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Tome huitieme. [THA - Z.]
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VEG

â fait l’observation. Les engrais font favotabîes à la"Végétation. La végétation sc ranime au printemps.

La Végétation des piantes est une mécanique secrète,& qui s est cachée à toutes les recherches des Physi-ciens. Est-ce de f écorce , de la partie ligneuse , de lamoelle, q if elles tirent leur nourriture & leur accrois-sement? Des ormes dépouillés de leur écorce ne laissentpas de pousser des feuilles. Le platane & le liègechangent decorce comme les serpens de peau. Lesgreftes ne prennent point qu elles ne soient jointes à lapartie ligneuse de 1 arbre. Enfin les nœuds partent vi-siblement de la moelle. Mais ceux qui croient que c est1 ecorce qui porte la seve dans toutes les parties de1 arbre, répondent que dans les ormes dépouillés d’é-corce, un reste de fève agité par le mouvement de1 air produifoit des feuilles, mais qu ils périssoienr, quer‘ q -fois si y restoit encore quelque continuité desfibres de I ecorce ; qu’il n’est pas rare de voir des arbresentierement cariés en dedans fans aucune moelle, &avec peu de bois , qui se soutiennent verts pendantplusieurs années. Voyei l’Hist. de l’Acad. des Sciences«se lan 1714.

M. Marchant dans lès Mémoires de l’Académie desSciences 1709, p. 64. & fuiv. prétend que toutes lesparties organiques qui composent les plantes, con-tiennent une infinité de plantes invisibles, capables depmduire des espèces semblables à celles dont elles onttire seur origine & leur naissance, & que les produc-tions monstrueuses des plantes en font les preuves, &si rapporte diverses observations à ce sujet ; sur quoisel. de Fontenelle dans l’Histoire, p. 44. remarque quece bizarre principe de la Philosophie Scholastique furse manière dont famé est dans le corps , que le toutèst dans se tout, & le tout dans chaque partie, est doncexactement vrai à s égard des plantes, & qu’il est astezremarquable qu’on trouve réellement dans la matièrece qui avoir été imaginé comme une propriété parti-culière & incompréhensible de lsesprit : mais la re-marque est bien peu juste : & pour peu qu’on soit Phi-loíophe, on sait qu’il y a une différence infinie entrece que la Philosophie Scholastique entend pat son prin-CI P e ce qui le trouve dans ses plaœes. Voye^ en-core iur la végétation la même Académie, année 17x1.sesiì- p. 41. Mém. p. 100.

C est une opinion fort commune aujourd’hui parluiles Naturalistes, que c est seau qui contribue principa-lement à la végétation &a l’accroislèment des plantes.Voici ses expériences qu’on a faites lur cela. i°. Onmet une branche de heaume, ou de quelque antreplante semblable dans une phiole, dans laquelle il n’ya 9'ie de seau, & fans aucune terre. La branche croît,Poulie des racines, des feuilles , des branches. Voici

ss' e: ques expériences faites fur cette matière en An-rffotetrc.

Menthe commune dans Veau de fontaine .

Poids dela plantequand on

1 a misedans seau.

Poids dese plantequand onl’a tirée del’eau.

Poids quese plantea acquisdans seau.

Poids del’eau em-ployéependant

77 jours.

Propor-

tion del’augmen-tation dupoids de laplante avecle poids del’eau em-ployée.

^Tgrains.

4^gr.

Mgr-

2558 gr.

comme

1 à 17077*

_ _ ^ même plante avec de l'eau de pluie.

íj

! 0 -/

_r

1 7 gr. 7.

; o04.gr.

comme

1 à 171 77-

Ttl ?me pl an t e avec de Veau de la Tamise.

. z8 gr.

-L_54gr.

i l6 2X.

2A0 1 PT.

comme

1 à oc 2 *.

V E G ZÓ7

Du Solanum commun avec de Veau de fontaine.

- -- - -<

j comme

49 gr-

106 gr.

57 gr-

3708 gr. j 1 à6-)é?'.

Lathyrts , ou Catapulta Gerh. avec de Veau de fontainè.

comme

98 gr.

ioi T gr.

3-ígr.

2501 gr.

x à 7144

Ceci est tiré de M. Harris, qui rapporte un grand nom-bre d’oblervations fur cette matière. z°. On prend dela terre qu’on fait bien sécher au four ; quand elle estbien lèche, on la pèse ; on la met ensuite dans un potbien fermé , ou dans une terrine, où il ne puiíïè points’en perdre, 011 y plante une branche de saule, ou déquelque arbrisseau que l’on pèse auparavant ; on 1 ar-rose quand elle en a besoin, & Ion pèse toute 1 eauqu’on lui donne ; au bout de quelque temps qu elle apouffé, on l’arrache, on ramasse soigneusement toutela terre, on la renìet une seconde fois au four poursecher, on la pèse après qu elle est bien sèche, 011 ytrouve 1e même poids q u selle avoir avant qu on yplantât la branche de saule. Cependant cette branchea cru , elle a pouffe des racines, des feuilles, des ra-meaux ; on la pèse, son poids a beaucoup augmenté.Où a-t-elle pris la matière de son accroissement? Censest pas de la terre, puisqu’on y trouve le même poids.Reste donc que ce soit de seau seule dont on sa arro-sée. Woodward Anglois a fait un fort bon Traité dela végétation.

Cette expérience ne prouve pas autant qu’on lecroiroic bien. Elle prouve à la vérité que lseau contri-bue principalement, mais non pas seule à la produc-tion & à l’accroissement des plantes, comme on leprétend après Vanhelmont. Les eaux les plus pures nefont jamais absolument dégagées des parties terrestres& autres. On voit qu’il se formé un sédiment au fondd’un vase où son a laistë de seau reposer pendantquelque temps. Ainsi l’on peur dire que ces particuleshétérogènes qui se trouvent nécestàirement mêléesavec seau, dont on arrosoir la plante, conjointementavec seau contribuoient à saccroistèment de la plante.

Toute plante vient d’une semence ou d une graineoù elle étoit contenue en petit. Lorsque la graine estdans la terre, ses sucs nourriciers, c’est-à-dire ses par-ticules aqueuses, huileuses, félines, nìtreuses, sulfu-reuses » ctc. mises en mouvement par la chaleur sou-terraine , s’insinuent dans ses lobes de la graine, lesréduisent en une espèce de bouillie, se couvrent d’unëpellicule de cette pâte, pénétrent dans 1e germe plantécomme un petit clou àu haut des lobes, développpentses fibres. Voilà la naistance de la plante. Les memessucs pallant bientôt en plus grande abondance par sesfibres de la racine de la tige du germe, font que celle-là s’étend dans la terre, pendant que celle-ci s’éleveen l’air. Voyez Racine, Tige, Branches, &c. P.Paul.

On remarque dans la racine des plantes non-feule-ment des conduits très-ouvérts & très-nombreux ,mais encore une infinité de tours & de détours dontelle s entortille. C est pour cela que ses Botanistes croientque la racine sert d estomac & d’intestins aux plantes*C est la que se fait la digestion des sucs nourriciers»La chaleur souterraine échauffe la racine de la plante,dilate 1 air renfermé dans ses sucs nourriciers. Cet airdilaté fort de fa prison , atténué les sucs, ses brise endes particules très subtiles. Voilà une espèce de digesition semblable à celle qui s’opère dans l’estomac desanimaux. Voye\ Digestion.

Les trachées, c’est-à-diré , Ces canaux tournes enforme de vis ou de ligne spirale , qui d’une part abou-tissent à l’air extérieur par distérens petits rameaux ,& de sature s’étendeur en s’élargissant jusqu aux ra-cines , servent à la relpiration des plantes. Voye\ Res*riRATioN. Les plantes font tellement assujetties a 1 ira-.

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