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Tome huitieme. [THA - Z.]
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37* V E S

molle & indolente qui vient à droite & à gauche dujarret du cheval. Mollis tumor equi poplitem circum-flectens. Cette tumeur, d’un volume plus ou moins 'considérable , est directement placée entre la cordetendineuse qui passe fur k pointe du jarret du cheval, ;& la partie inférieure du tibia. Acad. Fr.

Quelquefois le vejfigon se montre au-dehors & au-dedans ; alors c est un vejfigon. chevillé.

'’VESSIR. Vieux verbe neutre , synonyme de vejser.Voyeq^ ce mot.

La pauvre Vieille ne cessoitDe veíïïr de crainte Si déahan ,

dit une vieille Épigramme.

Ménage dérive ce mot du Latin vijìre , vïísire , qu’iltrouve dans les Gloles en même signification.

On dit proverbialement, Il vejfé comme un Rouffin.

Vessir. v. n. Terme d’Essayeur. Il se dit des vents queie feu Sc 1 air font sortir, lorsque Ton tire Lestai du four-neau, en sorte pourtant qu'il ne fiait pas surpris par 1 air.Flatum emittere.

.VEST. f. m. Vieux mot ct hors d’usage, quis’est dit d'u nensaisinement,oudela manière de mettre en possessionquelqu'un, d’un bien par lui acquis ; ce qui se fxisoit au-trefois avec certaines formules, par la tradition de quel-que bâton ou autre petite marque qui témoignost letransport de la propriété : de-là sont venus ces compo-sés devejlir, revefiir, irtveftirSc investiture. Mancipii da-tio, traditio , juris ad rem datio. En quelques coutu-mes on paye encore le droit de vest au Seigneur féo-dal ; & c’est ce qu’on appelle à Paris enjaijinement.

VESTA, f. f. Terme de Mythologie. Nom d'une déessedes anciens Grecs, & Romains. Vesta. Nous ne disonspoint Veste, & nous ne changeons point le nom Latindans notre Langue. La déesse Vesta étoit fille de Sa-turne & d’Ops , & femme de Janus. Les Poètes laprennent souvent pour la Terre ; & Ovide, Fafl. L.VI. v. LAA. dit que la Terre se nomme Vesta , parcequ o Jùâvi fiat, elle se soutient par son propre poids.On représentoit Vesta sous la figure d'une femme quitient un tambourgà la main , pour marquer la Terrequi renferme les vents dans son sein. Les Grecs l’ap-peloient P.W., qui signifie le feu , le foyer-, & Cicéron,L. 2. de Nat. deor. n. 2.7. croit avec raison que c'estde ce mot Grec que ie Latin s'est formés aussi étoit -ce la déesse du feu. Ovide dit dans ses Fastes, L. citév. 2.91. que par Vesta , il ne faut rien entendre autrechose que la flamme, & les Poètes Latins mettent sou-vent Vesta pour le feu, comme Cérèc-pour le blé oule pain. Bacchus pour le vin, Jupiter pour l’air, Scc.

Les Anciens distinguoient deux Vejla, i'une mere ,Sc l’autre fille de Saturne; mais les Poètes les confon-dent. Cependant quand on prend Vesta pour la Terre,c’est de la mere de Saturne que l’on parle, & quand onparle de Veftavierge, c'est la fille de ce dieu qu'on en-tend-, c'étoit celle-ci qui étoit le feu , ou la dé esté dufeu : de-là vient que quelques Savans prétendent que lenom Grec EW/*, dont le Latin Vest a est dérivé, vientde l'Hébreu tF’ìS efch , qui signifie le feu , & de 7 T j ah,l’un des noms de Dieu , de sorte que EV/* signifie ledieu Feu, Sc que le feu fut plutôt un symbole deDieu, qu'un dieu. Ensuite on a confondu le symboleavec la chose dont il étoit le symbole , & l’on a faitune divinité de Vesta , & une divinité si considérable,ssue quiconque ne lui sacrifioit point, pastoit pour unimpie. Les Grecs commençoient & finisloient tous leurslaetifices par honorer Vesta , & l’invoquoìent la pre-ndere de tous les dieux, même avant Jupiter, commePaulanias nous l’apprend. C’étoit aussi une des pre-mières divinités qu’on eût honorée. Elle l'étoit àTroye, comme le dit Sidonius Apollinaris , Carm. IX.y. vjz. Sc c e pour cela, selon la remarque de Sava-ron en cet endroit, qu Ovide l’appelle Iliaque, Iliaca.Elle etoit honorée de meme en Italie avant la fonda-tion de Rome , principalement par les Tyrrhénîens -, 8 cMyrthiíus de Leíbos qui 1 allure, ajoute que ces peu-ples la nommoient LabitkHorchia-, Sc Hérodote écritque les Scythes lui donnoient le même nom. On pré-tend que Vesta est un de ces dieux Pénates qu’Enée

apporta en Italie. Voyeq Virgil, Eneìd.L.II.V.

C’est peut-être pour cela que le titre de Mere, Mater,lui étoit aftecté, & les Romains mettoient une figurede Vesta à l’entrée de toutes les maisons particulières.Tite-Live confirme cette antiquité du culte de Vesta ,L. I. C. 10. car il dit qu st étoit très-ancien ; que lesRomains l’avoient reçu de ceux d’Aibe -, que Nu m al'établit à Rome , & l’avoit rendu beaucoup plus mag-nifique & plus auguste qu’il n’étoit avant lui, en yajoutant plusieurs cérémonies. Quelques Auteurs di-sent aussi qu’il bâtit le Temple qu’elle avoir à Romeprès de celui de Castor. D’autres disent que ce futRomulus. C’est dans ce Temple que l’on entretenoit lefeu perpétuel avec tant de superstion, qu’on le regar-dent comme un gage de l’Empire du monde; que l’onprenoit pour un pronostic malheureux, s’ilvenoit às’éteindre, & qu’on exploit cette négligence avec unsoin & des inquiétudes infinies. Au reste ce feu n’étoitpoint fur un autel, ou dans un foyer, mais dans despetits vases de terre : c’est apparemment ce que repré-sente le petit vase à deux anses, appelé Capeduncula ,que Vefta tient fur quelques Médailles , comme íurla Xle de la XIXe planche du Cabinet du Duc d’Ari-cot. Voye\ aussi Valère Maxime , L. IV. C. 4. n. n.Outre ce feu, on conservoit encore dans le Temple decette déesse quelques autres choses qui passoient poursacrées, & qui n’étoient connues que des Vestales &des gens qui avoient soin du Temple. Voyeq Denysd’Halicarnaíîb, L. II. Si ce feu s’éteignoit, on ne pou-voir pas le rallumer d’un autre feu , il falloir en fairede nouveau ; fans même qu’il s’étiegnît, tous les ans,le premier jours de Mars, on le renouvelloit ; les Ro-mains íaisoient ce feu nouveau par Ie frottement d’unbois propre à cela , en le perçant , ainsi que Festusle donne à entendre. Pour les Grecs, Plutarque, dansla Vie de Numa, dit qu’ils en allumoient en exposantquelque matière propre à prendre feu au centre d’unvase concave exposé au soleil. Je crois qu’il veut in-diquer par-Ià un miroir concave. Licet, dans son TraiteDe Lucern. Antiq. L. IV. C. 38, croit que ce feu quise rallumoit tous les ans , n’étoit point celui de ces va-ses , mais le feu de l'autel, composé de bois pour l’usagedes sacrifices.

Les Romains n éroienrpas les seuls qui conservassentIefeu eternel de Vefta, à Limitation des feux célestes >dit Florus, L.I. C. 2. les Grecs avoient la même su-perstition, Sc en particulier ceux de Delphes., les Athé-niens, les Ténédiens, les Argiens, les Naucratites, lesRhodiens, les Cizicéniens, les Milésiens, les Ephé-siens,les Naniotes, &c. Voye7 L Cafaubon fur Athénée,L. XV. Diodore de Sicile, L. V. dit que les frétoisprétendoient que Vefta étoit née chez eux. Il ajoutequ’on la croyoit inventrice de l’Architecture , & quec’étoit en mémoire de ce bienfait qu’il n’étoit presquepersonne qui n’eût son image dans fa maison, & quine l’honorât, & lui sacrifiât. Quelques Modernes con-jecturent de-là que comme d’Adam on avoir fait Sa-turne, aussi Vefta étoit la fille aînée d’Adam , que sainépousa ; ct que Gain ayant bâti la première ville,com-me il est dit dans la Genèse IV. 17. c’est ce qui a donnéoccasion de dire que Vefta avoir inventé Fart de bâtir.Ils confirment cette opinion par Saint Epiphane , quiécrit que la fihe aînée d’Adam s’appeloit Save, & queGain l’époula. Mais. S. Épiphane ne pouvoir tenir cefait que de la petite Genèse, livre apocryphe & fansautorité, ou des Rabbins qui n en ont pas plus fur cela.Voyei Vossms, De Idolol. L.I. C. 17. L. II. 65. Sau-masse fur Solin, p. 17- P- 180. Barthius fur Stace, L.VIII. de la Thébaide, v. 297. Juste Lipse , Syntg-De Vefta & Vmg- Veflal. Dempster, An-ìqq. Rost-L. II. C. 22. L. III. C. 19. Sic. Licetus, De LuceriÁAntiqq. L. I■ £■ 3 l - & L. IV. C. 38. & ci-dessous au ro oíVestale, qni est le nom que portoientles Prêtresses d ecette Déesse. Struvius. Synt. Antiqq. Rom. p ag. t° 4 -205. 222-. Z2-?. .946. 955. 410. 42.0. 52 4. 6go. .

Le temple de Vefta à Rome étoit ouvert à tour I emonde pendant le jour ; mais il n’étoit permis à aucunhomme d’y passer la nuit ; le jour même les hommesne pouvoient entrer dans l’intérieur du temple-, 1 Q Uv