à quelque autre passion. Victima. Les saint.? Innocensfurent des viclimes qu’Hérode immola à son inquiétu-de , & à la jalousie de son autorité. Malheur à nous, sinous consacrons ces viclimes consacrées à la hâte.Fléch. Les filles qtson jette dans les Couvens malgréelles, font les malheureuses viclimes de l’ambition deleurs parens. Dieu ne veut que des viclimes volontai-res Sc pacifiques. C. B.
Victime, Hostie. Ces deux mots désignent une chosequ on oftre en sacrifice ; mais le mot de victime neconvient qu’aux choses animées oftertes en sacrifice, aulieu que celui d’hojìic convient aux uns& aux autres.
On dit aussi, qtsun homme a été la victime de fabonne foi, de fa générosité, pour dire, que fa bonne foi,fa générosité, ont été la cause de ses disgrâces, de faperte. Acad. Fr.
.VICTOIRE, f. f. Gain d une bataille, défaite de son en-nemi , avantage qu on remporte, soit en guerre , soitdans les combats particuliers. Victoria, palma. Ce Con-quérant a entasié victoire fur victoire. Les délices deCapoue firent perdre à Annibal tout le fruit de ses vic-toires. Abl. La victoire a été long-temps disputée, aété long-temps balancée, & douteuse. Cette victoirea été langlante, elle a coûté bien cher. Alexandre di-soit, qisil ne vouloir pas dérober la victoire , en com-battant la nuit. La tranquillité publique entretenuevaut mieux que toutes ces victoires qui coûtent d’or-dinaire tant de sang & tant de larmes. Fléch. J’ai faitacheter bien cher aux Romains leur funeste victoire.Rac. Le Régné de Louis XIV. a été une fuite de vic-toires. M. Scud. Un Prince doit gémir de la plus glo-rieuse victoire, quand il ne Femporte qu’au prix de tantde sang répandu. Une branche de laurier est le symbolede la victoire.
Victoire, se dit figurément en choses morales ,8c signi-fie Assujettissement des sens, & des passions à la raison.Victoria. La raison n’a pas toujours la victoire fur lessens. La victoire secrete de nos passions ne touche gue-re , elle est trop sombre & trop obícure.DAG. La vc-toirede soi-même est la plus glorieuse. FÉn. On le ditaussi au jeu , ou dans la dispute , de Favantage qison yremporte.
Victoire , se dit encore de la conquête d un cœur , oudes faveurs d'une Maîtresse.
Vos yeux font renommé par plus d’une victoire.
La Font.
La Belle ne disputa pas long-temps la victoire. B.Rab.
Victoire, on dit proverbialement, Il ne faut pas chan-ter victoire avant le temps, pour dire, qu’il ne faut passe glorifier d’un succès avant qu’il soit bien aíluré.Acad. Fr.
Victoire, est aussi une divinité fabuleuse des Payens, &inventée par les Poètes. Victoria. Les Romains ont dé-dié des temples à la victoire. Ce Prince a été toujourssuivi de la victoire. La victoire étoit attachée à son char,marchoit à ses côtés. La victoire avoir peine à suivre larapidité du Vainqueur. Fléch.
La victoire , à ses yeux, rioferoit balancer,
Et Louis d’un regard fait bientôt la fixer. Boit.
Fille du Ciel & de Bellone ,
Victoire de qui la valeur ,
Malgré l’ Enfer & le malheur ,
EJi l appui de cette Couronne , P. Le M.
Les Peintres peignent la victoire en diverses façons ;mais d ordinaire en jeune fiée, avec des aîles, tenantd une main une couronne de laurier, & de Fautreune branche de palme. Elle est ainsi souvent sur lesMédailles. On y voir aussi souvent la victoire repré-lentée en petit, & les Antiquaires 1 appellent victoriole,victoriola.
VICTOIRE. Nom dune Abbaye de Piste de France ,
située à une lieue de Senlis, vers le levant. Victoria.Maty.
Cap des Victoires. Voyeq Victoria.
Notre-Dame de la Victoire. Voyei Notre-Dame»
Victoire de Mastrich. Terme de Fleuriste. Nom d’unœillet. C’est un très-beau pourpre , fur un fin blanc >gagné après la conquête de cette ville ; ses panachesfont gros, il fleurir très-bien , ne crève point en luilaissant cinq boutons. Morin.
Victoire, f. f. Est aussi un nom de femme. Victoria.Sainte Victoire , Vierge consacrée , est une des saintsConfelleurs, dont Firiterrogatoire fut allégué à la con-férence de Carthage, & cité par S. Augustin au IIL»Liv. contre Crefconius , Sc au Brévicule des Confé-rences avec les Donatistes, à la Conférence du troi-sième jour , C. 17. Marie-Anne-Christine- Victoire,ayeule du Roi , étoit fille de Ferdinar&l-Marie Élec-teur de Bavière-
VICTOR, f. m. Nom d’homme. Victor. S. Victor, Mar-tyr, fouftrit à Marleille fous Maxirnin. Il y a aussi S-Victor de Corinthe , Victor de Grandies en Catalo-gne , honoré à Embrun. Victor de Naples.
S. Victor. Nom d’une AbLÊye de Chanoines Réguliersà Paris au Fauxbourg S. Marceau. L’Abbaye de S.Victor. Abbatia SanÈíi Victoris. Un Chanoine Régu-lier de S. Victor. Canonicus Regularis , à ou de Sanc-to Victore, ou Viclorìnus. Un Religieux de S. Vic-tor, Moine de S. Victor, Hugues de S. Victor, Ri-char de S. Victor. La Bibliothèque de S. Victor estpublique deux jours de la semaine. U Abbaye de S.Victor à Paris étoit autrefois le chef-lieu d’une Con-grégation très-florissante , & fort étendue, non-ieulc-ment en France; mais encorp dans les Pays étrangers.Elle fut bâtie Pan 1113. proche des murs de Paris patLouis le Gros, en un lieu appellé Cella Vetus, Sc futdédiée à S. L7c?orMartyr de Marseille , d’où P Abbaye& la Congrégation dont elle étoit le Chef, tirèrentleurs noms. Les premières Maisons qui se joignirent àcelle de Paris pour former la congrégation de S. Vic-tor, furent celles de Saint Vincent & de la Victoire deSenlis. Par les Statuts de cette Congrégation , dontles originaux font encore dans l’Abbaye de S. Victor àParis, fous le titre de Liber Ordinis , il paroít que cesChanoines Réguliers ne mangeoient point de viandean Réfectoire ; qu’ils travailloient de leurs mains,qu ils gardoient un silence rigoureux, ne parlant quepar signes, comme aujourd’hui à la Trappe ; que leursAbbés ne portoient ni crosses, ni mitres ; qu’il ne leurétoit pas permis de fréquenter les Cours des Princes.Herbert VII e . Abbé de S. Étienne du Mont à Paris ,où P Abbé Suger Régent du Royaume avoir mis desChanoines de Saint Victor à la place des ChanoinesSéculiers qui y étoient, Herbert, dis-je, ayant obtenude Grégoire IX. la permission de porter la crostè Sc lamitre, d’autres Abbés Payant imité , & se regardantcomme autant d’Evêques indépendans les uns des au-tres , les Chanoines de S. Victor se séparèrent d’euY*Les malheurs du Roi Jean, les troubles du Royaume,Sc Finrerruption des Chapitres provinciaux introduissrent le relâchement dans toutes les Maisons, excepté àS. Victor. En 1514. & 1515. la Congrégation com-mençoit à se réformer par la réunion de vingt-deuíMaisons; mais la Guerre civile la démembra de nou-veau. Dans la Réforme des Chanoines Réguliers, qu‘fut faite au dernier siècle fous Grégoire XV. & LouisXIII. par le Cardinal de la Rochefoucault, P Abbé duS. Victor fut élu Général de la Congrégation qu’oucommençoit à former. Mais ce Général s’étant tou-jours opposé au Cardinal, & s’étant enfin séparé d? sAíîemblées, il donna la démission de son Général^’& il fut résolu que la Maison de S. Victor renonceí 0,íà tous ses droits. Ces Chanoines font habillés dese r £ eblanche avec un rocher par-destùs leur soutane, Sc ll °manteau noir quand ils sortent. Au Chœur pend alltPété ils portent un surplis par-deflus le rocher aVeCune au mufle noire fur les épaules ; & l’hyvergrande chappe noire avec un grand camail. Ancic' 11 ^ment ils portoient la couronne Monachale. Ils avoienpour habit ordinaire une aube qui descendait puqu