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pulsion de l’air, qu’elles en suivent toutes les varia-tions. Elles s’engourdislènt quand il se resserre ; elleslanguissent, quand elles en ont peu ; elles périsseniquand elles en manquent ; elles se raniment quand ilagit sur elles. Voye\ Maiadies des Piantes. VoilàUne espèce de respiration.
Les sucs nourriciers , connus fous le nom de seve,sucés par les racines, montent continuellement par lesfibres du bois vers les branches , & descendent conti-nuellement des branches à la racine par les fibres del’écorce. Serrez la tige d une plante de tithymale avecune lisière vers son milieu. Tout ce qui est au-delsusde la ligature se gonfle peu-à-peu, & se rompt enfinsi la tige demeure longtemps serrée. Voilà donc unmouvement de circulation dans les plantes.
Ces sucs, en circulant, laiíïent dans les différentesparties du corps de la plante, les alimens propres à fanourriture. C’est pourquoi cette circulation est regar-dée comme la cause physique de l’accroisiement de laplante. Voye\ Accroissement.
La chaleur qui régné dans le sein de la terre, Fin-rroduction d un nouveau suc dans la racine, la figurecapillaire des fibres ligneuses, faction de l’air, parti-culièrement son ressort, sont autant de causes qui fontmonter la seve jusqu’au sommet des arbres. Tout cequi n’a pas servi à la nourriture des différentes partiesde la plante, ou qui ne s’estpas évaporé, descend versla racine , non-feulement par fa gravité, mais encorepar l’impulsion des sucs ascendans. Voilà en deux motsle système de la végétation des plantes, & le méca-nisme par lequel elle s’opère. Voye\ tous les articlesrelatifs ou cette matière est plus amplement discutée.
Il y a des secrets pour avancer la végétation desplantes & leur accroissement. On travaille, on remue,on fume la terre , parce qu’étant ainsi préparée, elleen a plus d’interstices propres à transmettre la pluie,les vapeurs & la nourriture j usqu’aux racines : plus desels propres à fournir des sucs, plus d’air dont le res-sort fait entrer les sels & .l’eau dans les fibres des ra-cines. Voulez-vous avoir des pois & des fèves danspeu de temps ? mettez-les pendant 8 ou 9 jours dansde l’huile chaude ; faites-les griller ensuite, semez-les ;ils loveront dans une heure. Vouiez-vous avoir deilaitues , des choux fleurs ? mettez la graine tremperdans l’eau de vie ; mêlez dans le terrein de la chauxéteinte avec un peu de fiente de pigeon ; vous aurezde la salade en deux fois 24 heures. M. Boyle fait men-tion d’un curieux qui fit servir à ses amis fur la fin d’unrepas une salade de laitues qu’il avoir semée en leurprésence immédiatement avant que de se mettre àtabie.
Tout ce qui facilite par son action le développementdes graines cause ou hâte la naissance des plantes. Telest l’efiet de l’eau de vie & de la fiente de pigeon r &c.
Les Philosophes hermétiques définissent la végéta-tion , l’extension artificielle de quelque mixte procé-dant du dedans au dehors par un menstrue universel& une chaleur convenable, pour montrer commentle composé s augmente naturellement & par degrés.Dict. Herm.
Il y a en Chimie une espèce de végétation qu’onappelle l’arbre de Diane. C’est la végétation du Mer-cure. Il y en a encore une autre depuis, qu’on nommel’arbre de Mars, & dont la découverte est due à M.Lémeri le fils. C’est la végétation du fer. Voye\ lesMémoires de l’Académie des Sciences, 1706. p. 39. &1707. p. 31. car quoique le mot de végétation ne con-vienne proprement qu’aux plantes, cependant il est enusage parmi ses Chimistes pour exprimer certaines cris-tallisations particulières, ou un arrangement de quel-que matière que ce puisse être, dont la figure exté-rieure reflemble sensiblement à celle des plantes; c’esten ce sens que les Chimistes appellent Arbre de Diane,ou Arbre philosophique , une végétation d’argent, &que M. Lémeri 1 e fils a donne se nom d Arbre de ferou de Mars a une autre végétation chimique qui a del’analogie avec la premiere, & qu on se sert pour cettevégétation d’une dissolution de fer faite par le moyende ì’eiprit de nitre. Voye? í l’Histoire de l’Acad. des
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Sciences 1706. p. 39. & 1707. p. 32. & les Mémoires1707. p. 299. & fuiv.
Personne n’a plus travaillé & avec un plus grandsuccès fur les végétations métalliques queM.Homberg.Nous avons de lui dans les Mémoires de Mathématique& de Physique du 30e Novembre 1692, une excel-lente pièce, dans laquelle non-feulement il donne unemanière infiniment plus prompte que la commune defaire l’Arbre de Diane ; mais il enseigne encore de nou-velles méthodes pour la production d’autres végéta-tions semblables, & il explique la formation de toutesces végétations par des raisons auíîî claires & aussi sen-sibles que sont ses expériences mêmes qu’il propose.Toutes ces végétations , à l’exception d une pour la-quelle il ne faut qu’une simple amalgamation d or oud’argent avec du mercure lans addition d’aucune autreliqueur; routes ces végétations dis-je, fe forment aumilieu d’un liquide, & au fond du vaisseau. Le seulArbre de Mars fe forme au-deflus du liquide, qui estmême enlevé tout entier au haut du v aille au, & quel-quefois en très-peu de temps. Ainsi il doit être regar-de comme une espèce de végétation metallique diste-rente de toutes les autres.
VÉGÉTAUX. 1 . m. pi. On désigne par ce nom collectifles êtres qui tirent leur nourriture de la terre ; toutesles plantes en général, les arbres & les herbes, & l’onappelle végétation faction par laquelle elles croissent.Vegetans dicitur ab animâ vegetante. Les végétaux sedivisent en arbres, arbustes, arbrisseaux, sousarbris-seaux , herbes, légumes, oignons, roseaux, chien-dens. On les divise encore en plantes terrestres & aqua-tiques , qui se soudivisent en ligneuses , bulbeuses,fibreuses, & herbacées. Voye\ ces mots.
VÉGÉTER, v. n. Du Latin vegetare qui signifie avoirde la force , de la vigueur. Terme didactique, quisignifie prendre de l’accroilsement par un principe in-térieur. On le dit proprement des plantes qui rirentleur nourriture de la terre ou d’un autre corps auqueíelles tiennent par les racines ou par quelqu’autre en-droit. Les plantes végettent jusqua ce qu elles meurent.
Végéter ie dit auffi parmi ses Chimistes', en parlant desvégétations métalliques. Vbye 3; ce mot. On a vu àParis végéter les métaux, for, l’argent, le fer & lecuivre préparés avec l’eau forte, dans laquelle on a .vus elever une e/pèce d arbre qui croît à vue d’œil, &le divise en plusieurs branches dans toute la hauteurde i eau, tant qu’il y a de la matière. On appelle cetteeau , eau de caillou , dont 1e secret a été donné parRhodes Canastè, Chimiste Grec, dont parle le Journaldes Savans de 1677.
On dit d’un homme qui n’a presque plus de raison-nement, ni c?e sentiment, qu’il ne fait plus que végé-ter. Acad. Franç. C’est un vieux idiot , un hommequi végette. M. Deflouches , acle 5. Jc. Q. p, iz 6 . deJon Dissipateur, tom. g.
VEGIA, V ÉG LIA. Nom d’une île de la mer Adriatique.Vegia j Veglia } Vegium, Curicla. Elle est dans legoíte de Carnero, fur la côte de la Moriaquie, entrellle de Cherlo & celle d’Arbe. Les Vénitiens font lesmaîtres de cette -île , où il n’y a rien de considérableque la ville de Vegia , qui a un bon port, une bonnecitadelle & un Évêché fustragant de Zara. On la nommeen Latin Vegia^ & Curìclum. Maty.
VÈGRE. Nom d une petite rivière de sise de France.'Vegra , Vegeria. Elle baigne Houdan, & se déchargedans f Eure, à Anet. Maty.
VÈGRES , ou VAIGRES, f. f. pi. Terme de Marine. Lesvègres sont des planches qui doublent le vaisseau endedans. Tabulatum navis interius. On appelle vègresendentées les planches, lorsqu elles sont plus épaisses :on y fait des entailles pour les joindre aux membruresdu vaisseau. On appelle vègres de ponti les vègres quifont 1e tour du vaisseau, fur leiquelles sont posés lesbaux du second pont. Elles ion t au fécond pont ce queles banquières sont au premier. On dit vaigrer, mettreen place ses vaigres , les planches qui font 1e revête-ment intérieur du vaisseau.
VÉGUÉE, ou LEGUEE, f. m . Terme du For de Béarn.Viguier, ancien Officier de Justice, dont ses fonótions