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Tome huitieme. [THA - Z.]
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VAS

Ï Ous les degrés de l’Amphithéâtre, & qui fervoient pourla répercussion de la voix. On tient qu'il y en a decette forte dans i’Églife Cathédrale de Milan > qui estfort harmonieuse. Daviler.

Vase. Ce mot fé dit aussi parmi les Orfèvres & les Po-tiers detàin, du milieu d un chandelier d’Églife , quia quelque figure ronde tirant lur la forme de vase.Scapi candelabri pars in vasculum, efformata. Le vasede ce chandelier est Sien fait.

Vase, fe dit aussi quelquefois par les Fleuristes : maiscalice est plus usité. Le vajè , ou plutôt le calice d’unetulipe , c est le haut de la tulipe , dont les feuillesforment une manière de vas ou de calice. Calix.

Vase , en terme d’Astronomie , on appelle vase ou le> tine Constellation Méridionale composée de septetóiies, toutes les sept de la quatrième grandeur. On. fautrement cette Constellation la Coupe.

J/ASh. I. f. Signifie en termes d’Agriculture, une terrebouroeuse & saris consistance. On le dit de même decelle qui est au fond de lâ mer, des rivières, des étangs,ou dans'les matais. Lirnus , limòfà terra. Ce vaillèauest échoué dans la vajè. Le pastage de cette armée arompu le gué , parce que ce n’étoit que de la vase.

_ Enfoncer dans la vase d’un étang. Ablanc.

VASENTO , óu BASIENTO. Nom d’une rivière duR°yaum e de Naples. Basòntinus fluvius. Elle prend fai°urce près de Potenza, dans la Basilica te, traversetoute cette contrée du couchant âu levant, donne son,10 m a u bourg de Ba/icnt o, se déchargé dans le golfeôe Tarente. Baudrand la nomme Valento.

VASEUX, euse. ádj. m.& f. Qui a de la vase. Limosus,c <£noJ'us. Un fond de sable vajeux. Frézier. Un ter-rein vaseux est un terrein trop abreuvé d’eau, ce qui‘e rend comme de la Vase. Il y à des arbres qui viennent

V tï*™ bottes de terres.

AoGAU, ou WASGAU. Contrée de France, dans la

v i ríl'lf'Alface , dont elle comprend une grande partie.ASIER.E. f f. Grand bassin dans les salines où son faitVenir & où on laistè chauftet seau pour la faire coulerdans -es veillérs par sarène & les canaux. Dicí. desz 7.}z.

VASlLl. Nom d’un village de la Sacariie en Morée.Banum S. Bafilii. Il est fur la rivière deTéira, entreLorinthq & Argos, à cinq lieues de chacune. On leprend pour sancienne Cleonae , Cleone , Cleona , petitevide de 1 ’ Argie. Sanson les distingue pourtant dans fa

. carte de la Morée. Maty.

VASlLlCA, ou BASILICA. Nom d’une ville autrefoisconsidérable du Péloponnèfe, & qui fe nommoit Si-Cl °n. Elle étoit capitale de Ia’ Sicionie. Basilica. Ellee *t ruinée. Il ny reste que cinq ou fix maisons avecbasilique ou Église, dont elle a pris son nom. Cese .es so nt dans j a Sacanie cn Morée , fur une mon-rouchi Uptès du , go!fe de Lé P ante ’ a quarte lieues au

VASlLIGOl\ou 0r £ the ’ xxr

Grande r-,

oree, qu on nomme encore Iris. Basiili-potamos , ris. Elle coule dans la Zaconie, ou le paysdes Memores baigne Mission ou Lacédémone & Vat-donia , & fe déchargé dans l e golfe de la Colochine.Les Anciens 1 appeloient Homérus. Murathùn & Eu-l'otas.

AuQUINE. f.s. Cotillon 5 que les Demoiselles 5 dit Ni-Cot, verent entre leur chemise & la cotte. Ce mot n estP us ussie : on dit, un cotillon de dessous. Les cottesd!? d 3 Tù n’ont que lé devant de quelquemât"'- , C ’ & reste de toile ou de quelque autre

steurs l r> te ^ ÊS ss ie Us portent aujourd’hui plu-

mehilodì^ 0 }^^ peuvent être'appelées cotte à Japa o-, 22. ' j ■ pour Hérodote, part. L. to. p. chap. 2.8 .

vassal' e A lí'Ì eLa: ^ a y e ^73ô- „

Ja foi & j 1Ql ’ ,rn - oc f- Celui oii celle qui doit ptecetmouvaiit ^ Un Seigneur pour raison d’un fief

cfinchor. On P Pen n ant de !ui - Cliens betïejkiariusvasisial offense a PP e Ee-autrement homme défies. Si lesonne, ou cn ion fon seigneur, ou én sa per-

lonnie, qui emporte V*) colTmiet le crime de íé-Tome VIIL V “’vsscarion de son fief. L’Em--v J- arti&f

VAS

pereur a plusieurs Princes pour fes vassaux. Arrìèfë-vasij'al , est celui qui relève d’un Seigneur qui est lui—même vassal d’un autre Seigneur dont il releve. Ostne trouve point le nom de vassal employé dans ce sensjusqu’à S. Louis. Auparavant on appeloit ceux qui te 4noient un héritage en fief, hommes de leur Seigneur.

Ménage, après Cujas , dit que ce mot vient du La-tin vajjíis, qui a été fait de gejse, ou gejsus , ancienmot Gaulois qui signifioit compagnon d’armes , du motgejja, ou dé gejsu/n ou jœjum , q»j est une espèce dèjaveline dont les Gaulois fe íervoient, comme on voitdans Festus , Ihdore & Nonius , parce qu’on appeloitles hommes vaiìlans gejsos , gej'os, ou wejsos. Ra-gueau dit qu’il vient de l’Allemand gejèl , qui signifieaussi compagnon d’armes. On difoit autrefois vajjèurpont vajjal, d’où vient tant de noms de le Vajseur &VavaJJèur. Le mòt de vassal signifioit aussi autrefoissoldat , parce qu’on ne donnoìt les fiefs qu’à des gensde guerre. Du Cange dit aussi, que le mot de vassalvient de vassus qui signifioit autrefois serviteur ou do-mestique du Prince, & quelquefois il a signifié desComtes ou Asesèurs dans les jugemens publics. Il àsignifié aussi simplement soldat -, & il rapporte au longI origine du mot de vassal, & fes fonétions. Vossiustient qu’il vient d è vas, pleige , d’où vient que lesvassaux ont été appelés fidelíes & féaux , comme quidiroit vadal

Ce terme qui n’est plus én usage que dans le droitféodal, est fort ancien. Il a signifié originairement unhomme de guerre, ensuite une personne qui dépendd’un Seigneur, & est obligée de le suivre & servir enguerre. Autrefois le Seigneur supérieur, assuré de l’as-íistance de ses vassaux & arrière-vassaux, pouvoir dé-clarer la guerre de son autorité privée. Ce droit n’ap-partient plus qu’áu Roi.

Le vassal est celui qui possede des terres qui releventd’une Seigneurie, soit en fief, soit en roture.

Vassal , se dit quelquefois en style badist Si ssimiliec-pour Inférieur. Inferior.

Si je comprends votre visée,

On laissera pour la priséeVirgile qui ríeut point d’égal.Oh sdche\ que sur le Pèrmesse*Votre Horace avec sa finesse,N’efl tout au plus que son vassal.

On dit proverbialement en matière féodale , tandisque le vassal dort, le Seigneur veille ; & au contráire»quand le Seigneur dort., le vassal veille ; parce que ssle vassal négligé de rendre la toi & hommage, le Sei-gneur saisit le fief & fait les fruits siens ; & qu'au con-traire le vassal fait les fruits siens tant que le Seigneurest négligent de faite saisir le fief. On dit aussi, qu un.Seigneur de beurre mange un vassal d’acier ; pourdire j qu’il jouit du sief du vassal pendant la contesta-tion qui est entr’eux. On dit autrement j Seigneur défeurre ou dé paille.

Vassal est aussi adj. La Noblesse vassale ne ■payoirpointde tribut, ni la moindre chose en argent ; mais aussielle montoit à cheval pOnr défendre ie pays.. Le Cy-rus mod. Mais s’il s’agistòit de. quelque subside ex-traordinaire qui ne regardât point la guerre - Ja No-blestè vassale étoit obligée d’y contribuer à proportionde la quantité de fes chevaux. ïd.

VASSELAGE. f.m. État de vassal, dépendance où il està l’égard du Seigneur dont il releve. Clientela , juschentelare. La Nobleíle pense perdre son lustre en en-trant dans un vajjèlage lubaîterne. Pat. Ondistinguoitautrefois entr e vajselage-lige , & vass’ehigesmple. Levasselage-lige n’appartient qu’au Roi, parec qu’il em-porte une obligation du vassal de servir fou Seigneurà la guerre envers tous, &.eontre tous. Dans lé vase -lage simple la feauté au Roi est toujours réservée. Iy a aussi un vasselage aétif, qui est le droit ùe feuda^lité fur l’héfitage tenu en fief. On a aussi appelé vnyfilage , les bons services que le vasial avoir rendus enguerre à son Seigneur par fa vaillance.

PP