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Tome huitieme. [THA - Z.]
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tend avec raison être supposé. Car c’est , dit-on , S.Louis qui bâtit un Monastère de l’Ordre de Valom-breufe à Paris, ou près de Paris ; il y unit plusieursAbbayes qui formerent la Congrégation de Valombro-. fille j qui s"étendit beaucoup en France, & sur-toutenDauphine. Mais on ne connoît qisun seul Monastèrede Valombreuse en France , fondé à Corneillac, Dio-cèse d’Orléans, par un Seigneur qui revenoit de Jéru-salem. Voye\ le P. Hélyot, T. V. C. 28. p. 3 16.

VALONA. Nom propre d’une ville de la Gréce. Valo-na j Aulon. Elle est sur la cote de l’Epire, vis-à-vis desbouches du golfe de Venise. Cette ville est Archiépis-copale, fortifiée & défendue par une citadelle. Elle aun fort grand port, qu’on nomme le golfe de la Va-lone, anciennement Onœus sinus , dont Fentrée estgardée par deux forts. Il y a dans une montagne, àquinze lieues de Valona, une fontaine d’où il fort dela poix, qtson mêle avec du goudron pour en calfaterles vaisseaux. Maty. Du Loir écrit Vallonné. Ces ga-lères se retireient sous la forrereste de Vallonné. DuLoir , p. igg.

VALOUR. Ci. Vieux mot: du Latin Valor; valeur,bonté, mérite. Poifi du Roi de Nav.

VALPARAISSO. f. m. Nom d’une montagne. MonsValparaifius , anciennement Illïpunìtanus. Cette mon-tagne est auprès de la ville de Grenade en Espagne.Maty.

Vaiparaïsso, ou Valparisso. Nom d’une ville duChili, dans l’Amérique méridionale. Valparaifius.Elle est fur la côte , & selon Messieurs de F Académie& les observations Astronomiques, elle est par les 505d. 20 m. 45 f. de longitude, & par les 34 d. o m. 191.de latitude sud. C’est ce que dit la Connoilìance destemps de 1719. M. Frézier ne lui donne que 32 d.55 m. de latitude sud. Le fort de Valpardifio est depeu de conséquence, soit pour être mal fair, soitparce que la rade qu’il défend est voisine d a titres aniésqui ont les mêmes commodités que celle-ci. Frézier,p. 83. La forrereste de Valpardifio est fur une émi-nence de moyen ne hauteur , coupée vers le Septen-trion &le Nord, par deux coulées qui forment deuxsosies naturels de vingt à vingt-cinq toises de profon-deur, abaisiee presque au niveau de la mer. Du cotéde la mer elle est naturellement escarpée i Sc du corede la terre ou de la haute montagne , elle est déíendue par un folié qui traverse d’une coulée à Fautre,& retranche ainsi Fenceinre de la forrereste approchantun peu du carré. La situation du terrein n'a pas per-mis qu’on y fit une fortification régulière. Ce ne fontproprement que des murs de retranchement, suivantle contour de la hauteur, qui ne le flanquent que peu,& souvent point du tour. Sur le milieu du pan, quiest au-dessus de la bourgade, il y a un petit redan desept toises de face avec fa guérite. Le côté opposén’est défendu que par le flanc d’un demi-bastion , quifait un angle mort, & dont la face tire une défensetrop oblique. Le côté de la montagne est composéd’une courtine de 2 6 toiles, & de deux demi-bastionsde 20 toiles de face & onze de flanc , de forte que la

" ligne de défense n’est que de 45 toiles. Toute cettepartie est bâtie de brique, élevée de 25 pieds de haut,fur une berme ; la profondeur du folié est d’environ•dix pieds, & fa largeur est de trois toiles vers lesangles faillans, dont il tire fa défense à sangle de l’é-paule : il est creusé dans du roc pourri, que l’on a unpeu escarpé aux deux bouts pour la rendre inaccessiblepar fes coulées. Les parapets n’ont que deux pieds &demi d’épaisieur, & le reste du contour de la placen est que d’une maçonnerie de moellon auísi foible.Il n y a de rempart que du côté de la terre. Les flancsfont battus à revers, la courtine & la face, en enfilade,par les eminentes voisines à la portée du mousquet.Au pied du fort joignant la bourgade est une batteriede neuf pieces de canon elevée de 13 pieds , fur unquai de nieme hauteur, d ou 1 on petit battre le mouil-lage à fleur d eau, mais elle est foudroyée par les en-virons. Derriere cette batterie, font la porte, Fefcalier& la rampe , qui conduit de la bourgade à laforterelle,par un chemin couvert d un pan de mur, & plus haut

par un boyau, dont Fépaulement ne couvre point làporte de la place. Au pied de la forteresse dahs unècoulée astèz petite est le bourg ou ville de ValpardiffOì

- composée d’une centaine de pauvres maisons fans ar-rangement, & de diffèrent niveau ; elle s’étend auísile long de la mer, où font les magasins à blé.. Il y aoutre la Paroisse, un Couvent de Cordeliers , & und’Augustins. De 150 familles qu’il peut y avoir, à peines en trouve-t-il 30 de Blancs. La rade de Valpardifione vaut rien en hiver, parce que les vents du nordqui entrent fans résistance par Fouverture, y rendentla mer si maie, qu’on a vu quelquefois des naviresje t té s à la côte. Les vents du sud n’y font guère moinsforts en été ; mais comme ils viennent par-deflùs lesterres, il n’y a point de mer. Comme la rade de Val-paraifib est la plus près de la capitale du Chili, c’estauísi la plus fréquentée de ces côtes. Frézier, p. 82.& júiv. Herréra ne compte que quatorze lieues deValpardifio à Sant Iago capitale du Chili, & M. Fré-zier en met 28. Pour entrer dans le port de Valpa-rdifioj il faut, en doublant la pointe, ranger de prèsune balle qui se fait appercevoir en dedans à demi-cablure de terre , afin de gagner au vent. Frézier ,p. 82.

VALPON, Voyei Walpon.

VALPUESTA, c’est-à-dire, Val posé. Vallis posita , oucomposita. C’étoit anciennement une ville des Canta-bres, Elle fut ensuite Episcopale. Ce n’est maintenantqu’un petit bourg de la Biscaye en Espagne, situé àsixlieues de Vittoria, vers le couchant. Maty.

VALROMEI. Voye[ Romei.

VALS. Nom d’un bourg ou petite ville du Vivarais, enFrance. Vallum. Ce lieu est situé à une lieue d’Aube-nas, vers le nord, a des eaux minérales fort estimées jA fort fréquentées. Maty.

VALSÉE. Pòyq; Walsée.

VALTELINE. Nom d’une contrée sujette des Grisons*Pallis Tellina, Vallis Volturna. Elle s’étend du le-vant au couchant, depuis le Tirol jusqu’au Milanois,tout le long de l’Adda, ayant au nord le pays propredes Grisons, & au midi les États de Venise. Sa lon-gueur est environ de vingt lieues , & fa plus grandelargeur de huit. Ces pays, quoique montagneux, nelaiiient pas d’être fertiles même en vins fort estimés*On les divise en quatre parties , qui font les quartiersde Morbegno, de Sendrio, de Tirant,, & le Comtéde Bormio. Ces quartiers portent les noms de leurslieux principaux , & toute la va.lée prend le sien dubourg de Teglio, ou Téiino. Maty. La Valteline estune vallée située au pied des Alpes , comme un largefolle qui lépare les montagnes des Grisons, & cellesde J’Italie. C’est le chemin pour palier du Milanoisdans le Comté du Tirol. L’Adda traverse certe valléesd’où elle va se décharger dans le lac de Como. Ur-bain VIII éroit résolu d’envoyer des troupes en Val-teline. Mascur. p. 2%.

tíO VALTURE. Terme de Marine. On appelle ainsi unamarrage qui le fait fur deux mâts quand on veut lesunir en quelque point, pour faire un appareil.

< 80 * VALU. Ville de la Chine, dans la province d’Iun-nan, département d’lungning ; de 16 d. 38' plus occi-dentale que Péking, fous les 27 d. 49' de lat. septent.

VALVARÉNA. Nom d’une montagne. Montes vallisvenariœ. Ces montagnes font dans la Castille Nouvelle *en Espagne, aux confins de FArragon , & vers lessources du Tage, & du Xucar.

VALVASSEUR. Voyei Vavasseur. C’est la mêmechose.

VALUE. f. f. Ne se dit qù’en cette phrase du Palais, hplus value , la somme que quelque chose vaut au-delàde ce qu elle a ete prilee ou achetée. Major asftima -tio. La crue d un inventaire tient lieu de plus value.

Value, f f. Vieux mot. Voleur, mérite personnel. Ma-rot. Il n’est d’ulage que dans le style marotique.

VALVE, f f. Terme de Conchyliologie. Une écaille, ouune des pièces de Coquillage. Traité de Lithologie &de Conchyliologie. De-îà univalve, bivalve , multivalv£•Ce terme est auísi usité en Botanique pour désig lieíles paneaux dune capíule qui en forment Fextérie llC *