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Tome huitieme. [THA - Z.]
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VAL

fiml ese cum aliquo. Cet homme n’a fait que valetertoute sa vie.

Faire valeter -quelqu’un, c’est Fobligér à faire plu-ueurs démarches désagréables dans l'espérance d obte-T* 1 Ce c l u ^ demande.

VALETON. f. m. Vieux mou Un enfant, selon la Chro-nique de Flandre de Denis Sauvage, qui dit: Il gardasi bien la fille, qu’il en eut deux voletons , dont Faînéa nom Jean, & Fautre Baudouin. Borel. Filius. Au-Jourd hui fi 1 on employoit ce mot dans le style fami-lier, il sigmfieroit un petit valet. Dans la fuite ce noma ete donne aux serviteurs, & a eu parmi nous lesmemes significations que puer parmi les Latins. Voye\Du C ange dans son Gloilaire fur Villehardouin. Onpourroit ajouter que le ver des Anglo-Saxons vient deÍT eU ' ^ ar5 sil s - Selon Skinner, ce mot est An-glo-Saxon. Il vient de ver , qui en cette langue signifiehomme. D’ons’est fait le diminutif, varie ton, valeton,valet ou verlet , verleton , &c. pour dire , un jeunehomme, un enfant. Et l’on entendoit par-là un jeunehomme qui n’avoit point encore de barbe* comme ilparoit par ces deux vers rapportés par du Chesne,

fili e fi mie chevalier, encore est valeton,

As avoit encore en vis barbe ne guernon.

C est-à-dire , il n'avoit point de barbe au visage. Quel-ques-uns , comme du Chesne en son histoire du Pleffisde Richelieu, p. 8. sont d’avis que le mot valet estArabe, parce que dans i’hístoire des Sarrasins compo-te en Arabe, & traduire en Latin par Erpenius, onprouve souvent valeton pour celui qui a été engendré.

Laurieré. Il falloir dire Valad, ou Valadon , &non p as Valeton ; car le mot Arabe est Tjj, ValadOE 1 Hébreu *VV, Ialad, engendrer, mot qui a pasté^ naême sens dans les Langues Chaldéenne, Syriaque

* Arabe.

^-f’VALETTE. (La) Ville de France, dans l’Angoumois,p quatre lieues d'Angoulême, chef-lieu d une Duché-a ' r > e érigée en 1611 , en faveur du Duc d’Epernon.Au-u-TTE. ( Cité de la) Nom de 1 un des trois quartiersdont la ville de Malte est composée. Valetta. VoyezMalte. .

VALÉTUDINAIRE, adj. de r. g. Celui qui a une santéroible, chancelante ; dont la lanté est souvent altéréepardes maladies. Vòyei Maladif. Celse a dit, yale-tudinarius. En général les femmes , les enfans, lesVeillards, ceux qui font sujets aux maladies choniques,lo nt valétudinaires. Encore que Henri III, Roi d’Ef-Ç a gne, surnommé le Valétudinaire , ne fût pas enP^ at d agìr, à cause de ses infirmités continuelles, ilîe se ' ' C pE>S âe rendre la monarchie floriííànte, en

lés de gens habiles & pieux qu’il avoit appe-

VALEUR CS de ^ L ^ CH ‘

„ii F ^ ^ Terme relatif au mérite des choses en

- . , 1Tles - Valor. On ne le dit que des choses , &

jamais es perso nnes> Q n une chose de peu de va-leur, de quelque valeur , d une médiocre valeur , debeaucoup de valeur ; mais on ne diroit pas la mêmechose d un homme. Un gardien de meubles est obligéde les reprelenter, ou d en payer la valeur à due esti-mation. Les promesses pour valeur reçue le négocientmr la place , & sont de la Juridiction des Juge-Con-mis. Les négocians tirent des lettres de change poure eur reçue en argent ou en marchandise. Ils disentuifi valeur reçue en moi-même , ou rencontrée enfi^-meme, ou valeur de moi-même. Ces trois mots^t,nihent la même chose, c’est-à-dire, pour ce quila n 0lt àu Dans ce sens valeur signifie proprementc fiandr e ^ a c si°s e comme deniers comptans ou mar-de L r 5 qoi est, pour ainsi dire, donnée en échangeO n portée par la lettre,réelle & P ff fi. Valeur intrinsèque la valeur propre ,

• valeur dai i e d une ^ose. Comme un écu n’a detrinséque^' n\P a F s étrangers que selon sa valeurin-

avoir é»ard à r dlre ’ ceile du P oids & du m ^ ta * » sans

donne cours ' a marc ì ue & au coin du Roi, qui luia un prix beaucoup plus haut que celui

VAL m

de son poids & de fa substance, ce qu’on appelle va-leur extrinsèque.

Valeur , se dit auíïï de toute autre estimation que cellede l'argenr. On lui a bien tiré la valeur de trois palettesde sang. En ces quatre vacations ils n'ont pas travaillela valeur d une heure. Ce jardin contient la valeur detrois arpens.

On dit qu’une terre est en valeur , qu'on Fa remiseen valeur -, pour dire, qu’elle èst bien cultivée, bienréparée, qu’elle est en bon état ; qu’elle est bien réta-blie , en état de produire ce qu’elle doit rapporter *& qu’une chose est en valeur ; pour dire, qu’on lavend bien ; qu’elle est de nulle valeur , quand on n’enfait point de compte.

Valeur, se dit absolument pour signifier ce qui est pré-cieux. Valor. On lui a pris un diamant de valeur. Il ades meubles de valeur. Tous les tableaux de ce cabi-net font de valeur. On dit auffi des non-valeurs, dece qui n’est estimé riçn , ou peu de chose. Dans lesbiens de campagne il y a toujours des non-valeurs ,c’est-à-dire, qu’il y a toujours quelque chose dont ostne retire rien, ou tres-peu , en comparaison de ce qu'onen avoit eípéré. Les Marchands appellent non-valeur,les machandises qu’ils ne vendent point, qui leur de-meurent à leur perte. On appelle non-valeurs dans lescomptes, les articles qui ne font point alloués, doncon ne tient point compte.

Valeur & Prix souvent employés comme synonymes.Le mérite des choses en elles-mêmes, dit M. 1 AbbéGirard, en fait la valeur, & l’estimation en fait le prix.

La valeur est la règle du prix ; mais une règle astezincertaine, & qu’on ne soit pas toujours.

De deux choses , celle qui est d’une plus grandevaleur vaut mieux ; & celle qui est d’un plus grandprix , vaut plus.

Il semble que le mot de prix suppose quelque rap-port à Fâchât ou à la vente ; ce qui ne se trouve pasdans le mot de valeur. Ainsi l’on dit que ce n’est pasêtre connoifleur, que de ne juger de la valeur deschoses que par le prix qu elles coûtent.

Valeur en morale signifie un e fermeté d’ame qui nousfait agir avec vigueur, & continuer nos entreprisesmalgré les oppositions & les efforts contraires. Forti-tudo. La valeur fait exécuter-, il ne faut pas que la va-leur nous salle mépriser l'ennemi. M. F Abbé Girard.La valeur n’est qu’une force aveugle & impétueuse,si elle n’est pas conduite par la prudence. Flec. La va-leur a ses bornes comme les autres vertus ; & l'onpeut palier par elle pour aller à la témérité. Mont. Lavaleur est dans les simples soldats, un métier périlleuxqu'ils onr pris pour gagner leur vie. La Roch. Laparfaite valeur est de faire fans témoins ce qu’on feroitcapable de faire devant tout le monde. Id. La valeufqui n'est point fanfaronne, a une intrépidité sage & ré-glée, qui n’abandonne point au hasard ce que la pru-dence peut conduire. Il y a une valeur naturelle , unevaleur d’ambition , une de raison, une de peu d elprit& de brutalité. Scud. La valeur mal employée est lefléau du genre humain, c’est la férocité des tigres &des lions. Vòyei Cœur , Courage & les autres fy no.nymes.

Fier de votre valeur, tout, f je vous en crois ,Doit marcher , doit fléchir, doit tomberfous vos loix,

Rac. .

Ce que l’on appelle valeur,

EJì bien Jouvent une chaleurVire que celle de la fièvre. Main.

Valeur, se dit en termes de Grammaire pour signifierla force, f énergie, la juste signification d’un mot sui-vant Fnlage reçu. Genuinus verborumsensus, vis, signi-ficatio. Les Philosophes parlent proprement & précisé-ment, & expliquent toujours la valeur & la force dëleurs termes avant que de les mettre en usage. Pélis-son. La Philosophie a cer avantage de n’en employeraucun, qu'elie ne Fait auparavant défini, c’est-à-dire ^qu’elle n’en ait marqué le poids & la valeur. Id,

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