qui avoit fait la guerre aux dieux. Og étoitun Géant, il s’étoit oppose, & avoit fait la guerre àdieu & à son peuple. Deut.III. i.& n. Typhon futprécipité dans i Enfer , que les Hébreux appeloientCZpìtai Vnp> l'AJft'fblée de Géans. Prov. XXL t6.Typhon fut submerge dans le lac de Serbon ou Sirbon,ou dans l’Oronte ; c est qu’il est dit dans Job. XXVI4. que les Géans gemiilènt fous les eaux. L’on a,faitde Typhon un serpent ou un dragon, c’est que l’Écri-