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Tome huitieme. [THA - Z.]
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dreííèr un procès verbal. Rei gej'iœ a cl a scribere. Tan-dis qu’on verbalise, on entend un grand bruit. Pat.

On le dit auííi, dans !e discours familier seulement,de celui qui fait de grands discours qui n’aboutiflèntà rien. Depuis deux heures il ne fait que verbalisér.

Tous ces mots viennent du Latin verbum , qui ligni-fie toute forte de paroles , ainsi dit, selon quelques-- uns, quòd aeris verberatu formetur. Mais Varron le dé-rive d veritate ; parce que les mots ne devroient servirqu a dire vrai.

VERBE. f. m. Terme de Théologie. Verbum. La secondepersonne de la Trinité. Le Verbe incarné, le Verbe s’estfait chair. Au commencement étoit le Verbe, & leVerbe étoic Dieu , dit S. Jean en son Évangile.

Le Verbe est engendré du Pere de toute éternité.Fihus meus es tu ; ego hodiè genui te ; parce que lePere n’a pu être un seul instant fans le connoître, nile connoître lans produire un terme de cette connoif-íance. Ce terme est le Verbe qui procède conséquem-ment du Pere par voie de connoistance & d entende-ment. Voye^ Trinité, Génération , Procession.

Verbe Incarné. Ordre du Verbe incarné. Cest le nomd’un Ordre Religieux de Filles, dont la fin principaleest d honorer le mystère de ITncarnation du Verbe. Ila été fondé par la Mere Jeanne-Marie Chézard deMatel, née à Roanne en Forez, le 16 Novembre 159Ó,& fille de Chézard, Seigneur de Matel, Gentilhommede la Chambre des Rois Henri IV & Louis XIII, &Capitaine de Chevaux Légers. Ce fut Tan 1625 qu ellecommença cet Institut à Paris, & Urbain VIII accordala Bulle d’érection Fan 1633 , le 12 Juin. Elle établitdes Monastères à Lyon, à Avignon , à Grenoble & àParis ; mais ce dernier fut diilòut bientôt après lamort de la Fondatrice, qui arriva le 11 Septembre 1670.Leur habillement consiste en une robe blanche, un man-teau & un scapulaire rouge 3 la robe ceinte d’une ceinture de laine aussi rouge, Sc fur le scapulaire un nomde Jésus, dans une couronne d'épines, Sc au-deílousdu nom de Jésus, un cœur surmonté de trois clous,ayec ces mots , Amor meus. Le tout en broderiede foie bleue. Leurs Constitutions ont été approu-vées par Innocent X. Voye\ la vie de la Mere Chézardpar le P. Antoine Boiílìeu Jéluite ; & le P. Helyot, T.IV. C. 51

VERBE. Terme de Grammaire. Partie de l’oraison, quise conjugue par temps & par modes. Un verbe actif,est celui qui exprime une action , comme faire , don-ner , battre, & qui régit l’accusatif. Verbum activum.Les Grammairiens en font de deux sortes : un qtsils.appellent transitif , qui agit fur autrui, comme tour-menter quelqu w, Fautre qu’ils nomment réciproque,qui agir fur iòi-même, comme, le tourmenter , & quile joint toujours avec le pronom personnel. Voye ç lemot Régir.

Jules César Scaliger a cru trouver un grand mystère,en disant, que la distinction des choses, en ce qui de-meure , & ce qui passe , in permanentes & fluentes ,étoit la vraie origine de la distinction entre les nomsSc les verbes j les noms étant pour signifier ce qui de-meure, & les verbes ce qui paílè : mais cette définitionest fausse, & à ne considérer que ce qui est esièntiel auverbe, c’est proprement un mot dont le principal usageest de signifier l’affirmation, avec désignation de La per-sonne, du nombre & du temps. Gramm. Rai. On peutencore définir le verbe, en disant que c’est un mot quisert à marquer ce qu’on fait , ou ce qu’on soustre ;1 existence ou l’état d’une chose, par rapport au tempsSc aux personnes. Id.

Verbe signifie, suivant l’étymologie Latine, mot ou pa-role, par ou Ion a voulu fans doute marquer que leverbe est .e mot, par excellence, en ce qu’il forme laliai ion de toutes nos idees , & qu’il n’est pas possiblede faire aucun discours suivi, fans le secours des verbes.M Resiaut, Grammaire Fr. p. 265. de la 2/ édit.

De tçutes les parties de i oraison, ií n’y en a aucunedont nous ayons autant de définitions que nous enavons des verbes: chaque Grammairien qui en a traité,ayant différemment défini le verbe, selon qu’il l’ a dis

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féreniment envisagé. Abbé Régnier , Grammaire Fr.in-f. p- 3F •

ll faut savoir parfaitement les deux verbes auxiliairespóur apprendre à conjuguer les autres verbes. Le R.B user, n. 563. de fa Grammaire Fr. 2724. Quels fontles verbes neutres qui se conjuguent avec l’auxiliaireêtre. VòyqylNTRANSiTiF & Marcher.

Verbe passif, est celui qui exprime une passion ; quisoustre & reçoit Faction de quelque agent, & se con-jugue avec le verbe auxiliaire je/iiis. Verbum passivum.Quelques-uns n’admettent point de verbe passif eu Fran-çois ; la raison est, que ce qu’on nomme passif, n’estautre chose que le participe du verbe joint dans diste-rens temps avec leverbe auxiliaire être. Les verbes La-tins ont véritablement un passif, parce que les termi-naisons en font différentes, & qu’ils font passifs de leurnature. Voye £ Passif.

Verbe neutre, est celui qui ne désigne aucune action,ni passion, & qui n’a aucun régime : comme dormir.Verbum neutrum.

Ii y en a qui admettent les neutres-pajsifs ; mais à yprendre garde de près , il n’y en a point en notreLangue , ou fort peu. Verba neutra passiva. Ce font

! des verbes neutres ou absolus, qui se conjuguent en yajoutant le pronom personnel seulement, lequel se metégalement bien aux actifs, quoiqu’il n’y ait point deneutres actifs. Il est astèz difficile de prendre parti là-desiìis, d’un côté à cause de ce que l’on vient de dire,

! & qui paroît astèz bien fondé ; Sc de Fautre à cause de

i FAcadémie, dont i’autorìté semble être une décisionabsolue, & qui admet un très-grand nombre de neu-tres-passifs. Richelet n’en reconnoît presque aucun. Ilappelie verbes réciproques presque tous ceux que FAca-démie appelle neutres-p assis s. Quels font les verbes-neutres qui fe conjuguent avec Fauxiliaire avoir? Scquels font ceux qui fe conjuguent avec l’auxiliaire être fVoy. Intransitif & Marcher.

Verbe absolu , est celui qui n’a besoin d’aucun régime,ni exprimé, ni sous-entendu , comme, il tonne. Ver‘bum absolutum.

Verbe auxiliaire , c’est le verbe avoir & le verbe être jqui aident à conjuguer les verbes actifs & passifs. Ver-bum auxiliare.

Verbe substantif , est le verbe être, je fuis. Verbumsubstantivum -, fum. Voyez Être.

Verbes réguliers, font ceux qui fe conjuguent tousd une même façon , & suivant une certaine règle,comme, s aime, je fais. Verba regularia.

Verbes anomaux, sont ceux qui ont des irrégularités,& quelque chose de singulier dans les terminaisons ouformations de leurs temps. Verba anomala feu irregu-laria, comme, asseoir, faillir.

Verbe impersonnel, est celui qui n’a que la troisièmepersonne, il faut. Verbum ìmperfonale.

Verbe fréquentatif. C’est un verbe qui marque quel’on fait souvent, que l’on réitère souvent la mêmeaction, la même chose, comme en Latin itare ,ito,aller souvent. Ventitare, ventito , venir souvent. Muffitare , mussto, marrnoter. Et en François, élignoter,marmo'er, barboter, machicoter. Les verbes fréquenta-tifs , en François, font des termes bas & populaires.

Verbe inchoatif. Celui qui marque une action com-mencée Sc continue dans le sujet ou suppôt du verbe,comme fleurir, grisonner, reverdir, vieillir, &c. Flo-re] cere , canescere, virescere , senescere. Ii y a 14.0 verbesLatins semblables, terminés en as co , esco ,ifco.

Verbe réduplicAtif. C est celui qui lignifie une actionrépétée deux ou plusieurs fois, 011 la répétition d’une -même action. Verbum reduplicativum. En Latin refice-re, rejicere, recantare, cìc. En François, refaire, i'C'jetter, rechanter, &c.

Verbe transitif. C est celui qui signifie une action qu*pasiè fur un autre, qui tombe fur un sujet différent d ecelui qui la tair. Verbum transitivum.

Monsieur i Abbe Dangeau a donné des Réflexionssur les verbes, comme sb r rouies les autres parties dela Grammaire Françoise. En voici le précis, dans ieqr> c ^nous ne suivrons pas tout-à-fait l’ordte que cet iíiust reAcadémicien a garde, niais qu nous rendrons 1111