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Tome huitieme. [THA - Z.]
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trouvent, & finit par le nom du vent qui en est le pluséloigné. Par exemple , le vent qui est le plus prochedu Nord allant vers le Nord-Ouest, se nomme Nordquart de Nord-Ouest, ou Nord quart au Nord-Ouest,parce qu’il est le quatrième à compter du Nord-Ouestau Nord, ou parce que si l’on divise l’intervalle quiest entre le Nord & le Nord-Ouest en quatre partieségales ou quarts, le premier quart de cet intervalle encommençant par le Nord , se trouve terminé par cevent- là.

Il y a des vents réguliers & périodiques, tel quecelui qui régné fans,celle de 1 orient à l’occident entreles^ tropiques, & d autres qui se font sentir dans lesmemes endroits, qu on appelle vents alizés-, les mous-sons, &c. ( Voye\ ces articles)*& des vents variables,qui tantôt soufflent, tantôt ne soufflent point, quisoufflent tantôt d’un côté & tantôt de sautre. La plu-part des vents qui se font sentir dans ces contrées fontaes vents variables.

Les causes générales des vents font i°. l’éruptionviolente des vapeurs & des exhalaisons , causée parles fermentations iouterraines : z°. la raréfaction de1 air causée par les feux souterrains, ou par la chaleurdu soleil. 3 °. La chute des nuages.

i". L’éruption violente des vapeurs & des exhalai-sons. Pour comprendre ceci, il suffit de se rappeler 1 ex-Perience de l’Éoîipile rempiie de 1 esprit de vin, & pla-cée s ur des charbons ardens. ( Voyei Éolipile)-, OnPeut comparer les creux souterrains à la cavité d uneÉolippe : les chaleurs souterraines, h celles du feu furlequel oìi met l’Éoiipiie : les fentes de la terre, par oùses vapeurs peuvent s’échapper, au trou de l’Eolipi'e.Les chaleurs souterraines font sortir brusquement parles fentes de la terre des amas de vapeurs & d’exha-laisons. Ces exhalaisons, ces vapeurs violemment élan-cées, chasiènt l’air selon la direction qu’elles ont reçue :1 âir chaste communique son mouvement à celui quiest devant. Delà ce courant sensible d’air, ce flux succellîf dans lequel consiste le vent.

Eu un mot les vapeurs raréfiées par les feux souter-rains doivent produire le même ester que les vapeursraréfiées dans l’Éoiipile. Or l’expérience nous apprendque les vapeurs raréfiées dans l’ÉoIipile produisent unsouffle impétueux. Les vapeurs qui sortent de la terre& des eaux doivent donc produire le même ester dansl’air.

Quelquefois, lorsque le temps est serein & I’airtran-quille, sur la Garonne proche de Bourdeaux , dans lelac de Genève, dans la mer, on voir des endroitskouì!lo nner tout d’un coup, les eaux sc friser, se for-mer en filions, & cela est fuivi_ d’un vent impétueux.Avant les Typhons , ces vents si redoutables dans lesmers des Indes, les eaux de la mer deviennent tièdes,meme au sort de f hiver, on les voir bouillonner , onlent une odeur de souffle, le ciel s obscurcit, la tem-pete. uit. 1 Qut eela ne vienr-il pas des vapeurs & desexhalaisons élancées du fond de la mer?

1 • La raréfaction de l'a'r , soit pat la chaleur dusoleil, loir par les chaleurs souterraines , doit exciterun vent.

Une partie de l’air ne peut sc raréfier, c’est-à-dire,occuper un plus grand eipace, fans chaíïèrl’air voisin.L’air chaste coule vers i’endroit où il trouve moins derésistance. Voilà donc un coulement d air, c’est-à-dire,un vent.

. Le petit vent que l’on sent en été au lever du soleil,\ i ^ P as leste t de la raréfaction de l’air causec par la^ aíeur du íoleil, A dont rimprelïîon sc fait sentir jul-ve 3 u° us ’ Le vent qui souffle fans cesse de l’orientJl occident entre les Tropiques, ne vient-il pas deùans p - raréfaction que la chaleur du soleil causenne u ^ans les vapeurs, dans les exhalaisons, avecni ers òf s ction de l’orient à l’occident ? Anssi les mari-nuit. ervent que ce vent est plus fort le jour que la

tion des venter * a ' r do ‘ t au ® contribuer à la forma-de la terre d’, ir ne P eut être âté dans une partie

qu’il soit compris 1P d rtie , boréale ’ pa F ^umple, sensl une dans la parue meridionale. L air

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comprimé dans cette partie tâchera par son élasticitéde íe remettre dans son premier état , & deviendrapar-là la cause physique de quelque vent. C’est pourcela qu’il régné souvent dans ces pays-ci un vent duNord lorsque le soleil se trouve dans la partie meri-dionale de la sphère. Car alors le soleil dilate l’air dela partie de la sphère où il se trouve. Cet air raréfiécomprime l’air situé dans la partie boréale. Cet aircomprimé se remet dans son premier état, & en se ré-tablissant occasionne un vent que nous appelons bï{e ,vent du nord. Par une raison contraire le soleil situédans la partie boréale de la sphère doit occasionner unvent du midi.

3 °. La chûte des nuées. Les nuées fondues par lachaleur de l’air, devenues plus pesantes, agirent vio-lemment l’air inférieur en tombant. Cette agitation estun vent d’autant plus impétueux, que la chute est plusrapide', & les nuées plus pesantes. C’est cette espècede mouvement de tourbillon communiqué à l’air, quicause fur mer les'tempêtes les plus terribles , & lurterre les ravages les plus affreux. Voye\ Ouragan.Ce vent est ordinairement suivi de pluie, parce que lesnuées qui le produisent, se resolvent en gouttes dansleur chiite. Voye\ Pluie.

On comprend facilement que la hauteur, la largeur,la situation des montagnes rétrécissent quelquefois lepasiage des vapeurs & de l’air agités, & occasionnentpar-là de l’accélération dans leur mouvement.

La disterente direction des vents vient de la diffé-rente situation des endroits d’où part l’impétuosité del’air. Si le goulet d’une Éolipile regarde le Sud, il enfort un vent qui vient du côté du Nord. Si ce gouletregarde le Nord, il en fort un vent qui vient du Sud.De même s’il le fait dans l’air quelque raréfaction ducôté du Midi, l’air voisin pouffé par la force de l’airraréfié , coule vers le Nord où il trouve moins de ré-sistance : c’est un vent du Midi. Si la raréfaction se faitdu côté du Nord, Pair pouffé coule vers le Midi: c’estun vent du Nord. -

La nature des lieux que traversent les vents Ieutcommunique les diverses qualités de chauds, de froids,de secs, d humides, de salutaires, de nuisibles.

Si un vent passe par des lieux humides, par les mers,il entraîne avec lui une quantité prodigieuse de vapeurs ;il est humide, souvent pluvieux. Les vents d’occidentqui traversent beaucoup de mers font ordinairementpluvieux. S’il pastè par des endroits secs, il est sec.Les vents d’orient qui traversent beaucoup de .terres& peu de mers, font ordinairement secs. S J il vient despays chauds, il est chaud, parce qu’il se charge de par-ticules d’air & de vapeurs agitées de ce mouvementvertiqueux, en tout ieias, qui fait la chaleur, selon lesCartésiens, ou plutôt de particules de feu, agitées d’unmouvement très-violent en tout sens, qui font la vraiecause de la chaleur. Les vents du Midi qui traversentdes pays chauds, comme les déserts brûlans de Pla-stique , font chauds. Ensin si le vent vient des paysfroids, il est froid, parce qu’il apporte des particulesd’air qui n’ont qu’un mouvement direct, ou qui por-tent beaucoup de sel, de nitre , de glaçons ; ce quicontribue à rendre les vents froids. Mettez des glaçonsà Piffue d’un soufflet ; le vent qui en sort est beaucoupplus froid. Aussi le vent du Nord est ordinairementfroid.

Enfin les vents sont salutaires ou nuisibles selon lanature des exhalaisons & des vapeurs dont ils fontchargés , qui produisent disterens effets fur les corps.Le vent du Midi rend les corps paresseux & pesons.11 est chaud, il n’en faut pas davantage pour dilaterles vaisseaux qui perdent leur ressort. Delà la pesanteurdu corps & l’assoupisiement. Le vent du septentrion estfroid: il resserre les vaisseaux & les mer, ainsi que lesliqueurs, dans cet état qui rend le corps dispos & alerte.

Arbre en plein vent. Terme de Jardinage. Voyei aumot Arbre.

On appelle vent coulis, un petit vent qui entre parl’ouverture des portes, ou des, fenêtres , ou des "Oi-sons qui joignent mal. Ventus irrepens.

'Prison des vents, en Architecture est un lieu souter-

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