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d’un Évêque qui donne le même ordre à quelqu’unde ses clercs ; d’un Intendant ; d un Supérieur générald’úne Communauté. Le Procureur général du Parle-ment de Bretagne á reçu un veniat de la Cour, &c.VENICE. Voye\ Venise & V eronique.
VÉNIEL, elle. adj. Terme de Théologie , qui se dit des
S écliés légers qui se pardonnent aisément , qui afloi-liíïènt seulement la grâce sanctifiante , mais ne nous1 otent pas. Venialis ,yeniâ dignus , peccatum leve. Onn’est pás absolument obligé de s’accuser à confeílèdé tous lès péchés véniels. Le plus grand embarras desÇasuistes est de-distinguer les péchés véniels des mor-tels'. Chrétiens', volis lavéz trop la distinction des pé-chés véniels d avec les mortels : mais sav.éz-vous queces péchés qui semblent légers, deviennent accablanspat leur multitude ? M. B. Que je hais ta vaine science,& ta mauvaise subtilité, ame téméraire, .qui prononcehardiment que certains péchés lont véniels : qui fait ledegré qu’il fautpour leur inspirer ce poison mortel: M.B.Tout n est pour les Dévots, que péché véniel. Des-H.
Les P. Réformés rejettent mál-à-propos cette dis-tinction du péché véniel Sc du péché mortel, puisqu’elíeest si bien fondée sur ITcriture & dans les principes dela foi. Chez eux tyus les péchés , quelque griefs qu’ils■soient, sont véniels, Sc tous les péchés quelque légersqu ils soient, sont ìportels. ; & la raison qu’ils en ap-portent » c’est que tous les péchés , quoique mortelsde leur nature, deviennent néanmoins véniels, par-donnables, par l’eflìcace de la mort de J. C. à tousceux qui y ont recours aux conditions portées parLÉvangile. Une de ces conditions, pctées par l’É-vangile , seroit de les contester, c’est-à d; te , de lesdéclarer à ceux que J. C. a établis dans son Église pourles remettre, ou les retenir , pour lier ou pour délierles pécheurs, Mais les prétendus Réformés ne goûtentpoint ce langage ; & parce qu’ils ne le goûtent point,ils ne le trouvent pas dans 1 Ecriture.
Les Catholiques conviendront facilement que lespéchés, quelque griefs qu ils soient, lont véniels, dansle sens de pardonnables, puisqu’il n’y a point de péchésirrémissibles. Ce seroit alors une dispute de mots. Maisce qu ajoutent les Protestatis, que tous les péchés,quelques légers qu’ils soient,,font mortels, parce qu’ilsoffensent tous Dieu, est également contraire à la Re-ligion qui nous apprend que le Juste n est pas exemptde fautes légères , & à la raison qui démontré com-bien étoit absurde le sentiment des Stoïciens qui pré-tendoient que tous les péchés étoien’t égaux.
On dit quelquefois dans la conversation, ce n'estqu’un péché véniel, ce ne sont que des fautes vénielles,piour désigner certains manquemens dans ce qui re-garde certains petits devoirs , certaines petites bien-' séances.
VÉNIELLEMENT. adv. Venialiter, leviter. Se dit encette phrase , quand on fait telle chose , on ne pècheque véniellement ; c’est-à-dire , qu’on ne fait qu’unpéché véniel.
VENILIE. s.s. Terme de Mythologie. Nom propre d’uneNymphe , femme de Faunus ; & d’Amée ou Amata ,femme du Roi Latinus. Venilia. Turnus étoit fils deVénilie. Voye\ Virgile , L. X. v. 74. Saint Augustindit que c’est l’espérance qui vient. De Civit. Dei j L.. IV. C.n. Voyei Vives fur cet endroit. Lçs AnciensRomains personnifioicnt auíïì le flux & le reflux, &les diviniioient, en faisant deux Déestès , dont l unes’appeloit Vénilie St l’autre Salarie, au moins si l’on, encroit Scali^cr, dans ses conjectures fur Varron* p. 180,& 181. ou il dit qu’il a trouvé quelque part ces motsde Varron cités, Venilia , unda quce ad litus venit :Salacia, quce ad falum redit. Je voudrois savoir, otìil a trouve cette citation. Varron dans ce qui nous restede lui n a rien de semblable - , seulement au L.IV. DeLing. Lat. il dit , Salacia Neptuni à J alo, Venilia àVeniendo ac ^ vento illo quem Plautus dicit quod ille■dixit, qui fecundo vento veclus efi tranquillo mariven-■ tum gaudeo. Que Salacia vient de Salum, la mer, StVenilia , de venio, je viens , & du vent dont parlePlaute , quand il dit : quod ille dixit, &c. Scaiigerájuute, que depuis que les Romains, fous la conduite
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de 'Drusus , eurent pénétré jusqu’à l’océan Gertnà-. nique, ils donnèrent au flux & au reflux des nom*Germains, & au lieu de Venilia , ils' dirent Malins
■ & pour Salacia , Lidiìna. Cependant, comme il 1 a; remarqué', Malitia & Liduna signifient plutôt le*; grandes marées qui viennent chaque mois , que le
; 6c dé flux qui lé fait tous les jours.
VENI-MECUM. Ce font deux mots Latins, qui signi*
■ fleur vene\ ayee moi. Nous en saisons, dans le discoursfamilier , une espèce de nom substantif que nous disonsd’un Livre qile nbus aimons, que nous hions souvent»que nous portoin toujours avec nous. Ainsi l’on dit '
: Horace est mon veni-mecum. Un autre dit: Virgile estmon veni-mecurn \ Limitation de Jéíus-Christ est seven 'dmecum des personnes de piété. Lès Arabes ontune expression qui revient au même. Habid alseir,l’ami du Voyage , c’est ce que nous appelons, dans1 usage du vulgaire, me veni-mecum. D’Herïîelot. EnLatin, au lieu de veni-mecum , il faut dire Cornes. C’esten ce sens que Ion a donné ce titre à quatre petitsTraités de M. .Pithou, que feu M. Pelletier Ministred’État a fait imprimer, Comes Theologus , Comes Ru-fiieus j Comes Seneciutis , Comes Juridicus. C’est-à-dire, le veni-mecum d un Théologien, le veni-mecumd’un homme qui est à,la campagne, le veni-mecumdes vieillards, le veni-mecurn des jutisconsuites. D’au-tres disent vad-e-mect/m. Voye\ ce mot.
VENIMEUX, eu s f. adj. Qui a du venin. Venenatus,venenifer. Voyeg au mot Vénéneux la diflérence qu’ily a entre ces deux termes. Les serpens, les scorpions,les vipères font des animaux venimeux. Les chenilles,St sur-tout celles de pin, les araignées, íontdes infectesvenimeux, ©n dit que. le brochet a Ja dent venimeuse.En général toutes les bêtes qui ont du venin, quandelles sont nourries dans des montagnes & lieux secs,fout plus venimeuses que celles des lieux humides Stmarécageux : les orientales Sc méridionales, que cellesdu septentrion : les astamees& irritées, que les autres;Sc en été qu’en hiver.
Venimeux se dit encore des choses auxquelîes les ani-maux venimeux ont communiqué leur venin. On pré-tend que les herbes fur lesqueises le crapaud apaisé»sont venimeuses. Veneno inseclus, imbutus.
On dir figurément, qu’un homme a une languivenimeuse', quand elle est médisante , quand eile en-venime toutes choses. Lingua venenata, viperina.
VENIN. f.m. Qualité maligne qui ie trouve dans les sensou dans les' ligueurs qui sortent du corps de certainsanimaux , exrremement nuisible, quelquefois mortellepour ceux fur lesquels elle agit. Ainsi venin & poi/oasont deux choses ablolument disterentes. Venenum -Le venin de la vipère, de l’alpic , du serpent,du scor-pion . Moïse Charras a montré par plusieurs expérience®que le venin des vipères conliste dans leurs eíprits irri-tés, qui coagulent le sang, St en empêchent ia circu-lation : ce qui cause la mort.
On remarquera en paflant que le mot venenum n apas toujours signifié venin ; mais quelquefois filtre ,sortilège ; quelquefois teinture, comme daìis Virgile»albanec aJJ'yrio fucatur lana veneno', q u el q u c foi s rnìX'tion servant à embaumer les corps, comme dans Lucain-Le venin, selon l’opinion du Conciliateur, dans souTraité des venins, se dit aulsi de tout ce qui est pd*dans le corps , dont les propriétés sont contraires à I 3nutrition ; St il soutient, que comme la viande se con-vertit en sang, & re nd ses parties semblables aux mem-bres pour réparer ce qui s’en consume tous les jours »le venin au contraire transmue le corps 8 c les membréqu’il touche, en une substance corrompue, & la con-vertir en sa nature venimeuse. Ertce sens rous les p 01 'sons sont compris sous le. nom de venin , quoique ! eSautres les distinguent. Il y a des venins qui sont da 11 'gereux extérieurement, Sc qui ne nuisent pas é^'fiavalés ; car plusieurs asturent que des gens ont a' ,a ®des araignées, & mangé des crapaux, fans en êtr e l ficommodés. Benjamin Scharffius a fait un Traité E aal^ de la nature des venins, intitulé Toxicologia.
'V enin se dit aulsi de certaines qualités qui se trquvondans quelques maladies malignes. Il y a du venia