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Tome huitieme. [THA - Z.]
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on n y pouvait plus mettre d’autre vin. D ici. des Arts.1731.

VERDATRE, adj. m. & f. Qui tire fur le vert. Ce corpscommence à se corrompre , il est déja tout verdâtre.Subviridis , prajîno accedens. Couleur verdâtre.VERDAUD, audh. adj. Qui n est pas mur. Subacidus.Il ne se dit guère que dans cette phrase : Ce vin est unpeu verdaud. Ii n'est pas usité.

VER DÉ. Rio verdé. Noms Espagnols qui veulent dire ,Rivière vens. Fluvius viridis. C est une rivière du Me-xique. Eile coule dans la Province de Panuco,&sedécharge dans le golfe de Panuco, à S. Bartholoméo.Mat y.

VERDÉE. f. f. Sorte de vin fort estimé qui vient de Flo-

rence, & qui tire fur le vert. Vinum Florentinum sub-viride.

^■RDELET. adj. Qui est encore vert. Ce vin est encoreverdelet j a encore un peu d'acidité. Vinum jubacidu-Iim, immite. Il n’a guère d’autre usage.

Verdelet, sedit figurément d’un vieillard à qui il resten Ue Vl o ueur - Il est encore verdelet, il marche bien.11 est du style familier.

VERDEN. Voyei WERDEN.

^pERlE. s. £ Étendue de bois, & de pays qui est com-mise à la garde, & à la jurifdiction d’un Verdier. Sal-tuoria eufiodia. 11 y avoir autrefois des Verderies & Ser-genteries fieffées, qui étoient des terres données à fiefp à cens à plusieurs particuliers, à la charge de garderles forêts du Roi ; elles ont été supprimées par Édit duwois d’Août 1669. Ces Officiers s’appeloient ViridaAris qu on a traduit en François Verdiers. Les Sergen-teries fieffées différent peu des Verdenés.

VERDET. £ m . Autrement vert de gris. Viride cens ,Jcolecia , œrugo rasilis. Le verdet sert à faire de bellescouleurs de vert céladon, & de couleur du soufre.~f Ve /det de cuivre est un vrai poison. Hift.de l’Acad.

174.2.. 46. Voye\ Vert degris.

K-UEUR, £ £ Viror. On le dit proprement de la lève,

, . humidité qui se trouve dans les plantes, dans les01s qui n’est pas encore sec. Ce bois a encore de la• Verdeur.

■ O*" en sert auílì pour marquer le défaut de matutlt;e , 1 acidité du vin qui n’est pas encore mûr. Ce vina encore de la verdeur. Aciditas acerbitas.

On le dit au figuré, pour désigner la vigueur deI a ge & la grande jeunefle. On dit qu’un homme estdans la verdeur de l’âge, de son âge. Il étoit alors dansla verdeur.

Verdeur. £ m. Il y a quelque apparence que ce motvenu de verder ou vreder que l’on explique en sonffT- Pierre de Luxembourg étant allé à Metz, y futabord bien reçu. Mais depuis il lui survint un dif-, _;^nd avec le maître Échevin au sujet des autres Offi-vêo!nommés les Treize &les Verdeurs . ,LÉ-vín fm t0it en P°flèffion de les nommer ; mais 1 Eche-f ' que Pierre de Luxembourg n etant pas

- ’ ctoit pas encoie Évêque. Fleury 1 Hsi- EccléJ.

m-12 , tom. Lo ^ p. j,o ^ J

E s R íï I ffl NNE ‘- 1 ' f ' de femme. Veridiana. Il y a àCastelflorentin une Éghfe qu’on appelle Sainte Fer-

du n0r “ d une Bienheureuse dont le Martyro-oge Romam fait mention au premier Février. Ellen et° lt po, nt de 1 Ordre de Valombreuse. Vaddinguesveut qu elle ait ete du Tiers-Ordre de Saint François ;Saii* S 1 11 , onne Fouir ds preuves. La vie de cetteLah[ e 3 ecr ^ e en Eabenpar Razzi, en François parXVlie p| en , Lal:in P ar Ferrarius , tous Auteurs dueienne * y e , n a nne Italienne un peu plus an-Latine 5^^ome Sétin, qu’il dit avoir traduite d unev oit cent AtC ° n ^ v ^ c l ue Pistoie, mais cet Atton vi-du Xllie c' nS | avant cette Sainte Verdienne , qui étoitau i. Kv.',, 1CC * e5 etant morte en 1242. Chastelain ,

VERDIE R V- 49 °-

la fonctìô n ’ ì ^ u ” Officier des Eaux & Forêts , dontCujìossalin Ctc différente selon les temps & les lieux.reflier, Chdtl\ Us ' ^ d a àé aussi appelé Gruyer, F0-gent {AQ arc i e si' 1 'Concierge, Segrayer , Maître Ser-ii III. de l’an 1 ^ Marteau , par ^Ordonnance de Hen-

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Ce mot vient du Latin viridarius , donts’est servi Ul-pien en la même signification. Maintenant c’est un Offi-cier établi pour commander aux Gardes d une ForetéloignéedesMaîtrises, qui en doit faire la visite de quin-zaine en quinzaine en personne. Il a une Jurifdictionpour les moindres délits, qui s’étend jusqu’à soixantesousd’amende. Il fait son rapport des autres délits dansles sièges des Eaux & Forêts. C’est maintenant le mêmeque Gruyer. Saltuarius custos.

Verdier, se dit aussi des crapeaux ou grenouilles de ter-re , qu’on appelle autrement graijselet. En Latin rana ,ou bufo , rebuta.

Verdier , Verdrier , Verderexjse , Verder, Ser-rant, au pays du Maine. Luteola chloris. Nom d’unoiseau jaune verdoyant. Le verdier chante aílez agréa-blement , il sert dans les volières, & il est bon à la chas-se des autres, il ne vaut rien en cage : il est un peu plusgrand que la mésange ; il a le bec court, rondelet &pointu à l’extrémité. Sa tête, Ion dos & le haut de íësaîles font cendrés julqu’à la superficie, laquelle est d unjaune lavé , tirant sur verdâtre ; Ion gosier, son ven-tre , sa poitrine, son croupion , les quatre petites plu-mes de chaque côté de la queue, les bords du haut desaîles, ainsi que les huit grandes pennes, font d une bellecouleur d octe couverte & foncée ; le reste des plumesdes aîles & de la queue qui est fourchue, font en partied’un cendré , & en partie d’un châtain qui noirci lien tl’un & l’autre; le bas.de son ventre est blanchâtre;ses jambes & ses pieds font délicats & approchans de lasubstance & de la couleur de chair.

Il y en a encore une autre elpèceque l’on appell&ver-dier de haie; son dos est coloré, comme celui d’un moi-neau , & les aîles font comme celles d’un montain ; ilest plus vert fur la tête & fous la poitrine que celuidont nous avons parlé , mais il est moins jaune , dureste il est semblable à l’autre.

Le mâle paroît plus gros que la fémelle & a la têteplus grosiè , auílì bien que le bec , avec une tachenoire à la poitrine. La fémelle est colorée en partie derouge éclatant, & en partie de cendré , & a moins decouleur jaune; elle fait jusqu’à cinq œufs.

Cet oiseau ne paroît point l’hiver, & n’arrive qu’a-près le solstice, auquel temps ils paroiffent plus jaunâ-tres , & en d’autre temps ils font entièrement verdâ-tres. Ils font fort dociles & s’apprivoisent facilement ;ils vivent de toutes fortes de graines, de chenevis ,demillet, de navette , & autres semblables. Aristote ditqu’ils vivent auílì des vermisseaux.

On donne auílì le nom de verdierh un oiseau plusconnu fous le nom de Bruan. Voye\ ce mot.

VERDILLON. £ m. C est la partie du métier ou chassiedes Tapissiers Haute-lissiers, à laquelle s’attachent paren haut & par en bas, les fils de la chaîne des Tapisseriesde haute-liíse.

VERDIR, v. a. Peindre en vert. Viridi colore inficere.Verdir des fenêtres, des balustres.

Verdir la tranche d’un livre, chez les Relieurs, c est ymettre du vert de gris, & le brunir quand il est sec.

Verdir , est aussi neutre , 8c signifie devenir vert. Vi-rescere. Les prés, les campagnes, les arbres, tout ver-ditzn printemps.

On dit aussi que le cuivre verdit , pour dire qu’ilpoulie du vert de gris. Le cuivre qu’on n’a pas foinde nettoyer, verdit bientôt. JErucam , œruginem

contrahit.

Verdi, ie. part.

cg^/VERDISO. Voyei Verduits.

VERD-MONTANT. f. m. Sorte de petit oiseau qui a latête&la gorge presque toute noire, &l’estomac vert.Vireo.

VERDOIE.s. £ Couleur verte, mêlée d’un peu de j aune.Mixtus ex viridi & flavo colore.

VERDON. Nom d’une rivière de la Provence. Verdo-nius fluvius. Elle a ses sources dans les Alpes, baigneColmar,. Castellane, Greoux, Vinon, & le déchargedans la Durance, entre Manosque & Pertuis. Il y aj un. port de Verdon fur la côte de Provence, à cinq

I lieues de Marseille , vers le couchant. On croit que

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