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celle des vainqueurs. Bay. Je lai vaincre , & obligerles vaincus. Vaug.
VAINEMENT, adv. Inutilement. Vainement on tra-vaille à vouloir détromper un opiniâtre \ c’est-à-dire,C est: peine perdue. Frustra , nequicquatn. Loin d icicet art qui loue vainement les hommes par les actionsde leurs ancêtres. Fl. Pourquoi nous tourmenter vai-nement , & nous épuiser en regrets pour les morts.S. Évr. On chicane vainement contre la mort. Bens.Les femmes étoient vainement parées. Fén. En cesens il signifie , d une manière mondaine , qui sent leluxe, ou la mollette, A n’est pas reçu par Eufage.
Nous avons deja marqué les nuances qui distinguent cescrois mots presque toujours employés comme syno-nymes. Voye ç En vain, au mot Vain. J’aurai tra-vaillé vainement , si cet ouvrage ne me procure Eesti-me du public.
«SOVAINEN. Voye% Weinheim.
VAINES, s. f. pi. Terme de chaste. Ce font des fuméeslegères & mal-prestëes des bêtes fauves. DictionnaireGíconom.
VAINQUEUR, f. m. Celui qui a remporté quelquegrand avantage à la guerre iur ses ennemis ; qui les abattus & les a mis horsd’état de nuire. Victor. Un peude fierté sied bien au vainqueur , pourvu qu’il ne s’en-siv pas trop de son bonheur. S. Évr. Darius souhaitaque si les Destinées avoient ordonné la fin de son Em-pire, il ne tombât point en dìitre mains qu en cellesd un vainqueur si modéré. Vau. Il est bien dur d es-suyer la fierté d’un vainqueur insolent. S. Évr. Exercerrous les droits d’un superbe vainqueur. La Font.
Sors vainqueur d’un combat dont Chiméne est le prix.
Corn.
•É- chante le Vaìnqueur des Vainqueurs de la terre ;
C est ainsi que Scudéri commence son Alaric :
Quid feret hic tanto dignum promissor hiatu?
■■Vainqueur. Se dit auíïï de celui qui a remporté quelque avantage considérable sur ses concurrens , sules compétiteurs. Vainqueur à la course , à la luttea Ux jeux olympiques. Il sortit vainqueur de la disPute.
En choses morales, vainqueur de ses passions, qui en eímaître, qui les dompte. Vainqueur des obstacles, qusurmonte les obstacles.
En styic de galanterie, vos yeux vainqueurs , & substantlv ement , vos yeux mes vainqueurs. Charmes vainQueurs. Personne ne peut résister à cet œil vainqueurmou tj ne sustìt-il pas pour ta gloire d’avoir été moi
ln ^ UcUr ? S. Évr. Enfin cette farouche beauté reconnoit un vainqueur. Vin.
Pourquoi m’avoir fait confidence
' ti m- f V0US en vou lici à mon cœur ?
11 faut que contre vous je me mette en défense ;
Je veux vous empêcher d’en être le vainqueur.
S. Évr.
VAIR. si m. Ce mot signífioit autrefois une fourrurblanche & grise. Aujourd’hui c’est un rerme de Blasonqui signifie une fourrure faite de plusieurs perires pieces d argent&d’azur à peu près comme un U voyellej? com me une cloche de melon. Les vairs ont la point« azur opposée à la pointe d'argent, & la base d’ar
Cc ^t à celle d’azur.
Eífro C V * eilt; de varius , selon Nicod.
Picee n VAlR ’ íe dit, quand il n y a que deux ou troigros I dC Vair ' & les anciens Blafonneurs l’ont appelquand T J 011 grand vair: Amplumvellus varium. Ciment va? Cn a quarte, c’est ce qu’on appelle propreTenue veìl & quand il y en a davantage , menu-vaiCouci ont é° fi eta & tum - On tient que les Seigneurs ddes pannes n s Premiers qui ont porté en Armoiru
YA r. Eroir une espèce de panne blanche 6c blet
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dont IeS Rois u soient autrefois en France, aii lieu defourrure, dont les manteaux des Présideras à Mortierétoient doublés jusqu’au XV e siècle , aussi bien que lesrobes des Conseillers de la Cour. Varium vellus régieschlamydis. Les habits de cérémonie des Hérauts d’ar-mes en étoient aussi doublés, & les femmes de qualités’en habilloient aussi ; & il étoir défendu aux courtefaunes d en porter , auffi-bien que des ceintures do-rées , des robbes à collet renversé, des queues & bou-tonnières à leurs chapperons , par un Arrêt de Ean1420. Cetrc fourrure étoit faite de la peau dune es-pèce d’écureuil qu’on nommoit aussi vair , en Latinsciurus , qui étoit blanche par délions, & coJombine pardeílus. Les Pelletiers l’appellent à présent écurieu deHollande , ou petit gris. On la diversifioit en grandsou petits carreaux, qu’on appeloit grand vair , ou petitvair. Cer animal est décrit par Aldrovand en parlantde sciuro vario : Il dit qu’il a le dos d’un gris qui appro-che allez du bleu, & le dessous du ventre blanc. C’estle même, selon Gesner, que le mus Ponticus d’Aris-tote & de Pline , que les Latins appellent varius , acause de la variété de ses couleurs. Ces deux peauxjointes ensemble sont la figure des vairs d’Armoiries ,qui font naturellement d’azur & d’argent. Ou appeloitces fourrures, pannes , à cause qu’elles font composéesde plusieurs pièces ou peaux couines ensemble, com-me autant de pans ou de panneaux d’un habit. Quel-ques Anciens les ont nommées peaux vairées. On tientque les robes vairées étoient l’habit des Gaulois, com-me les hermines Eétoient des Arméniens, suivant JuliusPollux.
On appelle vair affronté , lorsque les vairs ont leurs poin-tes tendantes au cœur del’Êcu, & vair appointé on vairen pal, quand la pointe d’un vair est opposée à la baiede l’autre ; & on appelle vair contre vair j lorsque lesvairs ont le métal opposé au métal, & la couleur op-posée à la couleur ; ce qui est contraire à la dispositionordinaire du vair. Vicistìm obducli pellit petasi. Voyezle P. Menestrier.
Vair. si m. Vieux mot Celtique. Paííàge. D on vientDurnovaria , passe de rivière. Or c’est une ville d’An-gleterre. Borel. Transitus.
Je ne doute nullement que ce mot ne vienne de f Hébreu12V eber , qui signifi epassage, de 13 V abar, passer. Laprononciation àeì’din s’étantperdue en Occident, rienn’a été plus naturel & plus facile que de retrancher quel-quefois la première syllabe de "Qy*
VAIRE. Nom d'un village de l’État de Gènes, en Italie.'Vair a , Valis. Il est dans EApenin , environ à troislieues de la ville de Gènes. Maty.
VAIRÉ. adj. Sedit de f Écu, ou des pièces de l’Ecu char-gées de vairs : quand la fourrure est d’un autre émailque d’argent & d’azur, alors on dit, Vairé de relie cou-leur, ou métal. Laterculus scutarius , vario vellere, im-pressus, conspicuus , insignis. Senecé porte vairé d or& de gueules. On appelle aussi des pièces honorablesde EÉcu vairées, quand elles font chargées de vair.Vairé. si m. Herbe déliée, longue & assez large, qui vientautour des rochers de la mer , où font attachées leshuîtres à Eécaille. Les vendeurs d’écailles mettent duvairé dans leurs mannequins , & en couvrent leursécailles.
VAIRON, adj. m. Terme de Manège, se dit de l’œil ducheval, dont la prunelle est entourée d’un cercle blan-châtre , 011 qui a un œil d’une façon , & un autre dcl’autre : d’on vient que Ménage dérive ce mot de va-rius. Cheval vairon, œil vairon.
On le dit quelquefois des hommes. Il s’est dit aussi deplusieurs couleurs, dont les poils font tellement mê-lés, qu’il est difficile de distinguer les blancs d’avec lesnoirs, & les roux d’avec les bais. Versicolor , difcolor,varius , variegatus. On les appeloit autrefois vair :ce qui s’est dit non seulement des chevaux, mais aussides moutons qui ont des taches ; des vaches , desboeufs, des pourceaux, par opposition à ceux qui fontd’une couleur.
Vairon, est encore le nom d’un petit poiíîon. Varius ,qu’on appelle ainsi à cause de la variété des couleurs,dont il est bigarré. C’est un petit poiíîon d eau douce,