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nous fait revivre en Dieu. Il n’est guère usité dansle moral.
VIVIPARE, adj. Terme de Physique. Les Naturalistesdonnent ce nom aux animaux qui font leurs petitstout vivans. Les animaux ■vivipares diflèrent des ovi-pares, en ce que ceux-ci qui font des œufs quj portentavec eux & contiennent toute la nourriture de leurfruit & auxquels, lorfqu’ils íont sertis du corps, il nefaut plus que donner un certain degré de chaleur pouren faire sortir l'oiseau, le poisson ou autre animal dela même nature de ceux qui ont produit i’œuf. Lesanimaux à quatre pieds font vivipares. La Torpile &le Requiem font deux postions vivipares : on trouvemême dans les femelles de ce dernier les petits tousformés & qui nagent fur le champ quand on les jettedans la mer. Il y a des serpens vivipares, & d autresovipares.
VIVIS. Autrement Vivei & Vévei. Bibiscum. (Test unlieu situé fur le lac de Genève. Le Bailliage de Vevai.Conventus Bibijcenjìs. Valois, Not. Gall.p. 8p.
VIVONE. Bourg, ou petite ville de France, dans le Poi-tou , Election de Poitiers.
VIVOTER, v. n. Vivre petitement, & avec difficulté ,par défaut de bien, ou de santé. Parcè viclitare , vi-tam tolerare. (Test une pauvre femme qui vivote toutdoucement. On entretient ce vieillard, cet infirme avecdu lait, des bouillons, ce if est pas vivre, c’est vivoter.
VIVRE. v. n. Je vis, tu vis, il vit, nous vivons, &c. Jevìvoìs. Je véquis , ou je vécus. J’ai vécu. Je vivrai.Que je vive. Que je véquijse, ou que je vécusse, oujevivrois. Vi. Vivant. Vivere. On demande lequel estle mieux dir, je yéquis , ou je vécus. L’Auteur des Ré-flexions prétend, qu’ils font bons tous deux, avec cettediftérence, que je véquis paraît du plus beau style. Vau-gelas les admet aussi tous deux ; mais il laiste à ceuxqui aspirent à bien écrire , à démêler lequel sonnera lemieux dans Fendroic, où ils l’employeront. Corneillecroit qtfon ne dit plus je yéquis, mais feulement je vé-cus. Enfin Messieurs de f Académie conjuguent, jevécus, tuvécus il vécut, nous vécûmes, vous vécûtes,ils vécurent-, & au subjonctif, que je vécusse, que nousvécujsions. Il signifie, erre en vie, être animé. La plantevit d’une vie végétative. Les bêtes vivent d une vieanimale & sensitive. Les hommes vivent par bunion ducorps avec famé raisonnable. Que vous sert-il de vivre,
C vous ne sentez pas que vous vives S. Evr. Maisvivre fans aimer, proprement n est pas vivre. In.
Vivre, fe dit aussi de la durée de la vie, pendant queFamé est unie au corps. Vivere , vitam degere^ , ducere.Les Patriarches, avant le déluge, yivoient 8 à 900 ans.
Hy a peu d’hommes maintenant qui en vivent 100.Vivres ge d’homme, c’est atteindre Fâge de 50 ou 60ans. Être toujours malade, ce nsost pas vivre , c’estlanguir. On n est jamais las de vivre ; cesser de vivre ,c’est mourir. Cet Auteur vivoit au siècle d’Auguste.
VIVRE signifie aussi, subsister, se nourrir, prendre desaiimens pour se sustenter, pour entretenir sa vie. Sub-sistere, vesci , s Juflentare. On prétend que dans lepremier âge du monde, les hommes vivoient de gland.Ablanc. Le Chancelier Bacon supplia Jacques I de lesecourir dans fa misere ; de peur, lui disoit-il, que moiqui ne souhaite de vivre que pour étudier, ]e ne loiscontraint d’èt udier pour vivre. S. Evr. C’est-à-dire,pour avoir de quoi vivre , de quoi me nourrir, de quoisubsister. Voyei plus bas cette dernière signification.Ce n’est pas asiez que de vivre, il faut vivre pour ser-vir Dieu, faire son salut. Je mange pour vivre, disoitSocrate ; & les autres vivent pour manger. Le Saintvivoit d’herbes & de racines, du travail de ses bras.
P IN .
De doux propos , & d'amoureux regards,
On pie suroît vivre toute Vannée. Des-H,
Entre les animaux, les uns vivent d’herbe , de grain;les autres de chair, de poisson. Plusieurs oiseaux viventde proie. Les chicaneurs vivent de rapine. Les écor-nìfleurs vivent aux dépens d’autrui. Aliend quadrâ vi-vunt. Les soldats vivent à discrétion, c’est-à-dire, rui-Tome VIII. /. Partie.
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nent leurs hôtes. Un valétudinaire doit vivre de ré-gime. Un Philosophe vit de peu , & sobrement. Lesgrands Seigneurs vivent splendidement, & dans l’abon-dance. On dit d’un homme qui gagne peu, c’est toutce qu’il peut faire que vivre & 1e nourrir.
Si Von peut pardonner Vejsor d’un méchant Livre ,
Ce n’est qu’aux malheureux qui composent pour vivre.
Mol.
On dit en ce sens, il fait bon vivre en ce pays-là ; ily fait cher vivre ; pour dire, que les denrées, les vivresy sont à bon marché, ou fort chers. Vili , vel carioripretio vivitur. On dit auffi que des gens vivent en-semble , qu’ils vivent en commun ; pour dire qu’ils nefont qu’un ménage , & n’ont qu’une table, ou qu’ilsvivent en pension, en auberge, à table d’hôte.
On dit, qu’un homme est aisé à vivre, pour dire,qu’il est d’un commerce doux & facile, qu’il est ailéde vivre avec lui.
On donne tant aux soldats pour le bien vivre , pourdire, qu on leur donne une certaine somme dans lesquartiers, dans les garnisons, pour les obliger à ne rienexiger de leurs hôtes au-delà de ce qui est prescrit parles Ordonnances. Acad. Fr.
Vivre signifie auffi, jouir de la vie ; palier fa vie d’unecertaine manière. Vitdsrui. Vivre, c’est jouir des vrais -biens avec tranquillité. L’avenir est notre seul objet;nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre .Pasc. Celui qui vit chez lui, vit libre, mais fans ap-pui; celui qui vit à la Cour, est protégé, mais il estesclave. LaBr. Apres avoir donné au monde son âgele plus florissant, 8c vécu pour les autres, i! saur vivrepour nous, & ramener toutes nos pensées à nous-mê-mes. Mont. Personne ne pense à soi, & ne vit poursoi. Nie. il n’est pas d’un homme sage de dire , je vi-vrai: c’est vivre trop tard que de vivre demain : vive\
' aujourd’hui. Bou. Vive kodie. Le chef-d'œuvre del’homme, c’est de vivre k propos. Mont. Vivre de rai-son & d’intelligence. S. Evr. Il y a des gens qui viventcomme les plantes ; ils végètent, c’est à-dire, qu’ilsne pensent point. Heureux celui qui vit sous un Princejuste, &à Fabri des loix, dans un pays libre. Les Amansvivent sous les loix de leurs Maîtrestës. Vivre fansamour, proprement n’est pas vivre. Il y a trop d’ennuià vivre dans la retraite, dans la solitude. Cet hommene sauroit vivre, demeurer en paix ; il cherche desquerelles , des procès. Il est de la prudence de bienvivre avec ceux avec qui l’on doit toujours vivre. Brrr.
On dit en ce sens, vivre noblement, quand on nefait aucun trafic , aucun travail'mécanique, ni autreacte qui déroge à Nobleflè. Vitcrn honestam <& nobi-lem traducere , vel magnifice vivere. On dit au contraire,vivre mesquinement , en gueux , en ladre , quand onyit en avare, en roturier, en paysan. Vivre de la Foi.
Vivre, se dit auffi en parlant de Fart de se conduiredans le monde. Vivendi modus , genus , ratio. C’està la Cour, dans le grand monde , dans les voyages,qu’on apprend à vivre. Comme l’homme est né pourla société j. la plus utile de toutes les sciences est cellequi apprend à vivre. Bell. Un homme ne fait jamaisbien vivre, à moins que les femmes ne s’en soient mê-lées. Le Ch. de M. Quoique les vieillards aient véculongtemps, d’ordinaire ils ne faveur pas vivre. Id. Sa-voir vivre , c’est savoir feindre. Des-H.
C’est peu d’être agréable, & charmant dans un Livre,II faut encor savoir & converser & vivre. Boil.
On dit auffi, qu’on apprendra à vivre à quelqu’un,pour dire, qu’on le châtiera de quelque action impru-dente qu’il aura faite.
Vous êtes tour à tour, sombre Ù gai, rude & doux :Et je ne saurois vivre avec vous, ni Jans vous.
C’est la traduction de cette Épigramme de Martial,qui est la 47 e du 1 i e livre :
I i í