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passion d’vm homme qui cherche à fe faire valoir patdes qualités qu'il n'a pas. La sotte vanité semble être\ine passion inquiète de le faire valoir par les pluspetites choses, ou de chercher du nom & de la distinc-tion dans les sujets les plus frivoles & absolumentétrangers à la personne qui s’en prévaut. C’est le ca-ractère d’un petit esprit. L’homme ne pouvant renon-cer au désir d’êrre estimé , & ne trouvant rien d’esti-iuable en lui, se répand au dehoirs, & cherche à léfaire honneur des choses extérieures , & étrangères Lía personne. On tait vanité de la naistànce, de la for-tune, de sa beauté, de tout c&qu’on a. Une secrètevanité nous fait croire que chacun a les yeux fur nous,quoique personne ne nous regarde. Fléch. Iln’y avoirpoint de femme dont la vanité n’eût été fiatée de levoir attaché à elle. P. de Ct. Les soumissions de ceuxqui servent les Rois, l’éclat de la fortune qui les en-vironne, tout leur inspire la vanité , avant même qu ilssoient en âge de la connoître. Id. On parle peu quandla vanité ne fait pas parler. La Rochef. Nous n a-vouons nos défauts que par vanité. Id. Si les fortunesélevées enivrent la vanité des uns, les fortunes ab-jectes révoltent la vanité des autres. Dise. d’Él. Lavanité est si naturelle à tous les hommes , qu'il est
Í irelque injuste de la blâmer dans un Prince. S. Réal.Pourquoi faut-il que vos buffets gemisient fous le poidsde tant de vases précieux qui ne servent qu’à montrervotre vanité j & à irriter celle des autres? Fléch. Unegloire ambitieuse ne souffre point de petites vanités.S. Éva. Une fausse modestie n'est guère moins rebu-tante qu'une sotte vanité. Bell. La vanité excite l’a-version naturelle de tous les hommes. Nie.
On dit proverbialement, qu'une once de vanité gâteun quintal de mérite.
.Vanité , Orgueil , Présomption , Ostentation , &c. syno-nymes. La vanité, dit M. l’Abbé Girard, fait que nousvoulons être estimés. L’homme vain fe regarde dansles idées d’autrui. Avide d estime, il désiré d'ocCuperla pensée de tout le monde. On ne sautoir mieux lemortifier qu’en ne faisant aucune attention aux avan-tages dont il veut fe faire honneur. Voyeq les autres
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mots.
Sans vanité. Façon de parler adverbiale dont on fe sertdans le style familier , quand on a à dire de foi quel-que chose d'avantageux, pu d’extraordinaire. Sansvanité je sai ces sortes de choses-là mieux que lui.Acàd. Fr.
VANITEUX, iuse. adj. Qui a une vanité puérile ouridicule. Trop de régularité dans les repas devientmauvaise humeur, ou foiblesie vaniteuse. M.deCla-ville, Traité du vrai Mérite, p. zz8 &zzg de la z édit.Ce mot est répété à la page ^55, 011 dans l'intervallede la libéralité à la dissipation, l’on spécifie les généro-sités vaniteuses. C’est l’homme du monde le plus vani-teux. Il ne peut palier que dans le style familier.
Un Critique ctoit que vanitueux seroit meilleur quevaniteux , étant analogue à voluptueux & majestueux,qui signifient qui a de la volupté , de la majesté ; vani-tueux, íignifieroit de même, qui a de la vanité; vani-teux n’a point d’analogie avec les autres termes denotre langue. Malgré i’oblervation , on dit vaniteux& non pas vanitueux.
VANNE. f. f. Est une palle , ventail ou fermeture debois qui sert à arrêter & à conserver seau d un écluse,d un étang , d’un canal. Aquarii canalis valvula. Onleve les vannes pour faire palier ies bateaux. Ces ven-Laux se hauílent & se baillent dans des coulisses, pourlâcher ou retenir seau d un étang, d une écluse, &c.
DuCange dérive ce mot de venna, vitina & benna,qu on a dit dans la baise Latinité en la même signifi-cation.
En Fauconnerie on appelle vannes les grandes plumesdes ailes des oiseaux de proie.
Vanne. On nomme ainsi a Lyon, & dans quelques Pro-vinces voisines, ce qu on appelle ailleurs une Couver-ture ou Courte-pointe piquee.
VANNE, ou VENNE. Nom dune petite rivière deFrance. Venena, Veneta. Elle passe à Sens.
il y a une antre petite rjyière de même nom dans
la Provence , qui fort de la montagne de la SainteBaume & arrose le territoire de Marseille.VANNEAU. Voye^ Vaneau.
VANNER. V. a. Secouer, remuer le grain, Je jette r eiil’air avec un van pour le nettoyer, en séparant le graind’avec les paillettes, la baie & les autres ordures. Tri-ticum ventilare. Voiìà du Hié bien vanné & bien criblé.Vanner les aiguilles. C’est après qu’elles ont été lessi-vées , c’est-à-dire, après qu’ón les a lavées dans seauâvec du savon , ses faire ressuyer dans du son chaudun peu mouillé.
Vanné, ée. part.
VANNERIE, f. f. Méfier, ou marchandise de Vannie^vVoye\ ce mot.
VANNES, VENNES. Nom d une ville capitale de la Basse-1 Bretagne en France. Veneti, Venetice, DariorigumVenetorum. Elle est fur le golfe de Morbihan, à deuxlieues de la mer, & à vingt & une de Nantes, vers 1 ecouchant. Vannes est une ville aster jolie , Episcopale,suffragante de Tours, & on y voit le Château del’Her-mine, qui étoit un Pa.ais des anciens Ducs de Bretagne.Maty. Valois, Not. Gall.p. Long. 14 d. 55".lat. 47 d. 40’.
Les îles de Vannes. Insulte Veneticœ. Petites îlesde la Bretagne. Elles sont dans la mer de Gascogne,entre Beiíeile & l’embouchure de la Loire. Les princi-pales font Heydic , Houat & les Cardinaux. On croisqu’elles sont celles qu’on appeloit anciennement, Nefcades injulœ.
VANNET. 1 . m. En termes de Blason, c’est une coquilledont on voit 1e fond, pârce qu’elle resiembie à un vanà vanner.
En termes de Pêche on appelle vannets des filetsque l’on tend en différentes manières fur la greve que1e flux de la mer couvre.
VANNETTE. s. L Panier rond dans lequel on vanne IVvoine, avant que de ia donner aux chevaux.VANNEUR, f. m. Celui qui vanne les grains. Ventilator- 8 ^ 2 * VANN1EN. Ville de la Chine dans ta province deKiangsi, au département d’Iaocheu.
VANNIER, f. m. Ouvrier qui fait des Vans & tous autresouvrages d osier, comme paniers, hottes, claies, cages,&c. Il vend aussi des pelles, boisseaux, soufflets, &c.Ventilabrorum aut vajorum vimineorum propola , ar-tifex.
VANNUNGAN. Ville de la Chine, fur la route dcCanton à Péking , entre Cancheu & Példtíìven.
VAN-ROBEZ. On prononce assez communémentVawbe\, d’autres Varobais. Drap de Van-robe^. Sortede draps d une excellente fabrique, ses meilleurs quise fabriquent en France. Cette manufacture est établieà Abbeville par le sieur Van-Robez, de qui ces drapsont pris leur nom.
On dit aussi absolument du Van-r ob e^.
VANS. Petite ville du bas Languedoc , Diocèsed’Usez.
VANTAIL, s. m. Manjeau ou battant d une porte, quis’ouvre des deux côtes. Valva , valvula. On appelleaussi vantaux de fenêtres , les volets qui ferment unefenêtre de haut en bas.
Vantail , se disoit aussi autrefois d une partis de l’ha-bilîement de tête par où 1 e Cavalier respiroit.
VANTARD, s. m. Terme du style familier. Qui sevante indiscrètement. La Bruyere se plaint de la pros-cription de ce mot. On ne lui a rien substitué.VANTELER. v. a. Vieux mot. Il s’est dit d’un étendardque l’on voyoit ondoyer.
VANTER, v. a. Proner quelqu un. Laudibus efferre ,praedicare. On ne sauroit rrop vanter Homère & Vir-gile. Tous ces Philosophes si vantés de l’Antiquité onteu de grandes foibleflès. Ton nom est du Midi jusqu’àl’Ouríe vanté. Boil.
Nicod prétend que ce mot vient de venditare, aussibien que Voffius, & Ménagé après eux.
On dit aussi, se vanter , se louer soi-même, se gl°"rifier. Jaclare j'e, extollere f. Les Poètes font soj etsà se vanter, & Malherbe sor-tout. Cicéron & Balz a Çse sont bien vantés dans leurs Ouvrages. Pourquoivanter vos prouesses à tour propos? cela sent le fan-faron.