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de toutes les -autres parties au ventricule drOìt, &même elle en reçoit une partie du poumon par la veinebronchiale. La veine azygos , ou fans pair , est uneveine de la poitrine qui n’est point appariée, qui n’apoint de compagne, comme la plùpart des autres. Onappelle veines capillaires des veines fort déliées, qui■ressemblent à des cheveux.
Les veines k distinguent auílï par leur situation, ensupérieure Sc inférieure , en ascendante & défendante ;en droite, comme la mésentcrique ; en gauche , commele rameau splénique ; en interne, comme la basilique ;en externe , comme 1 humérale. On les nomme aussidu nom des parties où elles font posées, jugulaires,phréniques, rénales, iliaques , hypo gastriques } épigas■ triques , axillaires , crurales, jarretières, ombilicales ,salvatéles , surales Jciatiques } saphèncs , médianes ,■céphaliques , thoracides Jousclavières , intercostales >coronales ,diaphragmatiques, cœcales, hémorrhdidales,cervicales, thymiques, mammales, gastriques,stoma-chiques, épiplóiques, Jplénìques, &c. On les distingueàuísi par la qualité de leurs fonctions etï émulgentes ,Jpermatiques, &c. Elles font toutes expliquées à leurordre.
On dit en termes de Médecine, ouvrir la. veine,pour dire, saigner. Venam aperire , sanguinem extra-here j venam incidere , tundere. Dégorger la veine;pour dire , la fermer , enforte qu’il ne reste plus desang fur l’ouverture de la plaie. Sénéque fe coupa lesveines pour mourir plus doucement. La circulationdu sang fe fait des veines dans les artères.
Veines , fe dit aussi des ondes de diverses couleurs quiparoistènt fur plusieurs bois, fur plusieurs pierres,comme si elles y croient peintes, & les Peintres lesimitent quelquefois, quand ils peignent des lambris :comme le marbre, f olivier , le noyer & particulière-ment leurs racines. Le marbre a plusieurs veines. Venalapidis, ligni , marmoris. Le lapis lazuli a des veines-dor. Ovide, en parlant de la métamorphose des pierresen hommes, dit:
Quod modo vena fuit } sub eodem nomine mansit.
Veine, se dit aussi de l’endroit de ces bois ou de cespierres qui est le plus foible, par où elles se rompentou se divisent, quand on frappe deslús avec quelqueeffort, encore quhl n’y paroisse au dehors aucunemarque. Lignorum venœ. Les Sculpteurs en bois & enpierre doivent connoître toutes les veines des bois &des pierres fur lesquels ils travaillent ,| arin q u sis ne leséclatent pas.
Les veines font une beauté dans les bois de placage;mais un défaut dans ceux d'assemblage de menuiserie,parce que c’est une marque d’aubier.
Les veines font une beauté dans les marbres mêlés.Les veines grises font un défaut dans le marbre blancpour la sculpture. C’est aussi un défaut dans les pierresqui fe délitent à l’endroit de la veine, qui d’ailleurs estune tache au parement dans les ouvrages propres.
Veine, fe dit aussi de la différente disposition, & naturedes différentes espèces de terre qu on trouve, quandon la creuse. Vena, stratum. Voilà une veine de terrequi est sablonneuse , une autre qui est d’argile , uneautre de roche. Voilà une veine d’ocre, de vitriol, d’a-lun, de calamine. Les eaux minérales ne prennentleur qualité qu’en passant par des veines de vitriol,d alun , de soufre, &c. On dit en ce sens une veined or, une veine d’argent, une veine de mercure , &semblablement des autres métaux , qui font certainsendroits de la terre où fe trouve la glèbe des métaux,& qui se distribue en divers rameaux, de même queles veines dans le corps humain. Veine métallique.Voyeq Filon. Tavernier a décrit les veines des minesdo diâmans qui font à Golconda, & la façon de les entirer. Veine riche, abondante ; & c’est ce qui a donnélieu à cette façon de parler figurée, cet homme esttombé fur une bonne veine, pour dire, il a rencontréheureusement. Académie Franc.
Veine, se dit aussi des filets d eau , des sources qui cou-leur fous terre par de petits conduits.
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'On dit en termes de Manège, barrer la veine à uncheval, lorfqu’on dégage la veine, Sc qu’après savoirliée dessus & desserts, on la coupe pour arrêter le coursdes malignes humeurs qui s’y jettent. Venam illigare.
Veine , fe dit figurément, & signifie quelquefois, désir,intention. Il vous a promis cela, mais il n’a veine quiy tende. Locution populaire Sc proverbiale.
On dit figurément, quand le sang bout dans lesveines, quand le sang est glacé dans les veines, pourdire, dans la jeunesse, dans la vieillesse.
On dit, le sang lui bout dans les veines, pour dire,il a des mouvemens d’imparience ou de colère. Lesang dans mes veines fe glace , pour dire , je fuis saiside crainte ou d horreur. Tant que mon sang couleradans mes veines, tant que je vivrai. Spiritus dùm re-get artus.
On le dit aussi du génie poétique. Vena poëtica.Cet Auteur a une veine seconde. Ce Livre est un estaide fa veine, le premier effort de fa veine. Sa veine estcoulante, facile. La veine de ce Poète n’est qu’un filet)elle ne couse que par gouttes ; elle est trop foible pourles grands desseins, Sc une élégie le met bien souventà sec. G. G.
SainÈ Amant ríeut du Ciel que fa veine en partage*
Boil.
VEINÉ, ée. adj. Qui a des veines. Voye\ Veineux.'C’est la même chose quand on parle du bois, du mar-bre , des pierres.
VEINEUX, Etï SE. adj. Terme d’Anatomie. Qui appar-tient aux veines. Venosus ; ad venas pertinens , veniscomprehensus. Le sang veineux a perdu dans la circu-lation beaucoup de parties spiritueuses Sc alcalines.
On appelle, artère veineuse, une veine que les An-ciens ont prise pour une artère , & qui est la veine dupoumon. Ac. Fr.
Veineux, eu se. adj. Qui a des veines. On le dit particu-*fièrement du bois Sc des pierres. On dit aussi veiné, dubois veiné. Du marbre veiné. Venojiis.
Veineux fe dit en Botanique des parties des plantes danslesquelles on apperçoit des ramifications que l’on com-pare à celles des vaiíïèaux sanguins.
VÉ-JOVE, VEJOVIS , ou VEJUPITER, & VEDIUS,f. m. Terme de Mythologie. Nom d un dieu des Ro-mains. Vejovis, Vejupiter, Vedius. C’étoit une divi-nité sinistre & malfaisante, & si on J’honoroit, ce n’é-toit pas qu on en attendit quelque assistance, mais pourla prier de ne point faire de mal. Vejovis avoir untemple à Rome, situé entre la Citadelle & le C apitoie.Dans ce Temple étoit une figure de ce dieu quitenoicdes flèches dans fa main, comme étant prêt à envoyerdes maux Sc des malheurs. Il avoir proche de lui, lafigure d’une chèvre : c’étoit la victime qu’on avoircoutume de lui immoler. Quelques-uns disent qu’iíportoit des cornes à la tête. On ne convient pas quelétoit ce dieu. Les uns disent que c’étoit Apollon , Scd’autres Pluton. Ovide dans ses Fastes, L. III. v.447.soupçonne que csest Jupiter. Voye\ Aulugelle, L.V.C. iz. La fête de Vejovis se faifoit la veille des nonesde Mars, 011 le sixième de ce mois. Struvius , Antiq.Rom.Synt. C. 8 . p.pfá. Elle fe faifoit ce jour-là, parceque c’étoit le jour de la dédicace de son Temple. StruV.Ib. p. 437. Sur les médailles antiques , la foudre dansla main d’un buste, ou à côté ou au-dessous, marquela tête du Véjove , qui est Jupiter foudroyant ; Sc e»colère, lorsque ce n’est pas la tête d’un Empereur -, caril y en a quelques-uns que 1 on a flattés de la foudreauísi-bien que les dieux.
Aulu-Gelle écrit que le nom de Vejovis est forméde la particule ve Sc de jovis ; que jovis vient de juvû-'re, aider, assister ; que la particule ve, qui a la forced’augmenter, a auííi iouvent celle de priver, commeY a privatif des Grecs ; qu’on l’ajoutoit à ce nom, pourmontrer que ce n etoit point le Jupiter ou Jovis I ercourable, niais le Jupiter nuisible. Quoique Jovis oevînt pas de juvare les Romains le croyant, ils ont P uformer ce mot, commç Aulu-Gelle le dit.
VEIR. Vieux v. a. Voir. Bue ce Ms, Boree. Videre.
veiros.
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