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G. Bau. Cette plante est vulnéraire , apéritive, proprepour les pâles couleurs, pour Fhydropisie. Il y a plu-sieurs autres espèces de verveine. Il y en a une qui alesfeuilles pointues semblables à celles de la grande ortie.
Ce mot vient du Latin verrere, balayer. La vervei-ne a ete appelée ainsi, à cause qu’on en balayoit autre-fois les autels de Jupiter. On l’a auílì nommée HerbeJacrée , parce qu’on s’en servoit contre les charmes ,& pour appaiser les dieux. Les Ambassadeurs en por-toient à la main, lorsqu ils alloient parlementer avec1 ennemi. On appeloit Verbanarius celui des Ambasta-deurs Romains qui portoit la branche de Vervina ensigne de paix. Les payens la cueiiloient avec de gran-des cérémonies & superstitions, & l’employoient pourbénir les maisons, & pour en chaííer les mauvais ei-prits. Les Romains, fous le nom de verbena , com-prenoientauíïï les feuilles & rameaux de tous les arbressacrés, comme de laurier, de myrte, d’olivier & au-tres , dont ils se servoient dans les cérémonies , soitdans la Religion, soit dans les Ambassades.
VER-VERT. Perroquet des Visitandines de Nevers,devenu fameux par l’ingénieux Poème en quatrechants , qu’en a fait M. Gresiet, qui décrit fort plai-samment les diverses aventures de cet oiseau. On nepeut rien ajouter à f éloge qui se trouve de cette Piècedans la Lettre de M. Roustèau, (Juge très-compétenten ces matières) au P. Brumoy Jéíuite, écrite de Bruxelles le 17 Décembre 1735 , & imprimée parmi lesPoésies de M. G reste t. Je n’ai vu de lui, dit M. Rous-seau, que les Poëmes.du Perroquet & de la Chartreu-se: mais en vérité je les aurois admirés, quand ils meu-roient été donnés comme le fruit d une étude consom-mée du Monde & de Ja Langue Françoise. Je ne croispas qu’on puisse trouver nulle part plus de richessesjointes à une plus libérale facilité à les prodiguer. Quelprodige dans un homme de vingt six ans ! Et quel dés-espoir pour tous nos prétendus beaux Esprits moder-nes ! Selon le même M. Roustèau dans une Lettre àM. de Lasteré, cet Ouvrage ( le Vert- Vert ) a fur sesCadets l’avantage de l'invention, & même celui del’exactitude. C est un véritable Poème, & le plus agréa-ble badinage que nous ayons dans notre Langue.
VER VELLE, f.s. Terme de Fauconnerie. C’est uneespèce de petit anneau ou plaque qulon attache au piedde l'oiseau de proie , où il y a une empreinte des armesdu Seigneur à qui il appartient, ou quelqu’autre mar-que qui le fait reconnoître. Annulus.
VERVEUX. (Quelques-uns disent aussi Verveu.) s. m.Espèce de filet à prendre du poistòn. Everriculum. Il estfait en nastè & aboutit en pointe, & est soutenu tant àson ouverture que dans fa longueur, par trois ou qua-tre cerceaux. On le dit auíïï des paniers d’osier qui leterminent en pointe, où l’on met des fruits pour lestransporter sur des bêtes de somme.
VERVIC. Petite ville de Flandre sur la Lys, dans la Châ-tellenie d’Ypres.
VERVIERS. Nom dune petite ville de l'Evêché de Liège.Ververice. Elle est dans le Marquisat de Franchimont,à six lieues de Liège, vers le levant. Mat y.
VERVINS. Nom d’une ancienne petite ville de FranceVerbinum, Vervinum. Elle est dans la Thierache, enPicardie, à seize lieues de Reims, vers le nord. Ver-vins est célèbre par le traité de paix qu’on y conclutentre la France & l’Fsspagne en 1598, Sc qu’on appellela Paix de Vervins. Longitude zi d . 35’. latit. 49 d . 51
VERULI. Voyei Véroli.
VERUMONTANUM. f. m. Terme d’Anatomie, qui estcomposé de deux mots Latins Veru & montanum.C dt une espèce de petite valvule qui est à l’endroit011 les conduits éjaculatoires entrent dans surétre ,Sc qui empeche que Furine , en paflànt, ne puifleentrer dans les ouvertures de ces deux petits conduitsDroivis.
VERURE. f. f. Vieux mot. Vérue; cequi vient de verru-ca, Sc non pour etre véreux. Borei.
Ne le front ríavoit-elle pasPlein de roìgne, ne de vérure?
Ovide Ms. de Borei,
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V E S
VESCE , ou VESSE. f. f. Plante qui pousse des tigesà la hauteur d’un pied 6cdemi, ou plus hautes, an-guleuses , cannelées , creuses. Vicia. Ses feuille»lont composées de dix ou douze paires de feuillesoblongues, étroites , velues, s’élargissant vers leurextrémité, rangées fur une côte , terminées par unemain qui l’attache aux plantes voisines. Sa fleur estlégumineuse, de couleur purpurine ou bleuâtre; lorl-qu’-elle est paflée, il lui succède une goustè velue com-posée de deux cosses remplies de semences presquerondes, noires. En Latin vicia jativa vulgaris feminenigro. G. Bauh, On cultive cette plante dans leschamps ; on le sert de sa semence pour nourrir les pi-geons , on en donne aussi avec de i’avoine aux che-vaux. Il y a plusieurs autres,espèces de vefce.
Ce mot vient du Latin vincire, lier } à cause que lavefce lie & serre par ses mains les plantes voisines ; oude vejcor-
VESCERON. f. m. Espèce de vefce sauvage qui vientsans semer dans la campagne & parmi les blés. Aphaca,Jìlvestris vecia. Elle pousse des tiges grêles, foibles. Sesfeuilles font étroites, rangées par paires, semblables àcelles de la lentille. Ses fleurs font petites , ramasséessept ou huit ensemble , en manière d’épi, d’un bleuclair. Ses gousses lont velues, remplies de semencesnoirâtres. En Latin ViciaJegetum cum siliquis plurimishirsutis. G. Bauh.
VESCI ANO. Nom de lieu. Vefcia^ Befcia , Vefcianum.C’étoit anciennement une petite ville de la Campanie.Ce n’est maintenant qu’un village situé près de Noie,dans la terre de Labour, province du Royaume deNaples. Maty.
VESCOVIO. Nom d’un bourg de FÉtat de FÉglise enIra ie. Epijcopium. Il est dans la Sabine, à quatre lieuesde Narm, vers le midi. Ce bourg a été le Siège del’Evêché de Sabine, & c’est de-làqu’il a pris le 110m deVejcovio, qui lignifie Evêché. Maty.
VÉSEL. Voyei Wesel.
VÉSEL1ZE. Nom d’un bourg du Comté de Vaudémonten Lorraine. Ve\eliacum , Venenum. Il est à quatrelieues de la ville de Toul, vers ie sud. Maty.
VESIAU f. m. Terme de Coutume. Voisinage, commu-nauté & corps des voisins, qui demeurent en unmêmelieu. Vicinia.
VES 1 CA 1 RE. 1. f. Plante qui a été ainsi appelée, à causequ efie porte des vessies, dans lesquelles son fruit estrenfermé. Vesicaria. C’est une espèce d’alkekengi, oucoqueret, que M. Tournefort appelle Alkekengi offici-narum. Voyei Alkekingi.
VÉSiCATION. i. f. Naissance des cloches ou vésiculesqui 1e forment après une brulure de feu ou d’eau chau-de. On appelle aussi de ce nom l’eftet des remèdes vési-catoires. Vejìcatio. Il n est pas usité.
VÉSiCA’i O IRE. 1 . m. Remède topique qui fait venir desampoules. C’est un onguent, cataplasme ou emplâtrefait de médicamens âcres dont Fesser est d’attirer leshumeurs du dedans au dehors, d’ulcérer la peau Scde faire venir des vessies; ce qui l’a fait ainsi nommer.Veficatorium. On fait les véficatoires avec des cantha-rides , feuphorbe , la moutarde, l’anacarde, la racinede lciiìes, ia brionia, du levain, du vinaigre , du poi-vre, &c. qu on incorpore avec du miel, des gom-mes & résines , pour les réduire en telle consistancequ’on veut.
Ce mot est aussi adjectif. Emplâtre véficatoire. L’aible pied-de-veau , le thymelata, Stc. font des plantesvéficatoires.
VÉSICULE, f. f. Petite vessie. On appelle vésicule ditfiel, un vaisseau membraneux , rond, un peu long >semblable à une petite poire , situé dans la partie cav edu foie, ordinairement gros comme un petit œufpoule. Vesicula , cistula sellis. On considère dans T avésicule dufiel, son fond qui est sa partie la plus large,& Ion cou qui est la plus étroite. Le cou de cette vésicule s’alonge peu à peu, &se termine en un courut,qu’on nomme cyfliquç t ou biliaire. Ce conduit le
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