TYP
TYP TYR 2,9
-ture a coutume d’appeler íerpens & dragons íes enne-mis de Dieu, les impies, tels qu’étoient Og & rousles Chananéens ; & parce qu’en Hébreu j p, 3, Phetenlignifie un serpent, un aspic, de-là on a formé lé nomde Ivqáv d’abord, & eniuìte de Python ID W, & sonreçut d’autant plus volontiers ce nom , .cpfil avoirplus de rapport à la divination & aux oracles. Car onlait qtsen Hébreu le meme mot tL’rû, nahhajch , signi-fie & serpent & divination; de même que HHht?, enArabe, serpent & adoration : & les Phéniciens, commeil parole par le I. L. de la préparation d’Eusébe, avoienrbeaucoup de vénération pour les serpens. Voilà ce quiregarde le rapport des noms. Quant à Thistoire, le ser-pent Python empêchoit Apollon d’alier à Delphes oùfi vouloir prendre le foin & Tintendance de l’oracle ;c est que quand Josué voulut paíser le Jourdain pouraller à Silo, les Amorrhéeils s’opposerent à lui. Orcomme Og étoit le plus célébré des Amorrhéens, lesPocres ont mis fur son compte tout ce que ceux-ci ontfait - , & pour Delphes, il a été feint fur le modèle deSilo. Plutarque dans ion Traité dlsis & d’Qsiris - ditque Python se nomma d’abord Bébon & Smy - & que-ces mots signifient détention & empêchement ; c estque Python ou Og empêchoient Apollon ou Josued’avancer. L endroit où les Céans firent la guerre auxdieux, & oiì Typhon fut accablé, désigne manifeste-ment le Royaume d’Og. Ce lieu, selon Homère, c’estArinia, qui est vers le Tmolus, & en Hébreu & enPhénicien , Aram est la Syrie, où étoìr le Royaumed'Og. L’Oronte fleuve de la Cœléíyrie est appelsOphite, c’est-à-dire, Serpentin, pourquoi, sinon parceque le serpent Typhon y fut précipité ? Mais ce quimarque mieux le lieu où Typhon vivoit, c est leversd Homère qui dit que c étoit une campagne pleine dechênes, c’est-à-dire, d’arbres à Hydes, dans un paysgras. Quelques Auteurs mettent cette Hydes dans ULydie ; mais cela ne s’accorde point à ce que dit Homcre ; car la Lydie étoit un pays où il ne croiílòit aucon arbre que la vigne, commel’aremarquéEustatheSur Denis le Géographe, p. 125. un pays brûlé, commeRappelle Strabon. Ainsi Dìckinson croit que T J» f est unefaute de copiste, qu’Homère avoir écrit se-Gr, la J ndee,‘Ou plutôt, parce que le vers ne s’accommoderoit pointde cet « de la seconde syllabe, qu’il avoir mis TtVV>que dans le premier alphabet des Grecs qui n avoir que28 lettres, il n’y avoir point d’y, & les « s’exprimoientPar un ° simple: cet usage dura jusqu’à Socrate, commeTa prouvé Saumaise, In Consecr. Templi in agro He-rodis. Or Socrate étoit d’environ 500 ans plus tard^fl’Homcre. En tout cas ce peut être un Atdcisme dontHomère se sera servi à cause de la mesure de son vers.
1 Lickmfon paroît préférer ce sentiment à 1 autre,S. m Paroîtroit peut-être à d autres beaucoup meilleur.V U01 qu fi eu soir, le pays plein d arbres, les pays gras,
, or !5 P ar le Homère, convient, parfaitement-a la terre
de Balau dont Og étoit Roi. De plus, ces Géans, dontpanent Ii v° UVent les Poètes , sont les Amorrheensxestes desEnakim, ou Géans dontMosse fait mention,Nomb. XTII.xg. Ces dieux, venus d'Tgyp.te - qui lescombattent, sont les Israélites tirés de l’Egyptc parMoise-, & Typhon le plus fameux des Géans, est Ogle plus célébré des Amorrhéens. Les Israélites sont ap-pelés dieux par une phrase Hébraïque, que les Grecsavoient empruntée ; dans cette Langue, les gens pieuxK religieux sont appelés fils de Dieu-; & les impies,s de 1 homme. Ou bien ces dieux font Moise & Josue jen ester les Grecs avoienr fait du premier BacchusV * econ d Apollon ou un Hercule, au sentiment den ltus , de Idolol. L. I. C. 30. & de Bochart dans ionL. L. C. 18. Enfin les Grecs ont eu connoií-2! r ? e « Et d’Og, dont parle lTcnture, D eut. III.Je ii t d e t fi; e qui.a fait dire à Homère, que l’on dit quee -typhon est chez les Arimes,
'f'Mo/r 0 òi Tyçxaísr 'ípp-îmi mus.
Vers que Vi rgi i e j , . r „
mot de a, n a P as entendu, en ne fartant qu un\py >I pour séoulrrn ‘ qu / 1 traduit Inarime , & prenantPUlcre, au sien de lit. Enéid. L. IX. v. 71 í.
TYPIQUE.
adj. m. & f. Symbolique, allégorique. Typi -cus j jymbolicus , alhgoricus. On ne voit que 1 écorce& la superficie de l’Écriture, loríqu’on 11’en pénétrépoint les sens typique & spirituel. állix.
Typique , signifie auffi un -Livre Ecclésiastique des Grecs,qui contient Tordre ou la forme de réciter TOffice pen-dant toute Tannée. Typicum, & en Grec tjttikov , quivient du mot tw©-, c’est-à-dire ,forme ou règle. EesLatins disent en ce même sens, Ordo recitandi- Officii.Les typiques sont fort disterens les uns des autres, laplupart des Eglises ayant varié là-deslus. Voye\ Alla -tius dans fa premiere Dissertation touchant les LivresEcclésiastiques des Grecs. Il y parle fort au long destypiques.
Typique, est auffi le nom que les Chrétiens Orientauxont donné à la Règle que Mar Saba, ou S. Sabas don-na à íes Moines. Les Arabes T appellent Tabicoun , motcorrompu de Typicon.
TYPOGRAPHE, s. m. On dit aujourd’hui Imprimeur,
TYPOGRAPHIE, f. f. L’art de l’Imprimerie. Typo,gra-phia , ars typo graphica. Voyeq_ Imprimerie.
TYPOGRAPHIQUE, adj. m. & f. Qui concerne lTmpri-merie. Typo graphicus. L’art Typographique. FauteTypographique. Il y a un Traité dans le livre de Pere-dia qui nie le fait désirés, malgré les fautes typogra-phiques qui s’y rencontrent-, c’est un commentaire furíes histoires épidémiques d’Hippocrate. Patin , lettre40g. On a remarqué que dans le Testament Grec deRobert Etienne imprimé in-16 en 1549. il ne se trouvepas une feule faute typographique. Moreri, au motEtienne. Les Annales Typographiques écrites en Latinpar M. Mettaire est le meilleur ouvrage qu’on ait fairfur l’histoire de Tlmprimerie. Deseontaines.'
On appelle bureau typographique , une inventionmoderne au moyen de laquelle on apprend à lire , enfaisant à peu près les mêmes opérations qu’unCompo-siteur d’Imprimerie.
TYPOGRAPHISTE. f. m. Qui travaille fur l’art de Tlm-primerie, qui en fait Thistpire. M. Malinckrot, Men-tel, Palmet & Mettaire sont des Auteurs Typogra-phies. M. de Foncemagne a attaqué M. Mettaire ,mais plus poliment que n’a laitM.Burman. M. deBozedispute avec les mêmes égards contre le docte Typo-graphie. Jugemens Jiir quelques ouvrages nouveaux .
TYR
TYR. Nòm d’une ancienne ville de Phénicie. Tyrus, Laville de Tyr étoit fur une petite île , ou fur un rochersitué fur la côte de Syrie, à huit ou dix lieues au mi-di de Sidon ou de Saïd. Tyr Te nomme aujourd’huiSor. Tyr est une très-ancienne ville. Elle sut bâtie, se-lon Josephe, 240 ans avant le Temple de Salomon.Tyr avoir un fort bon & fort grand port, & se rendittrès-célébre par son commerce & le s navigations. Il nefaut pas confondre Tancienne Tyr avec la nouvelle.L’âncienne étoit fur la côte, & s’etoit déja élevée à unpouvoir formidable, qui est décrit par le PrtqKsote Ezé-chiel. Cela lui attira la jalousie des Assyriens Sc desChaldéens. Cette ville repoussa aVec avantage lestroupes de Salmanafar, quoiqu’abandonnée de Tes al-liés, & soutint pendant 13 ans le siège de Nabuchodo-nolor, qui la reprit enfin & la ruina. Mais ses habitansavoienr eu la précaution de transporter dans Tîle voi-sine tout ce qu’ils avoienr de plus précieux. Ils s’y éta-blirent , & cette nouvelle Tyr passa de bien loin lasplendeur & la puistànce de Tancienne. Elle subsistadans cet éclat jusqu’au temps d’Alexandre qui Taffiégea;& 1 ayant jointe au Continent par une chaustëe longued’une demi-lieue , il la prit & la traita avec beaucoupd’inhumanité, & la brûla. Et il ne faut. pas en croireJosephe , lorsqu’il avance qu’Hìrcan entreprit cettejonction de la nouvelle Tyr avec Tancienne. Tyrxv oieeffacé la gloire de Sidon , qui avoir surpasse celle detoutes les villes de la Phénicie , mettant en mer plusdecent galères arrois & à cinq rangs de rameurs. Huet.Tr. duComm. Ch. VIII. p. 33. Ù34. H seut regarderla conquête de Tyr par Alexandre, & H fondationd’Alexandne. comme une nouvelle époque du C01U-
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