VER
pour les citations. Mais au Palais on ne cite point laPage, mais le feuillet ; & pour faire entendre dansíequel des deux côtés du feuillet est la chose que l’oncite, on appelle le premier côté réel o, & le secondverso.
VERSOI. Nom d’un petit bourg de la France. Versoia ,Versoium. Il est dans le pays de Gex, fur les confins dela Suistë, & fur le lac de Genève, à deux lieues de cetteVille , vers le nord. Maty.
VERSOIX, ou VERSOI. Petite rivière de France, aupays de Gex , qui fort de la montagne de Gex, & vafie jetter dans le lac de Genève, à Veríòi.
VERSOYER. Vieux v. act. Pêle-mêler. Boree. Mettreensemble, pêle-mêle. Miscere.
VERT, Verte. Fojq Verd. Viridis.
VERT. (le) Rivière de France dans le Bearn. Elle a fasource dans la Valée de Barrerons, & fe perd dans leGave, au-dessousd’Oleron.
Ily aune autre rivière de même nom dans le Quer-cì, qui fe perd dans le Lot, entre Cahors & Duravel.
VERTABERE , ou VERTABIED, ou VERTABIET. f.m. Terme de Relation. Docteur en Géorgie & Arme-nie. Doclor Georgianus,'Ou Armerais. Les Religieuxdu Monastère des trois Églises font la plupart Verta-bieds-, c’est-à-dire, Docteurs. Tournefort. Voyage ,T. II. p. o j 7g. jst N est pas vrai que les Arméniens ex-çommuniènt trois fois l’annçe l’Eglife Latine. Lestonnes gens n’y pensent pas , & 1 on ne trouve pointcette pratique dans leurs Rituels, quoiqu’il ne soit quetrop vrai que certains phrénétiques Eveques ou Ver-tabieds déclarés contre l’Église Latine l’aient pratique,ou le pratiquent encore. Id. p. $$8. Le Cierge d Ar-ménie est composé du Patriarche , des Archevêques^,des Evêques , des Vertabïets ou Docteurs , des Pre-tres séculiers & des Moines. Id. Il y a quarante ans queJacob, Vertabiet Sc Evêque Arménien quifaifoitfa ré-sidence à Jérusalem, s’avifa des’ériger e‘n Patriarche,tous le bon plaisir du Grand Visir, & refusa de pren-dre le myrron , c’est-à-dire le saint Chrême du Pa-triarche des trois Églises. Id. On considère bien sou-dent moins les Évêques que les Vertabiets. Quelque-fois ils sont Evêques Sc Vertabiets tout ensemble,c est-à-dire , Évêques & Docteurs. Ces Vertabiets,qui font tant de bruit parmi les Arméniens, ne sontPas véritablement de grands Docteurs , mais ce sonttes plus habiles gens du pays , ou du moins ils pasteurpour tels. Pour être reçu à ce dégré íì éminent, il nefaut pas avoir étudié la Théologie pendant longues an-nées , il suffit de savoir la Langue Arménienne littéra-le , & d’apprendre par cœur quelque sermon de leurgrand maître Grégoire Atenasi, dont toute 1 éloquen-SMoitdans les blasphèmes qu il vomiíloit contrelEglilèRomaine. Id. pag. 405. & 4 °f Les Vertabietssont sacrés, mais ils disent rarement la Mesle , L fontproprement destinés pour la prédication. Leurs fer-mons roulent fur des paraboles mal imaginées, fur despallages de f Écriture mal entendus ct,mal expliques,& íur quelques histoires vraies ou faustes qu ils saventpar tradition; cependant ils les prononcent avec beau-coup de gravité ; & ces discours leur donnent presqueautant d’aurorité qu’au Patriarche -, ils usurpent sur-tout celle d’excommunier. Après s’être exercés dansstuelques villages, un ancien Vertabietìes reçoit Doc-teurs avec beaucoup de cérémonies, & leur met en-tre les mains le bâton pastoral. La cérémonie ne fePasse pas fans simonie; car le dégré de Docteur étantregarde parmi eux comme un Ordre sacre, ils ne fontaucun scrupule de le vendre, de même que les autresprê ^ eS ' ^ es Docteurs ont privilège d être affis enDoct ant ’ au beu que les Evêques qui ne font pasl a ^ Uts > prêchent debout. Les Vertabiets vivent decette q 16 * ^ Ue ì ou fait pour eux après le sermon , &] es C aj. Uete est considérable , fur-tout dans les lieux oucélibat a ^‘- es , re P°fent. Ces Prédicateurs gardent lede l’anné Jeûnent très-rigoureufement les trois quartsson, ni lié Car ne mangent alors ni œufs, ni poif-moitié T I,!! ge -,Q u °'qu’iis parlent dans leurs fermonsilsnelaiffenr Ue Létale , & moitié Langue vulgaire ,pas souvent de prêcher en Langue vulgai-
VER
Z6;
re, pour mieux so faire entendre ; mais îa Mestè, lechant de l’Église, la vie des Saints, les paroles dont onfe sert pour Fadministration des Sacremens font en Lan-gue littérale. Id. p. 40G ct 407. Chorier dans son His-toire de Dauphiné, L. II. n. V. p. 98. dit Vertabère ,au lieu de Vertabiedi mais il fe trompe auíli bien quedans letymologie de ce nom qu’il veut être la mêmeque celle de Vergobret. Voye\ ce mot. Voye\ aussiles Mis', de la Cornpag. de Jésus dans le Levant.VERTE. f. f. C’est un des noms que l’on donne à la Jau-ge, instrument dont on fe sert pour jauger les pipes,& autres futailles à liqueurs, pour en connoître la capa-cité. C’est ce qu’on appelle ailleurs Velte. Voye\ cemot.
VERTEAS. f. m. Espèce de Religieux Indiens qui vi-vent en commun, & ne. mangent que les restes qu’onleur donne. .
VERTÉBRAL , aie. adj. Terme djAnatomie , qui ap-partient aux vertèbres. Il fe dit d une artère ct d uneveine. Vertebralis , ad vertebras pertinens. La dixième& dernière paire de nerfs perce la dure rnere au me meendroit que l’artère vertébrale , avec laquelle elle faitun contour dans l’échancrure de lâpremiere vertèbredu cou. Dionis. Muscles vertébraux. Ligamens ver-tébraux.
VERTÈBRE, f. f. Petit os dont plusieurs de fuite font lacomposition de la troisième partie du squelette de l’hom-me. Vertebra. Ils détendent depuis le haut du cou jusiqu’au croupion, & ils forment toute l’épine du dos.Le cou a sept vertèbres , le dos douze, & les lombescinq. Les vertèbres du cou font percées pour laister lepasiage à des veines & artères qui montent au cerveau.Lâpremiere vertèbre est appelée par quelques-uns atlas,parce qu’elle soutient toute la tête. D’autresl’appellentle gond ou la tourneuse. La seconde a une apophysepointue qui s’appelle dent , à cause de fa figure , dontla dislocation fait souvent une efquinancie incurable.La première vertèbre du dos s’appelle crête , parcequ’elle est éminente par-destus les autres , comme lacrête d’un heaume. La seconde s’appelle axillaire oude Faisselle ; les autres ensuite costales.
On a dit que le dos a douze vertèbres ; ce qui estgénéralement vrai. Cependant on rfien a quelquefoistrouvé qu’onze dans certains sujets ; & quelquefoisdans des hommes forts & grands on en a trouvé treize,avec autant de côtes de chaque côté.
Ce mot de vertèbre vient du Latin vertere , tourner,à cause que c’est par le moyen des vertèbres que lecorps fe tourne. Les Médecins les appellent Jpondylesdu mot Grec ^‘TrCyJ'vh^^óyJ'uh©--, qui signifie la mêmechose.
VERTEL. f. m. Mesure de grains dont 011 fe sert à An-vers. Trente-deux ver tels & demi d’Anvers font dix-neuf fédérs de Paris.
VERTELLE. f. f. C’est une espèce de bonde comme celled’un étang qui sert à fermer les varaignes dans les ma-rais lalans. Ces varaignes font des ouvertures que 1 onfait aux digues pour introduire Feau de la mer dans lesréservoirs pour s’y échauffer, fermenter ctfe convertiren sel, & comme il fau t que ces ouvertures pussent s ou-vrir & fe fermer à discré tion pour laister entrer l’eau & laretenir, cela fe fait avec la vertelle.
VERTEMENT, adv. Avec fermeté, avec vigueur. Va-lidé, acriter. Ce Commis a ete vertement réprimandépar son Maître. On a battu vertement cette place. Cesdeux ennemis fe font attaqué vertement. Pou lier ver-tement son ennemi. Ablanc. Ce Conseiller a soutenuvertement son opinion.
VERTEMOUTE. f. f. Terme de Coutume. Droit de Ver-te moule est un droit du au Seigneur par le fujetct tenanten grange hors du fief. De Lauriére. C’est un droitdu au Seigneur qui a un'moulin banal pour la mouturedu grain qui n a pas été moulu dans son moulin. LesVastàux, après leur récolté, ne peuvent enlever leursgrains pour les transporter dans une grange situéehors du fief, fans laisser 16 gerbes pour le droit devertemoute.
VERTENELLES. f. f. pi. Terme de Marine. Nom qu’ondonne aux pentures & aux gonds, ou charnières qui