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Tome huitieme. [THA - Z.]
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VAN.'

sourcils ombrés d’une ligne blanche, dessus laquelleil y en a une autre petite noire ; les racines des plumesde fa hupe font dessus le sommet de fa tête & non enavant ; le reste des plumes de deflus les aîles est de lameme couleur géminante de la tête, changeante deVert fur rouge; les plumes qui font à la racine de faqueue font tannées , mais celles de la queue fontblanches par le bas, & noire à f extrémité , exceptéune en chaque bord aux deux côtés qui est touteblanche : ses aîles font grandes à proportion de soncorps. Des oiseaux qui portent hupes, nous ne con-naissons que le Vaneau, le Bihoreau , la Hupe , lePaon, l’Alouette, l’Aigle & le Héron.

• La femelle est tout de même que le mâle, &nefepeut discerner que très-difficilement ; quelques-uns1 appellent dix-huit, à cause qu’en faisant son cri, ilprononce ce mot.

Le Vaneau est d’un naturel chaud, & nous voyonspar expérience qu’il fréquente toujours les lieux fraisà humides, comme les prés & les marécages; il courtctvec beaucoup de vîtelse.

La chaste du Vaneau commence vers la Toustàints,& finit à la Sainte Catherine. Pour la pratiquer, il fautajuster des filets de dix pas avec une maille large dehuit doigts, & avoir une croisée de quinze pas de long 1 ,avec une demi-toife qu’il faut mettre à f endroit oùcroise Ja croisée, qui sert à faire venir avec plus de vi-tesse ses deux pans du filet ; il est aussi nécessaire d’a-v °ir une vingtaine ou environ de Vaneaux morts &deux vivans aux perchantes ; il leur faut donner ducœur coupé en façon de vers , à manger, prenantgarde que toutes les représentations nommées des Oi-seliers soient miles au-deíìòus du vent, & la tête tour-née dessous le vent, & deux au milieu. Pour contre-faire leur sistet naturel, il faut prendre une petitebranche de sarment, & la plier en deux avec uneec orce de vigne entre deux, & vous imiterez le sifle-nient du Vaneau. Pour son vivre vous lui donnerezdu cœur coupé par petits morceaux dans un petit potdu il y air aussi de seau. On les peut laisser courir dans* es jardins où ils rencontrent de petits vers & autrespetits insectes defquels ils vivent. Le Vaneau est or-dinairement fort gras & fort tendre ; Ton ne le videpoint pour le faire cuire , non plus que la grive, labécasse & se pluvier, & csest un excellent manger. On1 estime en France un mets délicieux. Gefner en ditautant de l’AIlemagne , & Aldrovand de lltalie. DeMare. Les Vanaux doivent être choisis jeunes,tendres, gras, & bien nourris. Ils excitent f appétit,í| s nourrissent médiocrement ; ils se digèrent aisément ;^ sont aussi estimés propres pour pousser pat les urines,Pour fortifier le cerveau, pour purifier le sang, & pourf^epss. u s p ro duifent un aliment peu solide , & quie dnlipe facilement : c est pourquoi leur usage n ac-commode point les personnes accoutumées à un grandexercice de corps. 11s contiennent en toutes leurs par-ties eaucoup d’huile & de sel volatil. Ils conviennenten tout temps & à route sorte d’âge & de tempéra-ment. Lemery. °

Vaneaux , en terme de Fauconnerie, font les plus grandesplumes des ailes des oiseaux de proie. Accipitris pennœma] ores.

VANELER. v a. Vieux mot. Être à Taise & vêtrarge. Bores qui 1 explique ainsi , en apporte pourxempse ces deux vers de Coquillard;

VAN

Lî

our mieux à Vaise yaneler ,

On met étoupes par dedans la ceinture:

VANENr r

étoit ^ Nom d’homme. Vaningus. S. Vaneng

sra gmen s a d en r mcnr du pays de Caux * 11 y a dìftérenslandus au « f v * e qui ont été donnés, partie par Bol-

T. II. des^ fanvier, & partie par le P.Mabiiion,Rappelle Varas ° ^enediB:. p. f)JZ. En Poitou onVarang. ^ ' d °ù vient fEglise & le Bourg de S.

VANEZA,Vannè 2a .t «

de Léon en Eso a »„» ' l?om d un village du RoyaumeP -ne. Vane la . Il est sor se rivière d’Qr,

bégno, à deux lieues d’Astorga, vers Torient méridio-nal. On croit que ce. lieu pourroit être l'ancienne Va-seta, petite ville des Vaccéens.

Il y a une autre Vanela aux confins de la Galice,à dix lieues d’Astorga, & on prend ce dernier villagepour Tancienne Pétavonium Superatiorum , ou Parao-nium , petite ville des Asturiens Cis-montans. Matv.HT? VANG. f. m. Mot qui signifie roitelet, petit roi. Csest1 e titre que TEmpereur de la Chine donne aux Chefsdes Tartares Monguls qui sont fous son obéislance,auxquels il ne permet pa« de prendre le titre de Kaiiqu’il fe referve.

VANGAN. Ville de la Chine dans 1 a province dcKiangsi, au département de Kiagan, de z d. 48' plusoccidentale que Pélcing, sous les 27 d. 28 ' de lat. feptent.« 3 *VANGKIANG. Ville de la Chine dans la provincede Kiangnan, département de Ganking, dsein degréplus occidentale que Pélcing, sous les 31 d. 15' de lan,feptent.

VANGEANCE. ") f Venceance.

VANGER. / v ... ) Venger.

VANGERESSE. ( 1 ) Vengeresse.

VANGEUR. J v Vengeur.

VANILLE, ou BANILLE. f. E Espèce de gousse longued environ un demi-pied, grosse comme 1e petit doigtd’un enfant , presque ronde , pointue par les deuxbouts , de couleur obscure, d’une odeur balsamique& agréable, & ssun goût un peu acre; elle contientdes semences fort menues , noires , luisantes. Cettegousse est le fruit d’une plante haute de quatorze ouquinze pieds, qui tempe le long des murailles & desarbres voisins, & qui les embrasse. Ses feuilles sontlongues, larges, femblabes à celles du plantain, maisplus grasses & plus longues. Ses fleurs font noirâtres.Cette plante croît au Mexique. Les Indiens Tappellenttlixochitl, & la gousse mecajùlhil. Les Espagnols ap-pellent la gousse v anilla, ou vaynillas, à cause qusellea 1 a figure d’une petite gaine. La vanille fortifie secerveau & l’estomac , elle atténue les humeurs vis-queuses , excite surine & les mois aux femmes. Elseentre dans la composition du chocolat ; on ssen sertaussi pour parfumer le tabac.

On distingue trois fortes de vanilles qui ne sontpeut-être que 1a même espèce qui varie selon le ter-roir , la culture, & le temps où elle a été cueillie.Ces trois espèces font là Pompona, ou Bova, c’est-à-dire Bouffie , dont les gousses font grosses & courtes ila Vanitie de Leq, dont les gousses font plus déliées& plus longues ; & la Simarona ou bâtarde , dont lesgousses font plus petites de toute façon.

Il n’y a que la Vanille de Leq qui soit de bon aloi,& marchande.

VANITÉ, f, f. Suivant la force grammaticale du mot,c’est la même chose que manque de fondement, desolidité. Vanitas , futilitas. C’est en ce sens que I ondit, que tout est vanité dans 1 e monde. Salomon s e-crioit : Vanité des vanités, & tout est vanité. Vani-tas vanitatum , & omnia vanitas. Agrippa a fait unLivre de la vanité des sciences. On ne laiste pas decourir après les biens du monde, quoiqu’on en recon-noiíse la vanité. Ce qui sert à la vanité, n’est que va-nité. Tout ce qui n’a que le monde pour fondement,fe dissipe & s’évanouit avec le monde. Fléch.

Le mot de vanité, dans un sens moral, fe prenddans une signification synonyme avec orgueil, & dé-signe , au moins dans Tufage ordinaire , un désir in-quiet de fe faire honneur des qualités qu’on a ou que1 on s’attribue : c’est une enflure du cœur qui grossità l’infini, aux yeux de l’amour propre, les avantagesque l’on a, ou que l’on croit avoir : une passion quifait que nous voulons être estimés, &' que nous dési-rons d’occuper la pensée de tout 1 e monde. L’empirede la vanité comprend tous les hommes : celui de laprésomption n’est pas tout-à-fait si étendu ; il lui échappequelques esprits du premier ordre. La vanité imitetoutes les vertus, & fait fe cacher fous des noms ho-norables , afin de ne point palier pour un vice.

Dans un sens plus rigoureux, & plus analogue al’origine de l’expression j le mot de vanité designe se