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cette fièvre. C’est un venin qui se communique. Levenin de Ja peste. Acad. Fr.
Venin mortel. Terme de Philosophie hermétique. LesPhilosophes appellent de ce nom toute corruption dematière , ou odeur puante. Dict, Herm.
Venin des Philosophes ou des Teinturiers : C’estainsi q U e les Sages (c'est-à-dire les Alchimistes) nom-ment i’élixir parfait au rouge, capable de donner tein-ture. Dict. Herm.
Le venin des vivans: c’est le mercure Philoso-phai. Id.
Venin se dit dans un sons figuré pour désigner une hainecachée, les traits de la médisance , de la malignité.Ainsi l’on dit qu’un homme a du venin contre un au-tre ; qu il y a du venin dans ce qu’on dit, dans ce qu’onécrit ; qu une langue dangereuse répand son venin par:tout. Virus acerbitatis Jiiœ evomere .
Ia le Grec, né moqueur, par mille jeux plaijans ,Distilla le venin de Jes traits médis ans. Boil.
Et l’on dit qu’un homme a jette tout son venin,loríque dans l’emportement de la colère , il a dit toutce qu’il avoir fur le cœur contre un autre.
On le dit encore figurément pour marquer ce qu ilY a de dangereux, de pernicieux dans des écrits, dansdes dogmes opposés à ceux de FÉglife Catholique.II y a un venin caché dans cette proposition. Le veninde j hérésie
Venin se dit proverbialement en ces phrases. Morte labête, mort \e venin, pour dire, qu’un ennemi mortne fait plus de mal. Cest un proverbe Italien. Mortala bestia , morto il veneno. On dit auíïì, a la queue estso venin, par allusion au scorpion qui pique avec laqueue, pour dire, que c’est à la fin dés astaires qu ontrouve quelquefois le plus de difficulté.
VENIR. v. n. Je viens , tu viens , il vient, nous venons,
. tous venei -» à viennent. Je venois. Je vins > je fuisvenu. Je viendrai. Que je vienne. Que je vinsse, ou Jeviendrois. Venant. Venu. Viens. Vene\. Venire. Setransporter d’un lieu à un autre. Il se dit proprementdu lieu où l’on ne st pas à celui où l’on est ; au lieuqu aller se dit du lieu où l’on est à celui où 1 on n estpas. L’homme que nous attendons viendra demainLe laquais que vous nous avez envoyé est venu ici,ou simplement est venu. Il est venu pour me dire....Je viens pour vous voir. Ainsi ce verbe signifie auíïì,le transporter au lieu où est celui qui parle, ou à qui1 on parle.
Venir se ^ p 0ur exprimer le mouvement qui se faitd’un heu éloigné à un lieu plus proche de celui qui- katle. L e Courier est venu en cinq jours de Rome àH 00 - Ainsi, suivant la remarque de Ménagé, Vauge-IaS a fait une faute en traduisant : Alexandre vintmettre le liège dévant Célène. Il falloir dire , allamettre le siège.
Il ne faut pourtant pas regarder cette règle commegénéralement sûre. Car il n’est pas toujours néceílaired erre dans le lieu où l’on se transporte , pour em-ployer le mot de venir-, il suffit qu e ce lieu-là soit plusproche de nous, que celui d’où l’on part. Ainsi unHistorien qui écriroit à la Haie , devroit dire : en unerelie année Louis XIV alla mettre le siège devant Be-sançon , & en une telle année il vint mettre le siègedevant Namur ou devant Mons. Ainsi pour savoir si, au gelas a fait une faute, il s’agit de savoir si Celenef toit plus proche ou plus éloignée de 1 Historien <zu A-soxandre.
fu 1 ?' / e dit encore pour exprimer le mouvement quiPar ,aiC 't Un Ecu éloigné au lieu où est la personne quideùv i î e ferai venir mon domestique. Celat fit venirVenir fp^í° ns des Gaules. v
parie, o l - aussi P out arriver au lieu ou est celui quiOn diífi ,0u ? viendre^-v ous î ,
venir poi ^ L ' rcnien t, je le verrai venir, il faut le voirenvie*do fv <aire 5 d faut voir ce qu’il fera, ce qu il a
y^ULau devam c s e ^ P^e.
se dit quand il s’agit de sosie honneur,
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ou de donner une marque d’amitié à quelqu un. Lâville est venue au devant du Roi.
Venir fe dit auíïì quelquefois du mouvement qui se faitd’un lieu proche à un lieu éloigné ; mais ce n’est quelorsque celui qui parle , invite un autre à raccompa-gner, ou lorsqu’il veut marquer que cet autre est aile»ou doit aller avec lui. Tendere , contendere, venire .Je m’en vais à Rome, voulez-vous venir avec moi îNous allons à la promenade , vene^ avec nous.
Il so construit quelquefois avec le pronom person-nel , & la particule en , fans que cela change rien ausons. Dites-lui qu’il s en revienne ; nous nous en vinmesensemble.
Venir se dit auíïì des choses inanimées qui ont du mou-vement. Il vient du vent par cette cloison. Manare .Voilà un orage qui vient, qui se forme ; une nuée quivient à grands pas. Imminere. Il lui est venu une pleu-résie pour avoir bu à la glace. Accidere.
VENiR signifie aussi, atteindre, parvenir. Pervenire , per *tingere , ajjkqui. Ce jet d’eau vient jufqu’au secondétage de la maison. Ces brodequins vont jusqu a mi-jambe. Ce nain ne me vient que jusqu à la ceinture.Cette histoire n’est pas venue jufqu’à nous. Il est venuau-delïus de les aftaires, il est venu à bout de ses en-treprises. U est venu à une grande fortune, à un hautpoint de gloire, il est bien parvenu.
Venir se dit figurément en choies spirituelles. Prove-nire, venire -, emanare , fluere. Les inspirations viennentdu Ciel. Il m’est venu dans l’esprit une bonne penséesur ce sujet. Cela m’est venu en mémoire. Les vers luiviennent facilement, ils viennent de génie. Ce secretn’est jamais venu à ma connoissance. Cela est venu auxoreilles du Prince-
Venir se dit auíïì en choses morales. Pervenire. Lemoyen de venir à la perfection, c’est de vivre en re-traite. Son revenu ne vient pas bien, il est embrouillé»on le paye mal. La mort est un mal inévitable, il enfaut tous venir là. Il est venu à un tel point d’exrrava-gance, qu’il l’a fallu enfermer, qu’on a été obligé d’envenir à la force, aux extrémités.
Venir se dit auíïì à l’égard du temps , aussi-bìen que dulieu, pour marquer qu’il n’y a pas longtemps qu’unechose est faite. Venire , redire. Je viens de chez vous, àte redeo ; je viens du Palais, il vient de me parler.C’est un homme qui vient d’être aílàíïîné. Vous êtesvenu allez à temps pour dîner. Opportunè advenisti.Il est venu trop tard pour s’opposer à cette vente, elleétoit faite.
Venir signifie aussi, naître & croître , prendre son ori-gine. NaJ'ci, oriri, originem ducere. Jésus-Chrisïest venu au monde pour nous racheter. Les enfansviennent au monde avec le péché originel ; c’est delàque sont. venus tous nos maux , qu’ils prennent leurorigine ; delà vient qu’il y a tant de malice, de cor-ruption , si peu de bonne foi dans le monde. Je me1 aille aller comme je fuis venu. Mont. Tous les enfansde cet homme rie viennent pas bien, ils meurent jeunes,ou ne viennent pas à terme. Celui-là est bien venu »pour dire , que la me te en est heureusement accou-chée. Il n’est venu qu’un enfant de ce mariage. Lessaules, les aunes ne viennent bien que dans les lieux:humides & marécageux-, c’est ce que Virgile rend en.Latin, veniunt felicius. Les plantes viennent de «raine,de marcotte, de bouture. Le blé ne vient point*en telendroit, parce que lait y est trop froid, le raisin n’yvient point en maturité. Les mots François viennentdu Latin, ou de l’ancien Celtique , ou du Grec-, lesEspagnols de l’Arabe, c’est-à-dire, font dérivés. Celavient maintenant à la mode. Cette phrase est venue en -proverbe. On ne l’a point pressé de faire grâce, celaest venu de son propre mouvement, cela est venu deson bon naturel.
Venir se dit en ce sons en choses morales. Originem du-cere , crejcere, augere. La raison vient aux hommesavec l’expérience. Cet ouvrage est bien fait , il vientd une bonne main. Cette nouvelle me vient de bonlieu. Ce gentilhomme vient de bonne mailon, il vienten droite ligne des Comtes de Flandre.
Venir se dit auíïì des, choses qui sc font fortuitement,
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