VAN VAP
faron. M. Sc. Le François fe vante de ce qu’il a fait,^Espagnol de ce qu il fera. S. Évr. Chacun vante soncœur ; c’est une vanité à la mode. S. Évr. Les Bergersne sauroient vanter que leurs amours. Font.
Vanter , louer , considérés dans une signification syno-nyme. Voici les nuances que M. l’Abbé Girard observeentre ces mots. On vante une persenne pour lui pro-curer l’estime des autres ; ou pour lui donner de laréputation. On la loue pour témoigner l’estime qisonfait d’elle , ou pour lui applaudir.
Vanter j c est dire beaucoup de bien des gens , &leur attribuer de grandes qualités, soit qu’ils les aientou qu ils ne les aient pas. Louer, c’est approuver avecune forte d admiration ce qu’ils ont dit, ou ce qu’ilsont fait, soit que cela le mérite, ou ne le mérite point.On vante les forces d’un homme, on loue fa conduite.
Le mot de vanter suppose que la personne dont onparle est diftérente de celle à qui la parole s’adresse ;ce que Je mot de louer ne suppose point.
Les Charlatans ne manquent jamais de se vanter ;ils promettent toujours plus qu’ils ne peuvent tenir,ou se font honneur d une estime qui ne leur a pas étéaccordée. Les personnes pleines d’amour propre fedonnent souvent des louanges ; elles sont ordinaire-ment très-contentes d’elles-mêmes.
fl est plus ridicule, lelon mon sons, de so louer foi-^eme que de so vanter; car quand on fe vante par ungrand désir d’être estimé, c’est une vanité qu’on par-donne ; mais quand on se loue par une grande estimequ’on a de soi, c’est un orgueil dont on le moque.
Quand ce verbe est suivi de la préposition de, ouprécédé de la particule relative en ; il signifie, se fairehonneur d’une chose. Il se vante de lui avoir renduplusieurs services. Il l’a souvent obligé; il s en vante.
Se Vanter signifie quelquefois prendre une choie fursoi, en répondre, le laite fort de . . . Aliquid in Jerecipere, si f e van te de faire réuffir cette affaire.
On dit proverbialement, il fait bon battre glorieux,il ne s en vante pas.à part.
» ANIERIE. si f. Discours trop avantageux de soi-méme;losange qu’on se donne à soi- même, & qui marquede la vanité. Jaclatio, jactantia. Le reproche qu’onrait arx Gascons, roule fur leur continuelle vantevie.La vanterie est fort déplaisante , parce qu’elle éíevecelui qui se vante au-deíìus des autres. M. Esp. LaVanterie est une vanité grossière , & qui rend leshommes méprisables & ridicules. Id.
VANTERRE. f. m. Vieux mot. Vanfeur. On a dit aussi,
VANì ire vantl Jj on > pour dire, fe vanter.
^ N LEUR. f. m. Celui qui fe vante. Les grands van-^ Urs sont d’ordinaire de grands menteurs. J a a a tor,
vjntofus. ç e moc jsieíl pas reçu. Vantard est admisdans le st yle f ... *
VTOEsi. v _ a Terme à Charpentier. Mettre desdoues, ou de bonnes planches de deux pouces d’épaispour retenir l’ eau .
V A O
«O VA-OUTRE. Tenue de Chasse, dont sc sort le valetde limier , lorlqu il alonge le «ait à son limier, & letait marcher devant lui pour quêter.
VAP
VAPEUR, f f. Du Latin vapor. Terme de Physique. Onappelle vapeurs, les particules les plus déliées de l’eaurpft S ^osos humides élevées dans l’atmosphère ter-termins^ ^ a ^ i0n à soleil ou par celle des feux sou-
sépared 10 p du ^sest jointe à celle des feux souterrainsmolécule ^ es particules les plus déliées : ces petitesautant de ^ Ue st ue sones Physiciens regardent commequ’unp areì ? etlt; , s halons vides, devenues plus légèrespar les l 0 i x de n?* 6 dair ’ s ’élèvent dans l’atmofphèreune région ost e i[ yd 5 ostati que, & vont sc réunir danspesant que celui ^ l0nt en équilibre avec un air moinsque nous reíoirons anv- f>,ivirnn<; dp la
VAP
2
terre.
Tome VIIt. j-,
Ces Vûpeurs forment les nuages, les brouillards, lapluie, la neige, la grele , la roíée, le serein, & toutce qu’on appelle météores aqueux. Voye\ ces mots.
Quelques-uns confondent les vapeurs avec les exharlaijòns , & emploient indifféremment ces mots l’unpour l’autre. Mais pour parler correctement, il ne fautappeler vapeurs que les particules qui se détachent descorps humides ; & exhalaisons, les particules qu’en-voient les corps secs, comme le soufre. Voyei Exha-laison.
Vapeur, en Peinture. Torique la perspective aérienneest bien entendue dans un tableau, & qu’il y régné untrès-léger brouillard qui rend les objets tendres & flous,On dit : il régné une belle vapeur dans ce tableau ; cesobjets sont tendres & vaporeux. Vauvermans & ClaudeLorrain excelloient en cette partie. Encyc.
Vapeurs , en Médecine. C’est ainsi qu’on appelle les af-fections hypocondriaques & hystériques, parce qu’onles croit causées par des vapeurs subtiles qui s’éseventdes parties inférieures de l’abdomen, particulièrementdes hypocondres & de la matrice vers le cerveauqu’eíies troublent, & rempliílent d’idées extrav agautes.Cette maladie dans les hommes s’appelle affection hy*pocondriaque , 8c dans les femmes, affection ou Jùjfo-cation hyjìérique, mal de mere.
On attribue aujourd’hui ces vapeurs, nòn aux pré-tendues fumées élevées de 1 estomac ou du bas ventrevers le cerveau , dont l’idée paroîr combattue par lathéorie & l’anatomie ; mais aux mouvemens spasmo-'diques des nerfs. L’irritation des fibres nerveuses desviscères contenus dans le bas ventre , du foie, de larate, de la matrice, affecte fympathiquement le cer-veau par la communication de la huitième paire denerfs avec le grand nerf intercostal -, & cette commu-nication est la cause unique de ce qu’on appelle ytz-peurs & des symptômes étranges qui les accompagnent.
Aussi tout ce qui peut altérer, vicier le soc nerveux,est capable de procurer cette maladie, une vie molle,oisive, les plaisirs habituels, la bonne chère , les pas-sions fortes, un travail d’esprit continuel, &c. Rare-ment, voit-on les vapeurs attaquer les gens de la cam-pagne , accoutumés à un exercice manuel, aux tra-vaux pénibles, 8c à une vie sobre.
On dit dans la même acception que les vapeurs duvin montent au cerveau & troublent la raison.
On donne encore le nom de vapeurs à une certainemaladie dont l’effet ordinaire est de rendre mélanco-lique, quelquefois même de faire pleurer", qui resterrele cœur & embarrasse la tête.
Bain de Vapeurs , en Chimie. Voye\ Vaporeux.Vapeur se dit figurément des choies qui ont quelqiterapport avec les parfums. Il est difficile que la vapeurde cet encens perpétuel qu’on donne aux Grands, n’é*touffe leur verru naissante, & qu’ils ne viennent à con-fondre la grandeur avec l’orgueil. Fléch.
On dit aussi au figuré des choses sobti.es, passagères& de peu de durée, que ce n’est qu’une vapeur. Va-P°r. L ame des bêtes n’est qu’une légère vapeur. Cesonge , cette apparition s’en est allé comme une va-peur.
Vapeur , dite simplement : en termes de Philosophiehermétique, c’est le Mercure hermétique, qui s’éieveen f air en forme de vapeur. Dic.Herm.
Vapeur potentielle du Métal : c’est son ame, fasplendeur & son essence.
VAPOR ATION. í. f. Terme dé Chimie, qui se dit de1 action de la vapeur. Vaporatio , exh alatio. Il se faitun bain qu’on appelle de vaporat ion, ou v opératoire,qui fait agir la chaleur , ou l’humidité d une vapeursor un autre corps qu’on veut échauffer ou humecter.VAPOREUX , euse. adj. Épithète qui s’applique à cer-taines choses qui étant reçues dans 1e corps humainy causent des vapeurs. Vaporojiis, vaporiser. Le laitest vaporeux. La casse est vaporeuj'e.
En Chimie on appelle bain vaporeux, plus ordinai-rement bain de vapeurs , une distillation dans 'agnelle1e vaisseau où font renfermées les matières à distiller,est échauffé par les vapeurs de l’eau bouillante, c est-à-dire, qui se fait dans des vaisseaux disposes un au-
O o