trusteurs sottes. Ceux que l’on appelle l’ Orgue font lès iplus curieux pour le travail & pour la couleur, qui tirelut le plus beau rouge ; ils font ordinairement entre-lacés 1 un dans l’autre, de manière qu’ils forment desmonceaux allez élevés. (
Quelques Naturalistes ont regardé cette espèce nom-mée tubularia purpurea à cause de fa couleur depourpre, comme une espèce de corail, mais ce n’estvéritablement qu un âstemblage de vermijjèaux demer, comme on vient de le dire.
VERMQU LER. Qui ne fe dit qu"avec le pronom per-sonnel. Se vermouler . v. récip. Devenir vermoulu. Ca-riem concipere , contrahere. Le bois d’olìvìer un peubrûle n est pas sujet à se vermouler. Ab. de Vit. II estpeu usité.
VERMOULU, ve. adj. Bois qui est mangé des vers, pi-que par les vers. Cariojus y carie vitiatus , corruptus.Cette table est vermoulue. Ce bois de lit est vermoulu.
VERMOULURE, f. f. Qualité du bois piqué, percé parles vers. Ce mot désigne la trace que les vers font dansle bois, & la poussière qu’ils y laissent après eux. Caries.
« 2 >VERNACULAIRE. adj. Du Latin vernaculus, pro-pre à un pays. On désigne quelquefois par ce mot desmaladies plus communément appelées locales ou en-démiques.
VERNAL, aie. adj. Terme d’Astronomie , qui appar-ent au printemps. Vernalis , e. il fe dit de la sectionv ernale ou du printemps. Voyl\ Section. EquinoxeVernale. .
VERNE. f. f. Sorte de bois qu’on nomme plus ordinaire-ment Aune. Voye\ ce mot. , . _
VERNEGUES. Nom d’un petit village de la Provence ,e n France. Verneguium. Ce lieu eft situe à une lieuede Lambefc, & est pris par quelques Géographes pourl’ancienne Ernannum, qued’autresmettent au villagede Maillane, ou à celui de S. Gabriel, situés vers lav nle d Arles. Maty.
VERNEUlL. Nom d’une petite ville de la Normandie,f n France. Vernolium. Elle est fur la rivière d’Eure,à sept lieues d’Évreux, du côté du midi. Maty.
II y a une autre petite ville de même nom dans leBourbonnois , à six lieues de Moulins.
V ERNlMBOCK. f. m. Sorte de bois, semblable à celuidu Brésil, qu’on emploie à teindre, & qu’on soupçonneêtre le même que celui qu’on appelle bois rouge. Ilprend fou nom de Sernambuca, ou Sernambouc, villePortugaise dans le Brésil , d’où on nous l’apporte.Bray? Hifi. Plant.
VERNIR, v. a. Enduire avecdu vernis. Vernir une image,
,, Un cabinet, une boiserie.
Verni , 1E . p art .
VERNís f.m. Est une liqueur épaisse, & luisante, donton se sert pour mettre fur les bois, fur les tableaux, &ç.P° ur les rendre plus éclatans ou pour empêcher qu ikfe garent. Liquata juniperi lacryma. On fait aussidu vernis p ropre \ induire & colorer des ouvrages demenuiserie. H se fait avec de )a mme de genievre,
que es Maures & Arabes appellent fandorax ; & parçequ’elle vient au printemps , les Latins l’ont nommeevernix. Elle a aussi l e même nom en Allemand. Levernis d’Écrivain fe fait avec cette sandaraque mise enpoudre subtile, dont on frotte le papier avec un piedde lièvre , & cela en boit l’encre & empêche qu’elle» e s étende. Sandaraca gummitionepoljre. La liquidete fait en y ajoutant de l’huile de lin. . s
. B y a plusieurs autres préparations de diver es° r tes de vernis. Le vernis commun fondu avec m eZ nì & r aloès, & mis fur des feuilles d’etain ou d ar-appelé vernis doré : c’est celui donc on dorecomi>, irS ° u stuelqncs bordures de tableaux. Il e p uraqu^ U n e , m ? nt composé avec l’huile de lin, la fanda-La n, ’ ? ! °cs & la gomme gutte , on la litharge d or.dans fe"! re de Piparer \e vertus de la Chine e trouveaveclem Vre du Pere Kircher de China illusirata,faire celle °J> Cn de lui donner diverses couleurs, & deréussi dans ,-^^uturine. Mais cela n’a pas encore allezIl v a rie exec ution.
es ver ais mous & durs dont fe servent les
Graveurs en eau sotte, donc Boise Graveur a fait unample Traité.
Le vernis de la Chine prend toutes fortes de cou-leurs ; on y mêle des fleurs d’or & d’argent ; on y peintdes hommes, des montagnes, des palais, des chastes,des oiseaux , des combats, & plusieurs figures, qui re-levent l’ouvrage, & le rendent extrêmement agréable.Outre l’éclat & le lustre qui est propre du vernis , il aencore la qualité de conserver le bois fur lequel onl’applique, fur-tout íì on n’y mêle aucune autre ma-tière. Les vers ne s’y engendrent pas facilement , &l’humidiré n’y pénétre presque pas. L’odeur même nes’y attache point ; & si l’on a répandu, dutant le repas ,de la graillé ou du bouillon fur la table, dès qu’on ya passé un linge mouillé, non-feulement on n’y en re-marque plus aucun vestige, mais on n’y sent pas mêmela moindre odeur. On s’est trompé quand on a cru quece vernis étoit une composition & un secrer particulier ;c’est une gomme qui dégoutte d un arbre à peu prèscomme la résine. Dans les tonneaux ou on le transporte,il ressemble au goudron fondu, à cela près qu il n’apresque aucune odeur : quand on l’emploie, ii faut ymêler de l’huile pour le délayer, plus ou moins selonla qualité de l’ouvrage. Pour les tables & pour leschaises ordinaires, on fe contente de palier deux outrois couches de vernis, ce qui le laistè si transparent,qu’on voir toutes les veines du bois au travers. Quesi l’on veut cacher toute la matière fur laquelle on tra-vaille , on y revient plusieurs fois ; de forte qu’à la fince n’est plus qu’une glace , mais si belle dans les com-mence mens , qu’on pourroit s’eti servir au lieu de mi-roir. Quand l’ouvrage est sec, on y peint diversesfigures en or, en argent, ou en quelqu’autre couleur,fur lesquelles on pâlie encore, si l’on veut, une légèrecouche deverras , pour leur donner de l’éclat, & pourles conserver davantage. Mais ceux qui souhaitent fairequelque chose de fini, colent fur le Sois une espèce decarton, composé de papier, de filasse, de chaux, & dequelques autres matières bien battues, dans lesquellesle vernis s’incorpore. Ils en composent un fond parfaite-ment uni & solide, sur lequel s’applique le vernis peuà peu par petites couches qu’on lailîè sécher l’une aprèsl’aurre. Chaque ouvrier a un secret particulier pourperfectionner son ouvrage comme dans tous les autresmétiers. Mais je crois qu’outre l’adreste de la main,& ce juste tempérament que demande le vernis pourn’être ni -trop liquide ni trop épais, la patience est unedes choies qui contribue le plus à réussir dans ce tra-vail. On en fait au Tonkin des cabinets fort propres:mais ce qui nous vient du Japon en cette matière necede point aux ouvrages de ia Chine. P. Le Comte.Mém. de la Chine , T. I. p.gig & Jiiiv. Voyez aussi leChina illusirata du P. Kirker, où íe trouve ìa manièrede préparer le vernis de la Chine, avec le moyen delui donner diverses couleurs, & de faire celle d’Avan-turine.
M. 8toile de Leipsic a trouvé un vernis métalliquequi résiste au froid, au chaud, à la pluie, & qui a unéclat très-vifde routes forces de couleurs •, appliqué àdes carreaux, à des tuiles, &c. il les rend dune beau-té singulière, fur-tout si le soleil donne deflùs. On eqpoutroit faire différens ornemens d’un goût nouveau.Acad. des Sc. 1715. p. 67.
Vernis minéral. Chorier en parle dans sch Histoire duDauphine, L. I. n. XXII. Le vernis qui est une espècede minéral solide, est une chose commune dans leDauphiné. La Paroifle de la Croix-haute, de laquelledepend la terre de Lux, en a des mines abondantesen une partie de ion territoire , connu fous Ie nom deTrabuech. Depuis quelques années on en a trouvéauprès de la ville de Vienne, le commerce en est avan-tageux.
Vernis se dit auísi des couleurs que les médailles an-tiques ont prises en terre. Le prix de la médaille estaugmenté par une beauté que la nature seule donne,& que l’arr jufqu’à-préient n’a pu contrefaire. C est levernis que certaine terre fait prendre au métal, qui encouvre quelques-unes d’un bleu turquin, preíqu aussi,beau que celui de la Turquoise ; d’aurres d un certain