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Tome huitieme. [THA - Z.]
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VER

^ agir conformément aux loix ; Sc le vice dans Tha-bitude contraire.

La vertu & le vice font des habitudes. Ainsi pourbien juger de ces deux caractères , on ne doit pass arrêter à quelques actions particulières & pastâgères :íl faut considérer toute la fuite de la vie, & la condui-te ordinaire d’un homme. Lon ne mettra donc passu rang des hommes vicieux ceux qui par foibleííèou autrement, fe font quelquefois laissé aller à com-mettre de mauvaises actions : comme ceux-là aussine méritent pas le titre degens de bien, qui dans cer-tains cas particuliers , ont tait quelques actes des vertu.Une vertu parfaite à tous égards, ne fe trouve pointparmi les hommes ; & la foibleííè inséparable de Thu-manire, exige qu’on ne les juge pas à toute rigueur.Non ego paucis offendar maculis. Comme l'on avoueque l homme vertueux peut commettre par foiblessequelques actions injustes ; l’équité veut auísi que l’onrcconnoisie qu’un homme qui aura contracté l'habi-tude de plusieurs vices , peut cependant en certainscas faire quelques bonnes actions reconnues pour tel-les , & faites comme telles. Ne supposons pas les hom-mes plus méchans qu'ils ne font, & distinguons avecautant de foin les dégrés de méchanceté &de vice, queceux de probité & de vertu.

Quelquefois par femme vertueuse , on entend unefemme chaste.

tK -TUGADE. f. f. Gros & large bourrelet, que les Da-^Ues avoient coutume de porter au-dessous de leurscorps de robe. Voye\ Vertugadin.

v ERTL t GADIER, iére. f. m. & f. Ouvrier qui faifoitdes vertugadins. Maintenant le métier en est aboli ,m k ien qwe ^ àofe.

vtKTUGADlN. f. m. Diminutif de vertugade. Vieuxlïl ° t - C’étoit une pièce de l’habillement des femmesqu ei.es mettoient à leur ceinture pour relever les jup-pes de quatre ou cinq pouces. Fana ou pulvinata/pira.ïl de grolïè toile tendue fur de gros fil de fer.

es garantistoit de la preste, & étoit fort favorableaux filles qui s’étoient laissé gâter la taille. La modeen encore demeurée chez les Espagnols , qui l’ap-Pdlent garde infante.

Ce mot vient, avec la chose, de l’Efpagnol verdu-gado. On les a auísi appelés vafquines , ou hocheplis ;ce qui s’est dit encore de la robe fort ample , qui fetenoit ouverte & entendue par le moyen du vertuga-din , qu’on a appelé auísi autrefois vertugade.

V ER.TucA.ruN. Terme de jardinage-, c est u n glacis dega-2 °n en amphithéâtre, dont les lignes circulaires qui Jere uferment, ne íònt point parallèles. Circuli ex glebisCDn firucli.

let d C i moc vient de l'LlpsguoI Verdugado , le bourre-

VERTl’Tr d une jupe auquel cette figure ressemble.

' rPrr U j LE - L m. Vertugadin, cotte gonflée avec unwi/f d e l’Efpagnol, Vertugala. Borel. Vertu-f anc fn T ^ ic ot. Henri Étienne s'en est aussi lerviT* n Apo! °gie pour Hérodote , tom. i. part. 2.P- 5 - P- 310. édit. de la Haye 1735. Il attribue

VerTTTTOT a p S illvei l tion des veltugales.

RTUGOI. Ce m°t, selon quelques-uns, fe dit auheuverthoi. Me hercle. C’est, difent-ils , un ancien motreton, qui ne signifie autre chose que vertbois, parce? e £° x l ugnsse bois ou foret ; mais c ’est un vrai jure-

ut, a cauíe que Goi en vieux langage signifioit Dieu,

VER es P a Y sans diient auísi Vertu-choux.

qu'n l.f.pl. Terme de Mythologie. Fêtes

}*A„ n cele btoit à l’honneur du dieu Vertumne dansP^ r ^ 0lììne 5 dc dans la saison de la récolte des fruits.l ébr r-^ ■» Vortumnalia. Les Vertumnales fe cé-StruvhT a c U ' mois d'Octobre. Varron, de L. L. L.V.&avoir, J. ss'V- uíntiq.Rom. C. 9.pag. 42.5. Vertumne^-umains 61 ^^ e ^ R°me dans la rue de Toscane. Lessautoir st’ a PPclloient aulsi Vertumne, un homme quieqorum , Un cEeva l fur un autre. Desultor , mutatorVopisciE í rtUmn es. Vove? Saumaife fur le Carinusde

VERTUMNE 7 s -

jardins. C’est í e m ‘ , Dieu fabuleux. C’étoit le dieu destumnus. Vertum^^ Me Prothée. Protheus , Ver-Tome Vl t r etoit au ss lu dieu qui présidoit auxF Paptie.

VER . )6s

[ pensées des hommes ; c'est pour cela, c'est-à-dire, pour

marquer la diversité prodigieuse de leurs pensées, qu’onfeignoit qu’il fe changeoit en autant de figures diste-rentes qu’il vouloir. Tib. Donat, croit qu'il faut direVertunus Vertune , comme on dit Portunus , &nonpas Vertumne , Vertumnus. Il croit auísi que fa fonc-tion étoit de conduire à leur fin les choses que l’oneutreprenoit. D’autres disent qu’il étoit appelé Ver-tumne , parce qu’il présidoit aux changemens qui arri-voient aux choses; & d’autres que celui-ci lui venoitdu changement de l’année, &de ce qu’il recevoir lesfruits de Tannée , qu’on lui ossroit, lorfqu’elle finistòit.Properce, L. IV. Eleg. II. v. io. Sc Ovide , Fafior.L. IV. v. 409. disent que ce nom venoit à verso , ou àverso anne, qui signifie le changement du fleuve, appa-remment du Tibre, qui avoir remonté , & qui avoirété repoussé vers fa source.

VERTUS. Nom d’un bourg avec un ancien château.Vertusmm , Virtutes. Il est dans la Champagne , enFrance , à six lieues de Châlons, vers le couchant.Maty.

VERVATOR. f. m. Terme de Mythologie. Nom d’undieu de la campagne chez les Romains. Vervaclor .C’étoit le premier que Ton invoquoit dans le sacri-fice que le Flamen de Cérès ofíroit à cette dé este &à la Terre. U tiroir son nom de ver, le printemps »parce qu’il présidoit au premier labour qui fe faifoit auprintemps. "

VËRUCOLA. Nom d’un village des États du Duc deToscane. Verucola. Il est dans la vallée de Macra, àquatre lieues de Massa vers le nord. On le prend pourTancienne Biracellum-, ou Viracetum , petite ville deJ’Hétrurie. Maty.

VÉRUE. Nom d’une petite ville des États de Savoie.Veruca, Veruva. Elle est dans le Comté d’Asti, furune colline, près du Pô, entre Casai Sc Turin, environà cinq lieues de chacune. Vérue est une ville bien for-tifiée. Les Espagnols Taísiégerent inutilement Tan 1637.Maty. Nos troupes la prirent en 1705.

VERVE. f. f. Enthousiasme. C’est dans ceux qui travail-lent de génie un sentiment vif produit par une idéevive dont Tartiste fe frappe lui-même. C’est un traitde lumière qui éclaire Sc échauffe l ame du Peintre ,du Musicien, du Poète, & les met en état d’exprimeravec autant de force que de vérité ce que l’ame sent& conçoit vivement. Ingenii œftus, mentis ardor ,impetus. Etre en verve. Voyes^ Enthousiasme.

Laisse^ aller ma verve oh ma plume l’ emporte.

' Rac.

Encor, fi pour rimer, dans J a verve indiscrète.

Ma Muse, au moins,Jòujfroit une froide épithète.

Bon..

Ménage dérive ce mot de verba , qu’on a dit pourverbum Dei , comme qui diroit enthousiasme , ou ins-piration du Verbe. Borel dit qiTil peut venir de ver ,parce que le peuple croit qu’il y a un ver dans la têtedes chiens enragés Sc des hommes furieux, d’où fontvenus auísi les mots de avertin Sc de vercoquin.

Verve, signifie quelquefois simplement,caprice, bizar-rerie, boutade , mais dans le style familier feulement.Cet homme a des verve s fâcheuses. C’est un hommeinfuportable quand il est dans fa verve, quand fa vervele prend, ou lui prend.

VERVEINE, f. f. Plante qui poustè plusieurs tiges à lahauteur d un pied Sc demi, solides, rameuses. Verbe-na, ou Verbenaca. Ses feuilles font oblongues, ridées,découpées profondément, rangées par paires, d’ef-pace en espace le long des tiges. Ses fleurs font enen gueule, petites, de couleur bleue , disposées dansde longs épis. Chaque fleur est évasée par le haut, Scdécoupée en cinq parties presque égales. Lorsqu elleest pastée, il lui succède une capsule qui renferme qua-tre semences jointes ensemble, grêles , oblongues. Saracine est moins grostè que le petit doigt, fibreuse, unpeu amère. En Latin yerbena commuais cœruleo flore.