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Tome huitieme. [THA - Z.]
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334 YEN YEN

Le second a en dedans plusieurs lignes éminentes 8célevées comme de petits murs, qui forment plusieurs■figures carrées, pentagones & hexagones, qui le fontappeler réseau ou bonnet , & en Latin reticulum. Letroisième est appelé millet ou méiier, & par les Bou-chers psautier , êt en Latin omajum. Le quatrièmes’appélle caillette , & en Latin abomasum. Ces deuxderniers font remplis de plusieurs feuillets , entre les-quels la nourriture est ferrée , pressée , touchée parbeaucoup plus de surface que s'il n'y avoir qu’uneíîmple cavité. Les feuillets du troisième viennent de lacirconférence vers le centre. Les plus grands en ontd’autres plus petits entre deux. Ceux du quatrièmeont entre leurs feuillets plusieurs glandes qui ne fetrouvent point dans les trois autres ventricules. Lesoiseaux qui vivent ordinairement de semences cou-vertes d une écorce dure , ont leur ventricule , qu onappelle le géfier , composé de quatre grands musclesen dehors, & en dedans dune membrane dure &calleufe. Ceux qui vivent de chair, comme les aigles &les vautours, ifont qu’un ventricule simplement mem-braneux. On a remarqué qifil y a des animaux rumi-nans qui ont quatre ventricules en Europe , & qui n enont quelquefois que deux en Afrique; peut-etre parceque les herbes lont plus nourriílantes en Afrique.

Ventricule, fe dit aussi de deux cavités qui lont dansJe coeur, & de quatre cavités qui font dans le cerveau.Cordis 'ac cerebri sinus, vel ventriculi. Elles font expli-quées à Cœur 8c à Cerveau.

VENTRIÈRE, f. f. Cest une partie du harnois du chevalde trait, faite d’une longe de cuir, qui empêche quele harnois ne tombe , & qui pallè fous le ventre. Cin-gulum.

C’est aussi la sangle dont on fe sert pour élever deschevaux quand on veut les embarquer , ou les tenirsuspendus. Acad. Fr.

On appeloit autrefois Ventrière, & encore du tempsde Louis XI, les Sages-femmes. Obstetrices. On la fitvisiter par les Ventrières & Matrones. Chron. Scand.de Louis XI. , ,

Ce mot vient à ventre inficiendo , dit Ménagé.

VENTRIÈRE. Terme d'Architecture hydraulique C eltune groile pièce de bois équarrie , qu on met devantune rangée de pal- planches, afin de mieux couvrir unouvrage de maçonnerie, soit contre Y etìort ducouranide seau, soit contre la pouslëe des terres. D ici. dePeint. & d’Arch.

Ventrière. Terme de Charcutier. Partie d’un cochonque l’on laie, comprile entre les cuilìes & les épaules.Ce font les côtés & les flancs.

VENTRILOQUE, adj. Ventriloquus. Il y a des gens queTon nomme Ventriloques, qui en fe lerrant le gosier& faisant une certaine contraction dans les muscles dubas-vente, articulent un Ion de voix rauque & sourd,tel qu’à un ou deux pas, & même à côté d eux, enprêtant Toreille, on croit entendre une voix fort éloi-gnée. J’ai connu un Officier qui avoir ce talent; j’y aivu bien des gens trompés en ma présence , & il m’aassuré qifii s’étoit quelquefois réjoui à Tannée avec fescamarades, en leur donnant par ce moyen de sailliesallarmes. Merc. de Mars.17.q1. p. 450.45Z.

Ce mot vient du Latin venter ventre , & loqui par-ler. Ventriloque , qui parle du ventre.

Les Grecs nommoient Engastrimythes , Engastro-rnantes, Engastronimes, ce que nous appelons Ventri-loques. Voyeq ces mots.

VENTROUlLLER , en termes de Chaste , se dit dusanglier , quand il fe souille & se veautre dans la boue.In ccc.no fe agitare , volutare.

VENTROYLLER. Vieux verbe n. Faire divers tours desouple fie pour échapper. Borel. Aftutè , callidè eva-dere , eripere je. ,

VENTRU, ue. adj. Qui a un gros ventre. Ventrojus ,& ventrtojus. Homme ventru , femme ventrue : 8csubstantivement, un gros ventru, une groile ventrue.Il n est supportable que dans le style familier.

VENTRUIL. f. m. Vieux mot. Le ventre. Borel. Ven-ter, utérus.

VENU, ue. part. & adj. Souvent employé subst. Qui est

arrivé. Qui venit. On dit à un ami qui arrive, soyezle bien venu.

On dit aussi, qu Tin homme est bien venu partout,pour dire qifil est bien reçu. C’est un nouveau venttde la province, qui ne lait pas encore Tair du be?U!monde. On dir, le premier vc/n/ ^ pont dire, celui quiest arrivé le premier; 8 c 011 dit, confier son secret aupremier venu, pour dire, le confier fans discernementau premier que Ton rencontre. On dit auflì, le dernietvenu, pour dire, celui qui arrive le dernier. Acad. Fr*

VENUE. í. f. Arrivée. Adventus , aditus , accejjús. LesJuifs attendent encore la venue de leur Messie. J’ai ap-pris fa venue dans ce pays. Ce mot n’est pas de la belleProse, & encore moins de la belle Poésie. Men.

On entend par la venue du Messie son premier ave-nement.

On appelle allées & venues les démarchés qtfon faitpour une affaire. Tout le temps de la trcve s’est pastéen allées & venue s, fans rien conclure.

Venue signifie auflì, croissance. Excretio, concretio. Cetarbre est de belle venue , c’est-à-dirë, vient bien droit,profite bien en certe terre.

On le dit de même d’un jeune homme, grand,bienfait, dont la taille est marquée aux épaules & auXhanches.

Venue. Au jeu de Quilles. Venue fe dir par oppositionà Rabat, & signifie le coup qui se joue en poussent seboule de Tendrait dont on est convenu. Ac. Fr.

Bienvenue, est un repas qu’011 donne, ou un présentqtfon fait, quand 011 entre dans quelque corps. Lœtiadventûs epulum. Les prisonniers fur-tout font soigneuxde faire payer 1a bienvenue à ceux qui entrent en pri-son.

Tout d’une venue. Sorte d’adverbe. Qui est uni,égal par-tout , mais fans agrément. Un A e A de niqueoperd , unû eodemque opere , duchis. Si le piédestal étoittout d’une venue, il ressemblerait au canal. AbrégSde Vit. Jambe tout d’une venue. Abianc. Hommetout d une venue , d une longue raille, droite, & quin est point marquée. Grand & malfait. Tout cela estdu discours familier. Longurio.

t Ou dir proverbialement, qu’un homme en a eUd une venue ; pour dire , qu il a fait quelque perte,qu il a ere oblige de faire quelque dépense. On ditauflì d un homme qu’on a maltraité, ou d’un hommeà qui 011 a gagné beaucoup d’argent, qu’on lui en adonné d’une venue. Acad. Fr. On dit qu’un hommea eu Tallée pour la venue , lorfqtf ayant été en un en-droit pour quelque deíiein , il a été obligé de s’en re-tourner sens rien faire.

VÉNULE. f. f. Petite veine, Venula , vena capillaris-

VENUS. f. f. Terme de Mythologie. Fausse divinité desPayens, les Poètes ont feint qu’elle est la m ere de*Grâces & des Amours. C’étoit la Déelse de 1 a beauté& de la volupté. On remarquoit dans le visage , 8cdans la posture de Vénus une beauté molle ,' & unelangueur passionnée. Fen. Vénus traîne après elle le*Jeux, les Grâces & les Ris. Id.

Les Philosophes ont imaginé une Vénus célestequ’on appeloit Uranie , ou fille du ciel, qui présideaux générations, & qui est celle que Lucrèce invoqueau commencement de ion ouvrage : cette Vénus qui »selon les Anciens, animoit toute 1 a nature, tfest autrechoie que le désir qtfon voit dans chaque créature,de s unir à ce qui lui est propre. Elie n’infpiroit que desamours chastes & purs ; au lieu que la Vénus vulgaife,ou terrestre, présidé aux plaisirs sensuels. On Ta app e 'lée Déejsé de Paphos , de, Cythère & à’Amathonte *à cause qu elle etoit adorée particulièrement en estlieux-là, & dans les bois dTdalie. On Ta auflì appelsAphrodite, parce qtfon feignoit qu’elle étoit née dPl’écume de la mer. Cicéron dit que le mot de Vét 1 ^est dérive a veniendo , quòd ad omnes res veniat.se représente montée fur un char tiré par des cygu £S ’ou par des colombes.

Vénus , soIon les Poètes , naquit du sang qui décousede la plaie que Saturne fit à Cœlus son pere, de ceíang, dis-je, mele avec Técume de la mer. D’ab° rqu elle fur ainfi éclose, elle parut fur un conque avec