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de Rome. La rue Viminale & îe bois Viminal s’y rrou-v oient auffi. Cette colline fut ainsi nommée de Vimen ,osier, parce qu’il y avoir autrefois un bois d’osier; oubien de Jupiter Vimineus , parce qu’il avoir là un autel.
II y avoir auffi eu beaucoup de hêtres, d’où vient qu’on1 avoir auffi nommée Collis Fagatulis. La porte Vimi-nale étoitla porte de Rome qui donnoitfur cette colli-ne. La colline Viminale étoit’enrre le montEfquilin à1 orient , & le mont Quirinal àl’occident. Voye\ Rosin,
^íntiq. Rom. L. I. C.g. 11,83 z z.. & les Notes deDempster.
VlMLNEUS, ou VIMINIUS. adj. m. Terme d’Anriquai-re. Epithete de Jupiter, qu'il faut conserver en notrelangue, lans la traduire. Vimineus. Jupiter Vimineusav oit un autel, & étoit adoré à Rome dans la cinquièmerégion de la ville fur le mont Viminal.
Ce mot signifie proprement, Qui est d’Osier, de Vi-men, Osier.
VíMOI. s. m. Vieux mot. Osier, du Latin Vimen.
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£ m. Liqueur propre à boire, que l’on tire du rai-lln : suc exprimé du raisin , qui a fermenté. Vinum.Le vin j q ua nd on en use modérément ne peut produireque des effets salutaires. U répare les esprits animaux,fortifiel’estomac, purifie le sang, favorise la transpi-fotion, ranime tous les organes, & aide à toutes lesfonctions du corps & de l’esprít. Pris avec excès, ilPfoduit des effets contraires. Athénée appelle le vin ,fo grand cheval des Poètes. Le vúzfaisoit pâmer Voi-ture. Pec. Érasme, Le Henri Étienne appelent vin Théo-le meilleur vin. L’esprít & le cœur s’amolliffentdans le vin; les plus superbes s’adouciíîènt, les plus ava-r v?r ; eV ? nenc libéraux, & les plus tristes prennent unvie^ 6 j Us LeMai. Le vin redonne la jeunesie aux^ i a rds..M ont. Le vin réveille les forces de la nature,to 0nn ,r ^ notre ame une vigueur capable de challèrU fo s fortes d ennuis. S. Évr. Les plus farouches der hilosophes n’ont point dédaigné l’ufage du vin ; ilsC p ^ contentés d’en condamner l’excès : 8c ont,pourm i dire, soumis leurs plus austères vertus aux char-Ues de ce doux plaisir. S. Évr.
Le vin & le hasard
Inspire quelquefois une Muse grossière. Bon,.
Ce vin est souvent distingué par la façon. Le vin doux ,est celui qui n’a pas encore bouilli. Mustum , vinumdulce. Le vin bourru , est celui qu’on n’a pas lailíë cu-VC longtemps & qui se conserve doux. Vinum non\f-\s turn ‘ C e vin cuvé, est le vin fait , qu’on a laiíléeste I dans la cuve. Vinum fervefaclum. Le vin cuitbouist o, Ul 3 uel on a donné une cuiílon avant qu’il aitceur i P ar ce moyen conserve toujours la dou-
de Pastè , est celui qui se fait en mettantter d’elle S mê CS dans ^ eau , qu’on íaiíle ensuite fermen-
Vl dansleQueíon S - qu ’ on a sait P assersurleSCO P ea “ X ’
cir V Koirp l ait Pàr des copeaux pour l eclair-roì'é \ ! P U j Promptement, vin de cernaux , vinctvén b r e - m U saiso » des cerneaux. Du vinVr 7 L. 3Vecd a urre vin.
js n (-> lcor o distingue par ses qualités & par son terroir.de Çws ÊCï Grœcum ; de Falerne , Falernum ;
Feríìcn US . f n Perie ' st ui ost fort exquis , Schirasium ,de Ch m ’ C Vin François de Bourgogne , Burgundum ,num - a sP a 8 ne > Campanum. Le vindu Rhin , Rhena-atrum^c, vm f > ^ anc > album-, clairet , rubrum -, rosé,°PPoiïtio ' ln - griS 5 rube ^ um , &c. Du Vin sec, parvin d e £ a Vin gras ; du vin fin-, du vin droit-, duvin de bo™ fl 0Utte > opposé à un vin de pressurage-, dugrands ’ M’on sert au Roi, ou à la table despuissant, ân eurs . ; du vindu commun, òu vin fumeux,ou guing uet ca £é poitrine , ou cajse-tête , du gingue ,ou verdauts Q U v s n stoi a peu de force, du vinverd,neaux , ou Var ” P as dans fa boite ; du vin de cer-feuilles, de demf^ 3 ^ 011 ’ du vin de deux , de trois°u au bas ; du i>;„ ° U trois ans > du vin qui esta la barre,’ U ^qui a bouilli en été, aigre,
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&c. du vin passé, du vin louche , trouble, rassit , &c. dugros vin , dont on frotte les jambes des chevaux ; duvin en perce, qui est entamé. Du petit vin , ou vin dedépense pour les valets, est celui où l’on a mis de l’eau,qu on appelle autrement boite, ou beuvande. Les Mé-decins l’appelent adynamum, c’est-à-dire, qui n’a pointde force, de puillance ; kj'ùva.y.or est Grec, Jvvdyií signi-fie, pouvoir, puistànce, force.
L âge des vins > se compte par feuilles. Du vin dedeux, de trois, de quatre feuilles, pour dire de deux,de trois, de quatre ans , prenant chaque année pourchaque nouvelle feuille ou pampre dont la vigne s’estrevêtue depuis que le vin a été fait.
N’épargnez aucune dépense pour avoir des vins deChampagne , fuffiez-vous à deux cents lieues de Paris.Ceux de Bourgogne ont perdu leur crédit avec les gensde bon goût, &àpeineconservent-ils un reste de vieilleréputation chez les Marchands. Il n’y a point de Pro-vince qui fournisse d’excellens vins pour toutes lessalions que la Champagne. Elle nous fournit le vindé Ai , d’Avenaì, d’Haut- Villiers , jusqu’au Printemps;Tesji, Silleri, Versenai, pour le reste de 1 annee. Sivous me de mandez lequel je préféré de tous les vins »fans me laistèr aller à des modes de goûts qu’introdui-íènt de faux délicats, je vous dirai que le bon vin d’Alest le plus naturel de tous les vins , le plus sain, le plusépuré de toute senteur de terroir ; d’tm agrément leplus exquis, par son goût dépêché qui lui est particu-lier, & le premier à mon avis de tous les goûts. LéonX. Charles-Quint, François I. Henri VIII. avoient tousleur propre maison dans Ai ou proche d'^r, pour yfaifè plus curieusement leurs provisions. Parmi les plusgrandes affaires du monde qu’eurent ces grands Prin-ces à démêler, avoir du vin dA'i ne fut pas uns desmoindres de leurs foins. M. de Saint Evremont écri-vant au Comte d’Olonne, tom. 3. p. 6g de la véritableédition de Londres en 7 volumes in-iz. 1708. Ce sen-timent particulier deM.de S. Evremorft n ote pas la li-berté de penser autrement que lui surl’article des vins.Le Champagne & le Bourgogne ont chacun leurs parti-sans & leur mérite.
Galien a écrit qu’il y a vin qui nourrit autant que lachair de porc , quoiqu’elle toit la nourriture la plussolide, & pour cette raison la viande ordinaire desAthlètes.
Pline dit que Staphylus fut le premier qui trempason vin , & qui le tempéra avec de l’eau. On a fait à cepropos une fable , que Bacchus ayant été frappé d’uncoup de foudre , & étant tout en feu , fut prompte-ment jette dans le bain des Nymphes pour éteindre laflamme qui le con fumoir. Mais Athénée donne à Am-phiction, Roi d’Athènes, la gloire d’avoìr mis le pre-mier de l’eau dans Ion vin.
Vin de liqueur, est un vin doux & picquant qu’on boitpar ragoût à la fin du repas, & qu’on ne boit pas à 1 or-dinaire, comme le vin d’Efpagne , de Canarie , vin deCondrieu, muscat de Saint Laurent, de la Ciutad, &c.Vinum dulce & pungens.
Vin. Il se prend quelquefois pour la force du vin même.Ainsi on dit, dffin vin qui a peu de force, qu’il a peu devin-, &, d’un vin qui a beaucoup de force, qu’il a beau-coup de vin. Acad. Fr.
On appelle auffi vin de palme, celui qui se fait de jusde palmier. Vinum palmeum. Les Orientaux ne boi-vent guère que devin de palme, mais cevffin’est pointde garde : en trois ou quarte jours il s’aigrit. Duvin de prunelles, c’est celui qui se fait de vignes sau-vages , & dans lequel on met une certaine quantité deprunelles.
On appelle vin de cannes de sucre le suc qu’on expri-me des cannes de sucre avant qu’il ait été réduit en si-ron. On lui donne auffi le nom de Vejòu.
Vin , se dit auffi de celui qui est mixtionné. Vinum mix~tum , dilutum. Le vin de malvoisie , est du vin mulcatqui est cuit. On appelle au Qx malvoisie, du vin qui vientd’un promontoire de l’île de Chio , nomme Arvisium.On met auffi au rang des malvoisies le vin de Ciéte oude Candie, deLcsbos, Gnidos & autres ilesdelaGrece.Du vmbrûlé, est celui qu’on fait bouillir avecdu lucre.