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Tome huitieme. [THA - Z.]
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Noms d’une rivière d’Espagne. Vedassus. Elle a fasource dans les Pyrénées , & après avoir coulé quel-que temps dans le Royaume de Navarre, elle va sé-parer la France de l’Eípagne & fe décharger à Fonta-rabie, dans la mer de Biscaye. Cette rivière, à unelieue de son embouchure, forme file des Faisans, danslaquelle le Cardinal Mazarin & Dom Louis de Haro,Plénipotentiaires de France & d’Espagne, firent la paixentre ces couronnes l’an 1659. Maty.

^IDDIN, BIDIN 3 BODON. fis. mm. Noms d’une villede la Turquie , en Europe. Bydena. Quelques cartesla placent dans la Bulgarie, & d’autres dans la Servie.Quoi qu il en soit, elle est sur le Danube , à cinquantecinq ou soixante lieues au-destous de Belgrade. Elleest fortifiée, & c’est le Siège du Sangiac, & d'un Arche-vêque. Maty.

VlDELLE. f. f. Terme de Pâtissier. Petit instrument demétal, composé d’une roulette , & d’un manche demétal, dont se servent les Pâtissiers pour couper la pâte,lorsqu’ils drestênt une pièce de pâtillerie. Majsœ jèclo-

rium

V IÛ 1 E.

Bo

REL.

a dj. m. & f. Vieux mot. Vidué, de Viduatus.

VlDlMER. y. a. Terme de Pratique. Col!adonner unecopie à un titre original, & certifier au bas qu elle luiest entièrement conforme , afin qu’on y ajoute foi enjustice. Scriptum exigere ad j itum archetypum. Lescompulfoires s’obtiennenr pour faire vidimer & coila-tionner des titres qui font dans un chartrier, & qu onne veut pas engager dans une production, de peurstu’ils ne se perdent ou ne s’égarent. Les Juges ou lesHuissiers certifient qu’ils ont collationne & Vidirtié 1tel titre, partie présente ou appelée. , . . .

VIDIMUS, f. m. Titre qui a été collationne à 1 originalauthentiquement par quelque autorité ou attestationde Juge. La plupart des titres qui font au delà de 50ca ns, ne font que des vidimus des Juges qui attestentavoir vu & fait copier les titres originaux. Un Vidimusde Lettres, fe dit d’une copie collationnée par No-ta ire 3 Secrétaire ou Greffier. M. Debrare rapporte unVidimus du Roi Philippe de Chartres , de fondationdes deux grandes Abbayes de Caen, JHuet , Orig■ at

v Caén J>P- 177. , r-

v iniMus. On dit familièrement : Donnerà quelqu un ionVidimus. Il lui a donné son Vidimus. C’est congédier

.quelqu’un, le renvoyer, &c.

HDOMNAT Qualité & état de celui qui poilede ladignité de Vidornne, dont il lera parlé ci-après. LeComte de Savoye , dit M. Spon dans son histoire deGenève, accemale Vidomnat de Geneve en 1290.

VIDOMNe. f. m. Titre & dignité que postedoit un Sei-gneur dans la ville & État de Genève, dont les tonc-tions tépondoient à celles des Vidames de France. LesVidomnes de Genève avoient été institues pour efendre les biens temporels de l’Eglife & dc 1 Eveque.Les Comtes de Savoye qui ont tenté routes lottes emoyens pour fe rendre souverains du Genevois ^pri-rent le parti d’acheter le Vidomnat de Genève. Ame-dée V. en traita avec Guillaume de Constans qui enétoit Evêque , & il faifoit exercer cette jurisdictio»par un Lieutenant qui se nommoit Vidomne. Les Ge-nevois mâtinés par les Ducs de Savoye, & même parHur propre Evêque Pierre de la Baune, qui s’étoita Çcordé avec le Duc de Savoye, jugerent à proposd établir des Conseils dans leut ville, à l imitation desCantons de Berne & de Fribourg avec lesquels ilsav oient fait alliance le 7 Novembre 1529- E un , cesi ì 0, \ e ds, qui étoit celui de deux cents , résolut d etar. à Perpétuité une Cour de Justice composte d unmé, U A na , nc & de quatre Assesseurs, qu’on a depuis nom-du Vj dÌteUrs ’ Tribunal qui tiendroit lieu de celu»nour ' dont le nom & l’office devoir etre aboli

oue denn° UrS - Ce ^ a été si exactement execute ,\indoìnnl CC tem Ps-là on n’a plus entendu patler de

VlDRECOME. a f G m n v e - Sp ? N ‘ de cérémonie à

,ne P = t fo T c C "

C a r ,,^. tra sb°urg, Opéra Comique , Hen-c lanta fur 1 air de Nécessité nécessitante ;

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Refie\ j refles verses j Ù soye\ tranquille :

De la part des Bourgeois de la Ville j*Je vois venir un fort honnête homme ,

Pour vous, présenter le Vidrecome.

Ces paroles s’adresserent à un Couriep , qui étoitvenu annoncer la nouvelle du rétablissement de lasanté du Roi, & à qui les Députés qui apportent leVidrecome , disent sur l’air, Gros nez, gros nez:

Goûtes ce vin

C’est le meilleur des bords du Rhin ;

Buvei la Janté de notre Souverain.

Sc. 3. & 4.

VIDUITÉ. f.s. Temps, état de veuvage. Viduitas,or-bitas. Une femme est tutrice de ses enfans tant qu elleest en viduité. Judith est louée de fa retraite &: de Ionveto de viduité. Les .Teres mettoient 1 honneur de laviduité fort au-dessus d’un second mariage. Du PiN-Elle garda, fa viduité pendant toute la vie, moins parbienléance que par le tendre souvenir d’un épouxqu’elle aimoit passionnément. Mez.

On appelle en Normandie Droit de viduité , le droitqu’a un mari de jouir par usufruit de tous ses biens deía femme morte, lorfqu’il en a eu un enfant né vif. Jusviduitatis. Par TArticie .382, il ne jouit que du tierslorsqu’il se remarie. La vieille Coutume l’appelle droiíde veuveté. Voye{ An de deuil.

V I E

VIE. s.s. Durées des choses animées ; cours, eípace detemps qui s’écoule entre la naissance & la mort. Vit a,vitat spatium , curriculum. On partage la vie en quatreâges : l'enfance, l’adolelcence , lajeuneslè 8 c la vieil-lesse. La vie de l’homme a été abbrégée depuis le dé-luge. Il n’y a que la Religion qui nous puiílè consolerdes bornes étroites de notre vie. Nie. La vie est unerévolution continuelle où les biens & les maux fe suc-cèdent fans cestê. La Pi. La vie est courte, &i’étuded une science est longue , dit Hippocrate. Ars longa tvita brevis , experientia difficilis. La mort a tranché lecours de fa vie. Corn. Les Bénéfices fe donnent à vie.Les pensions, les usufruits, les douaires finiflent avecla vie. Les plus malheureux bien loin d’abbréger leurvie , cherchent à la prolonger. Cette vie mortelle pastècomme un ombre, s’évanouit comme un songe. No-tre vie nous- échape à tous momens. Cette vie n’estqu’un instant qui ne vaut presque pas la peine qu’on endélibère. Nie. La vie est trop courte pour fe tuer ; cen’est pas la peine de s’impatienter. M. de S. Une Ipn-gue vie est le supplice des femmes qui ont mis toutleur bonheur à traîner après elle tine foule de captifs.Voi. On fe trouve quelquefois à la sin de la vie, avantque d’avoir pensé à quoi on doit l’employer. S. ÉVR.Il faut apprendre à mourir toute fa vie. Nie.

Ra vie est un amas de craintes , de douleurs tDe travaux , desoucis , de peines .-Pour qui connoít les misères humaines ,

Mourir ríejt pas le plus grand des malheurs.

Des-H.

D’oà se forme en nos cœurs cette brutale envie ,D’abbréger une vie

Dont le,plus long espace a des termes fi courts?

Maucroix.

La vie est allez longue, si on lemployoit comme ilfaut, si on savoir s en servir. Vita.fi scias uti , longaest j dit Sénéque.

M. Deparcieux, après avoir attentivement examine

TEtat des Baptêmes 8 c des Morts de la Paroisiè de SaintSulpice, de trente années, conclut qu’on vit plus long-temps dans l’état 4 » mariage, que dans le célibat. Le