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Tome huitieme. [THA - Z.]
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vie

^ y 2 des Vicomtes dc moindre espèce, â qui on nedonna point le pouvoir de juger définitivement lescauses capitales & criminelles, & ils n’avoient propre-ment que la moyenne Justice , ou Juridiction d'uneSeigneurie Vicomtière, quia la connoiíTance des sen-tiers , voies & chemins, du cours des eaux, de quel-ques délits & des simples'querelles. En Picardie onappelle encore la moyenne Justice , la Justice Vicom-tière-, & Boutillier définit le Vicomtier, celui qui a lamoyenne Justice. Ceux-là ne font point qualifiés Vi-comtes ; mais seulement Seigneurs Vicomtiers. A l’é-gard des Vicomtes, qui rendoient la Justice en la placedes Comtes, ils n étoient pas revêtus de tous les pou-voirs des Comtes. Il y avoit deux séances : fune que1 on appelle plaids, ou jours ordinaires ; c étoit là quele vuidoient Je s affaires ordinaires : l’autre qu’on appe-loit ajjises? ou grands plaids. Le Comte les tenoit enperíonne, & on y jugeoit les plus importantes. Appa-remment que du temps de Hugues Capet les Ducs &Comtes ayant usurpé la propriété de leurs Charges,les Lieutenans firent la même chose à leur exemple.Voy. Cela ne peut pas être arrivé pour les Vicomtesde la Normandie, qui n’étoient plus alors fous la domi-nation des Rois de France. Les Comtes étoient les pre-miers Magistrats des villes, & les François avoient em-prunté des Romains le nom, & la choie. Or la compé-tence des Comtes étoit distincte de celle des Vicomtes,qui étoient leurs Lieutenans. Les Comtes prenoientc °nnoiflànce des grandes affaires, & renvoyoient lesautres à leurs Lieutenans. De-là vient encore que lesVicomtes ne coiinoiffent point des matières criminellesen Normandie. Les Ducs de Normandie y trouvèrentcet ordre établi lorsqu’elle leur fut cédée par les Roisde France. Quand ils en lurent les maîtres , ils cestê-rent d’envoyer des Comtes dans les villes, & la qua-p Comte ne fut plus qu un titre, & une dignité.1 °ur l'exercice de la Justice en la place des Comtes,

à établirent des Baillis, & on laissa les Vicomtes au-dessousd’eux. Ainsi le Vicomte qui est le premier Jugede la plupart des villes de Normandie , ne connoitni des cas Royaux , ni des causes des Nobles, ni descrimes. Sa compétence est bornée aux choses, & auxpersonnes roturières. Voye% l’article V. de la Coutu-me de Normandie. L’appel de ses sentences va devantle Bailli.

Vicomte , signifioit auíiì autrefois, Receveur. Publicanus ,Redemtor. Les receveurs & Vicomtes du Domaine ,des Aides, des Eaux & Forêts , comme on voir dansplusieurs Ordonnances.

VICOMTÉ, sis. Titre de Seigneurie, dignité. Fiefrelev «*nt d u Roi immédiatement, ou d un Comte , leque,est relevant de la Couronne. Vicecomitatus. Dans laVicomté de Turenne on ne paye point de tailles. C est

une Vicomté d’un ordre supérieur, comme etant etabhe par l e R oi .

le dit auíIi 3 e l 1 'étendue , du ressort & de laJuridiction du Vicomte, & même du Siège de fa Justice. Vicecomìtis Jurijdiclio En ce sens la Vicomte est

un Tribunal destiné à rendre la Justice uniquement auxRoturiers en première instance. Cest particulièrementen Normandie que les enclaves des Juridictions sontdistinguées par Vicomtés.

‘ V ico MT ]É, s e dit encore d un Bailliage subordonne à unplus grand, où les matières bénéficiales & les cas royauxdoivent être portés.

1 n°t> DE L EAU - Jri tine Justice particulière à la villee Rouen, Jaquelle connoît des poids & mesures, desvoitures par eau, &de divers cas qui arrivent fur lesTt Ux rivières t- i'r— Dejcript. Géogr. &

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. érigée e T n VlC v. ine Vicomtésv, eit aussi la femme du Jug e ,,’ oû a donné a que -VICOMTIER. si m . Est un nom qu °» leS Seigneursques Seigneurs, qu’on a confondus a . etainS vicom-Voyers*, d’où vient qu’on a appctsiV ^ es chemins

tiers en quelques Coutumes •> diner -melques-

ròvaux , & des sentiers : d’où vient au 5->ufe que facuis ont dérivé ce mot de vicuanus ,

Tome VIII. I. Partie.

VIC

Jurisdictáon s’étcnd in vicos & vias & loca publica. Vi Acecomitarius. Voye\ Vicomte.

Vicomtier, ière. Se dit aussi adjectivement. A Vice-Comite pendens , Vcuarius , a. Une Seigneurie Vi-comtière. Une Justice, une Juridiction Vicomtière ,ou de Vicomté. La Justice Vicomtière est la moyennô

Justice, comme dit Bouteiiler : Est Vice Comitatus. Au'Livre de la Somme Rurale , la Seigneurie Foncières’appelíe Vicomtière, & les Moyens Justiciers, Viconí-tiers , quand il est traité des Franches vérités. Les che-mins vicomtiers en quelques Coutumes, sont disterensdes chemins royaux , des sentiers.

VICOVARO. si m. Nom d’un bourg avec titre de Prin-cipauté, qui appartient à la Maison des Uríìns. VtcuSVarronis. Il est dans la Sabine en Italie , près duTévérone, à trois lieues de Tivoli , vers le levant.Maty.

VICOVENZA. si f. Nom propre de lieu. Vicus Egotium,Vicus Habentium ,, Vicohabentia. C’étoit ancienne-ment une ville de l’Emilie. Ce n’est maintenant qu unvillage de l’Etatde l’Égliíe, situé dans le Ferrarois, àcinq iieues de Ferrare , qui s’est aggrandie de ses rui-nes. Maty.

VICTA, ou VICTE, si f. Nom propre d’une fausse divi-nité des anciens Romains. Vicia. C’étoit la déeíìe duvivre, ou des vivres. Deaviclûs. Voye\ Arnobe, adv,Gent. L. III. avec la Note d’Ermonhor, & Saumaifefur Solin, p. 414.

VICTEUR. si m. Nom d’homme v Viclor , Victorias -,Viclurus , Viclurius. Le Saint Évêque du Mans quél’Églisie honore le premier Septembre sous le nom vul-gaire de S. Vicleur, est celui dont S. Grégoire deTours a fait l’éloge fous le nom de Victorius , dans lotiLivre De Glor. Cons. C. §6. & que Florus ckUfuardappellent Viclor dans leurs Martyrologes , & qui fetrouve nommé’ Viclure dans les titres anciens de, TÉ—glife du Mans. Bailiet. On ne sçaits’il vécut au Ve,ou au VI e . siècle. Voye^ le P. Le Coince, ann. 481. n<14531. &c. D. Mabillon, Analect. T. III. p. 46. 70.Tillem. T. IV. p. 732. col. 1.

VICTIMAIRÉ. si m. Terme d’Antiquité. Ministre, ouserviteur des Prêtres, Ministre inférieur des sacrificeschez les Romains. Victimarius. Les Viclimaires lioientles victimes, préparoient le couteau, l’eau, le gâteau,& les autres choses nécessaires aux sacrifices. C’éroienreux qui allumoient le feu quand on brûloir des livres.Voyei Tite-Live, L. XL. C. 29. & Aulú-Gelle, L.l.C. i.Ext. 12. C’étoient eux quifrappoient les vióuimes.Us fe tenoient prêts pour cela, le coup levé, &deman-doient au Prêtre la permission de frapper , en disant:Ago-neì Frapperai-je î d’où vient qu’on les nommoitAgones. On les appeloit aussi Cultrarii. Us lé tenoientprès de l’Autel, nudsjusqu’à la ceinture, couronnés delaurier, & tenant leur couteau. Quand la victime étoitégorgée, ils l’éventroient, & après qu’on en avoir re-garde les entrailles, ils les broient, la iavoient, répan-doient deílûs la farine , &c. Dans les triomphes , ilsmarchoient après tous les autres ministres des dieux ,conduisant devant eux un bœuf blanc, &: portant tousles instrumens nécessaires aux sacrifices.

< 8 ^ 3 * VICTIMAIRE, est aussi adj. D an S les débris d’Hor-culsa on a trouvé routes sortes d’ustensiles pour lessacrifices ; autels pour les victimes & les libationshaches, couteaux viclimaires. Mém.Hist. 1748.VICTIME, sis Sacrifice sanglant qu’on fait à une'divi-nité, de quelque personne, de quelque animal qu’onlui immole , & qu on tue pour apparier sa colère , oupour obtenir quelque grâce. Viclima , hostia. Iphigé-nie fut la victime que les Grecs offrirent en Aulide,pour avoir un vent favorable. Les Mexicains ont sa-crifié un nombre horrible de viclimes humaines à leursfausses divinités. Les dieux des Payens avoient chacunleurs viclimes propres. Le bouc étoiqla victime deBacchus , le cheval de Neptune, &c. L’ÉcritureditqueNotre Seigneitr Jésius-Christ est une innocente victime ,qui s’est immolée fur l’arbre de la croix pour racheterle genre humain.

Victime, sedit figurément en Morale de ceux qui sontsacrifiés à la haine, ou à la colère, ou à la tyrannie, ©»

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