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COVARTIAS. s. m. C'est ainsi qu’on appelle des Bra-mines ou Prêtres Indiens qui ont embrassé la vie céno-ïitique, & -vivent en communauté fous un Supérieur•général & d'autres Supérieurs choisis parmi eux. Ilsvivent d’aumône, & pratiquent de grandes austérités.
VARTIGUE. Sorte de jurement burlesque &de paysan.Herclc, me hercle. Ha vartigué , Monsieur , que deIantiponage. Mol.
VARWICK. FojcçWarwix.
VARZI. Petite ville de France, à cinq lieues de la villed’Auxerre.
VAS
VAS. f m. Nom d’homme. Evasus. Saint Vas de Casai.La fête de Saint Vas de Calai se fait le premier deDécembre.
as breve. Terme d’Anatomie. Ce sont deux motsLatins qui signifient vaijseau court. On trouve au fonddu ventricule un vaiílèau que l’on appelle vas breve ,'parce qu'il est fort court ; il a plusieurs petits rameauxqui vont du fond du ventricule à la rate , ou bien sui-vant" Fustige que les Anciens ont voulu leur donner,de la rate au ventricule : car ils cr©yoient que la rarelui envoyoit par ces vaisseaux un suc acide, qui agilsant sur la membrane intérieure de 1 estomac y causoitle sentiment de la faim ; qu'il y arrêtoit les aiimensautant de temps qu'il étoit nécestàire; & que par sonacide il aidoit à leur distolution. Mais quand on exa-mine les rameaux de ce vaisieau , l'on voir qu ils nepercent point dans l'estomac, & que ce ne font quedes branches de veines, qui reportent le sang dans íerameau splénique, d’où il páste à la veine-porte.Dionis.
JE VAS , ou JE VAIS. Voyei Aller.
YASART. adj. Terme de Marine. On appelle Fond va-sart , un fond qui est tout de vase dans quelque en-droit de la mer.
VASCAPU. Voyei Eisnthorn.
VASCULAIRE, adj. m. & f. Terme d’Anatomie. Qui aplusieurs vaisièaux, veines, artères, &c. Vasis , vascu-lis abundans . Le tisiii vasculaire Sc valvulaire du pou-mon. Mém. de Tr.
Vasculaire, f. m. Terme d'Antiquité, nom de métierchez les Romains. Orfèvre , ouvrier qui faifoít de lavaistelie d argent fans bas-reliefs & fans .figures de dif-férentes matières. Voye\ Saumaile fur Solin, p. 1044&fuiv. Vascularius. De-!à vient, dit cet Auteur, queCicéron dans la VI e Verrine, n. 54. distingue Vascula-rius de Cœlator. Dans fart qu'on nommoit en GrecEyffitirT/zï), qui étoit fart d'ajouter à un vase de quel-que métal des ornemens de pierres précieuses ou d'autremétal, les Vasculaires & les Cœlatores étoient difté-rens ; les Vasculaires étoient ceux qui faisoient le vase,< 8 c les Cœlatores étoient ceux qui y ajoutoient les agré-mens : mais dans Fart qu'on nommoit Toçîu/Wíi , c’est-A-dire, Fart de tailler ou d'imprimerdesbas-reliefs, &des figures furie métal, les Vàjculaires étoient aussiCce-latores, ou Graveurs; c'est-à-dire, que ceux qui faisoientle vase faisoient aulîîlesbas-reliefs défigurés dont il étoitorné. Tout cela est vrai, excepté ce que Saumaisesemble dire , que les Vasculaires travailloient en ar-gent pur. Vajcula ex argento puro faciebant , c'est-à-dire , sans ornemens & fans figures. Car c'est là, commeSaumaise le dit lui-même , ce qu’on appeloit argentpur , argentum gurum: cela donc semble dire que lesVasculaires ne travailloient qu'en argent ; l’endroitde Cicéron , cité par Saumaise lui-même , montre lecontraire ; car les Vasculaires & les Cœlatores ou Gra-veurs dont il parle, ne travailloient qu’en or. Mensesocio continuos opus his non defuit , cùtn vas nullumfieret nisi aureum. II falloir donc dire que les Vascu-laires croient ceux, qui vascula ex auro , vel argento,ou plutôt en général, ex metallo puro faciebant , quifaisoient des ouvrages d or & d’argent, ou plutôt dequelque métal que ce fût, fans bas-reliefs ni figures.Ce mot ayant le sens que nous venons de déterminer,on ne peut pas, parlant exactement, traduire Vascu-larius par le mot Orfèvre; car nos Orfèvres font plusque ne faisoient les Vasculaires. Ils font Vasularìi,
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Cœlatores , Toreutce. Ainsi il est bon, sur-tout dansdes ouvrages d’érudition, de retenir le nom de Vas-culaire pour parler plus précisément en Antiquaire ha-bile , & pour ne rien confondre.
VASCULEUX. adj. Terme de Médecine qui signifie, quiest rempli de petits vaisteaux. L œsophage est composéde plusieurs membranes dont il y en a une que lesAnatomistes appellent vasculeuse , parce qu’elle est com-posée d'une infinité de vaisteaux. Cette membrane estentre une qui s’appelie muscuieule, & une autre qu'onappelle nerveuse. C'est la même chose que vasculaire.
VASE. s. m. Vaiílèau qui est fait pour contenir des li-queurs , & qui, pour l'ordinaire , est plus de paradeque d’usage. Vas. On met des vases de cristal, de por-celaine, sur des buftets, lur des cheminées, pour leurservir d'ornement. Vos bustets font chargés de vasesprécieux, où la façon relève le prix de la matière. Fl.Les cabinets des Curieux font pleins de vases antiques.On appelle vases sacrés, le calice & le ciboire. Lesvases qui fervoient au Temple de Salomon, s'appeioientauílì les vases iacrés. On appeloit de même les-vasesqui servoieiït aux usages de la religion Payenne.
Vase , s'empioie quelquefois au figuré. Notre cœur estun vas qui peut corrompre tout ce qu'il reçoit. Vas.Nie. S. Paul est appelé dans l'Ecriture un vase d’élec-tion. Vas electionis.
On appelle en Architecture des vases , certains orne-mens qu'on met au-destus des corniches, ou fut unsocle ou piédestal qui représente les vases dont les An-ciens se servoient, particulièrement aux laetifices; quiportent des fleurs, qui exhalent de Fencens, Vascula.Ils font quelquefois enrichis de bas-reliefs.
Vase, est auflì un ornement de Sculpture isolé & creux,qui posé sur un socle ou un piédestal, sert pour déco-rer les bâtimens & ies jardins-, comme il s’en voir debronze & de marbre de disterens profils, enrichis debas-reliefs à Versailles. Daviler. Vàsculum.
En Architecture, on appelle encore ainsi le corps duchapiteau Corinthien & du Composite. Voye{ Cam-pane. Daviler.
Vase d'amortissement, se dit de ceux qui terminentla décoration des façades, & font ordinairement isolés,ornés de guirlandes, & couronnés de flammes. Il s’enfait aussi de de nu-reste f, comme à {'hôtel Fieubet àParis. Cette forte-d ornement s’empioie encore au-dedans aes bâtimens, au-deí.us des portes, cheminées »&c. Daviler.
Vase d enfaitement , se dit de ceux qui se mettent surles poinçons des combles ; ils font ordinairement deplomb quelquefois doré, comme au château de Ver-sailles. Daviler.
Vase de Treillage. Ornement à jour fait de verges defer & de bois de boìíïeau contourné selon un profil,qui sert d’amortistèment sur les portiques & cabinetsde treillages. Les plus riches de ces vases font remplisde fleurs & de fruits qui imitent le naturel, & ont desornemens pareils à ceux de Sculpture , comme il s'en*voit de fort beaux dans les jardins des hôtels de L en-vois & de S. Pouange à Paris. Daviler.
Vase de Sacrifice, ceux qui servoient dans les Sacri-fices chez les Anciens > & qui étoient souvent employés,dans les bas-reliefs de leurs Temples, comme étoientles vases qu'ils nommoient grœfericulum, Jympulum ,&c. Le premier étoit une espèce de grande buretteornée de sculpture, ainsi qu’il s'en voit encore une à lafrise Corinthienne du Temple de Jupiter Tonant , rap-porté dans le Livte des Édifices antiques de Rome duSieur des Godetz : le Sympule étoit un plus périt vasen manière de lampe,’ qui fer voit aux libations desAugures. On a introduit ces sortes de vases dans quel-ques bâtimens modernes ; mais ceux de notre Reli-gion, comme font les calices, burettes, bénitiers, stc.conviennent parfaitement bien à la décoration de FAvchitecture de nos Eglises, ainsi qu’on le peut voir dan scelles de S. Roch, de S. François Xavier du Noviciides PP. Jésuites à Paris, &c. Daviler.
Vases de Théâtre. Ce font, selon Vitruve , Liv- f*Ch. 5. de certains vaisteaux d'airain ou de poterie (st 11 j
xppelìeEcheia) qui se raettoient en des endroits caches
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