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Tome huitieme. [THA - Z.]
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Zante , de Cérigo , dc Tine, & quelques-autres deJ’Archipel. Ils avoient encore la Morée dont les Turcsfont maintenant les maîtres.

•Le golfe de Venise, ou la mer Adriatique. Sinus Vene-tus , Mare Adrìaticum ou Hadriaticum. C’est un grandgolíe de la mer Méditerranée. Il a environ cent qua-tre-vingt-dix lieues du levant au couchant, étant bor-né au midi & au couchant par l’Itaiie ; au nord par laDalmatie, & au levant par l’Albanie. Les Vénitiensprétendent être maîtres de ce golfe ; le Doge de Ve-nise fépoufe tous les ans, le jour de l’Àlcension, euy jettant un anneau attaché à un cordon pour pouvoirêtre retiré, & servir une autre année à la. même céré-monie. Ce golfe est à f endroit de la mer Méditerra-née , où Fou s’apperçoit plus sensiblement de son flux& reflux, les eaux montant à la ville de Venise envi-ron deux pieds deux fois le jour. Au reste, on donnoitanciennement à la mer Adriatique une plus grandeétendue qu on ne fait aujourd’hui. On y renfermoit lamer Ionienne, comme ce!a„paroît par les Cartes dePtolomée, & par le Chap. 27. des Ables, où S. Lucappelle la mer Adriatique, cette partie de la Méditer-,ranée , qui est près de l’île de Malte.

La bouche du golfe de Venise. Trajechis Hadriaticus ,Adriatici maris anguftiœ. C’est un détroit qui léparele golfe de Venise de la mer Ionienne. Il a environvingt lieues de large, & il est renfermé entre Fextré-mité orientale de la Terre d’Avante & les montagnesde la Chimère , qui font aux confins de l’Epire & deF Albanie.

Les Lagunes de Venìse. Venetce Paludes , anciennement,Gallicae Paludes , Hadriatica Stagna. Ces Lagunesfont la partie du golfe de Venise , qui est le long de lacôte du Dogado. On l’appelle Lagunes ou petits Lacs,parce qu’il a peu de profondeur d’eau, & une grandequantité de petites îles ou bancs de fable qui Fentre-coupent ; & Lacunes de Venise , parce que la villede Venise y est bâtie fur 72 de ces petites îles. Maty.

.VENISE, ou VENISSE , s’est conservé en quelques nomsde lieux , pour dire, Sainte Véronique. Il y avoir prèsde Rouen une Léproserie de Sainte Venise fur unchemin qui en a retenu le nom. Il y a encore près deMeaux une Maison appelée Venise, destinée pour lesPestiférés dans les temps de calamité publique. Voye\encore plus bas Véronique.

VÉN 1 TÊ , fe dit dans le même sens que veniat. Il a euun ve'nité. Il court risque d’avoir un vénité, C’est un

mot Latin.

VÉNITIEN', enne. f. & adj. m. & f. Qui est de Venise.Vénitien. { Le) Idiome Italien qu’on parle à Venise,.VÉNITIENNE, f. 1 . Étoffe d’abord fabriquée à Venise,& ensuite imitée en France. C’est une espèce de grosde Tours, dont la tissure est extrêmement fine.VENKIANG. Ville de la Chine dans la province de

Juchuen, au

de Chingtu , de

‘íD >

12 d.fous les 30 d. 45' de

55' plus occidentale que Pékin:lat. feptent.

VENLO. Nom d une ville des Pays-Bas, située dans laGueldre Espagnole fur la Meuse, à quatre lieues deRuremonde , vers le nord. Venloa , Venlanum , Ven-lotia. Venlo est une ville Anféatique, & fortifiée, maispetite & mal peuplée. Maty.

VENNE. f. m. Nom d’homme qui fe prononce Vane. EnLatin Vitonus , Vide nus , Vieto. Il y avoit douze ansenviron que la ville de Verdun étoit fous la puiílâncedes François, & deux que le Roi Clovis avoit reçu leBaptême , lorsque Viéton, que nous appelons SaintVenne., fut choisi, d un commun coníentemenr duClergé & du peuple de la ville pour succéder à S.Fir-min. Bail. au y de Nov. S. Venne mourut vers Fan^25. In. C est de lui que fe nomme la Congrégationde S. Venne & de 8. Flidulphe , qui est une réformede Bénédictins celebre en Lorraine, & dans les Pro-vinces voisines. Id. Les Auteurs de Moréri écrivent• Vaines ou Vannes.

Vfnnes. Voje\ Vannes.

VENNOLÉ, ou GUIGNOLE. f. m. Nom d’homme.:• Winwaloéus, Guingualoëus , Winnavaloëus , Win-wdocus > TVinnyalíocus ) Winnayinlocus 3 Wmga-

íocus j Winagoltus, JVynolatus, Winebaldus. SaineGuignolé ou Guinolé , autrement Gunolo , que Fouappelle plus communément en Bretagne S. VennoU->Sc dans les autres Provinces de France S. Guingalois,étoit fils de Framan riche Seigneur dans la Bretagne,& proche parent de Coton petit Roi des Bretons, llvint au monde versl’anq,^. Baillet. gMars. £11475il le retira avec douze compagnons dans une île. En480 ils sondèrent un Monastère à Landevénec au Dio-cèle de Quimper, vis-à-vis Brest. Saint Vennolí en tutpremier Abbé, & mourut Fan 518, s’il n’a vécu que63 ans ; ou Fan 528, s’il en a vécu 74. Voye£ les Bol-landistes, Mars, T. I. p. 145. & fuiv. Molanus &Uffé“rius disent que ce Saint s’appeloit aussi Galnutius.

VENOSA. Nom d une petite ville Épiscopale du Royaumede Naples, située dans la Basilicate, au nord de Ciremza donc elle est suffragante , & éloignée de cinq lieues.Venusia , Venufium. Venoja a titre de Principauté,Sc elle a été la Patrie d’Horace, célèbre Poète Latin.Maty.

VENOUX. f. m. Nom d’homme. Benojus. A Trêves,S. Venoux , Évêque, enterré à S. Pauiin lous l’Auteíde S. Clément. Chastelain, au i] P'év.p. Sjf,. CeSaint mourut en 381. Le jour de fa mou est marquéau 17 Fév. dans une inscription qui est en la Chapellede S. Clément, dont on a parié ci-deiius, Sc rapportéepar Brovérus, en fes Annales, fur Fan 381. iD.p. 678.

VENREDI, qui le trouve dans Nicod pour Vendredi,est un terme fort commun parmi le peuple de Cham-pagne. C’est néanmoins comme il faudroic dire, selonla remarque de Nicod, qui explique ainsi le mot Ven-dredi. Compoíé de deux corrompus. Vener qui est prisde Venus Latin , & Bi, qui est tiré de dies , aufíì La-tin. Dies Veneris > est le sixième de la semaine, N pource les Ecclésiastiques le nomment SextaPeria.VENSUSSEL. Voyei Wensussel.

VENT. f. m. Mouvement plus ou moins violent de Faitpoulie d un lieu a un autre. Agitation de Pair plus oumoins violente. Ventus. Le vent fe leve , souffle ,tourne, change, augmente, diminue, s J appaife, tombe.Quelque impétueux que soient les vents , les paillonshumaines les furpastènt en violence. M. Esp. Junonalla trouver Eole , & lui emprunta fes vents pour fevenger. G. G. Les vents déchaînés nuigiiìòient avecfureur dans les voiles. Fén.

Le vent avec fureur dans les voiles frémit. Id.

Deícartes démontre la formation du vent par ia corn-parai Ion des éolipiles. Les Anciens et oy oient que leScavales de Portugal concevoíent par ie vent, à causede leur vîteílè.

Tout prouve que le vent est une agitation sensiblede Fair tranlporté d’un lieu à un autre. Remuez Pé-vemail que vous tenez à la main : il agite Fait ; voussentez un petit vent qui ralraichit.

On peut compter autant de vents qu J i! y a de pointsdans f horizon, puilqiFil en vient de chaque point dePhorizon. Cependant on n’en compte ordinairementque 32, parce que ce nombre suffit pour déterminerceux qui fervent principalement à la navigation.

Les quatre principaux , qu’on appelle cardinaux,sont ceux qui viennent des points cardinaux de Fhori*son, Nord, Sud, Est, Ouest. Venti cardinales.

Les vents collatéraux, collaterales , font ceux quisont entre les cardinaux, à egale distance. Leur non 1est compoíé des deux vents au milieu defquels ils f®trouvent. Nord-Est, entre le Nord Sc l’Est, Nord-Ouest, entre le Nord & 1 Ouest, Sud-Est, entre le SudSc l’Est, Stid-Ouest, entre le Sud & POuest.

Les huit vents qui sont situés chacun au milieu d’unvent cardinal & d un vent collatéral ónt un nom con 1 "'poíé des noms de ces deux vents. Nord-Nord-Eft»qui est précisément situé au milieu du Nord Sc duEst : Nord-Nord-Ouest, qui est au milieu du Nord &du Nord-Otiest; & ainsi des autres. .

Les seize autres tirent leur nom d’un vent catdín 3 ^&’d un vent collatéral, à quoi l’on ajoute quart, f fnom commence par celqj du vent auprès duquel ib 1 ®