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Difficilis j facilis , jucundus, acerbus es idem ,
Nec tecum pojsutn vivere , nec fine te.
Ne pouvoir vivre sans quelqu'un, dit le Pere Jouberr,c’est ne pouvoir s en paílèr.
.Vivre, sè dit figurément en choses spirituelles & mo-rales. Vivere. Dieu vit dans l’éternité. Deus in aeter-nitate vivit. Les bienheureux vivront éternellementavec lui dans la gloire. Rien ne flate plus agréable-ment que de savoir qu’on vivra éternellement dansl’Histoire & dans la mémoire des hommes. JEvo sem-piterno firui. On dit aufïï, qu'un Livre, qu’un Poème,qu’un Ouvrage vivra ; pour dire , qu’il durera, qu’ilpaflèra à la postérité. J’ai mieux aimé que mes Ou-
. vrages me fissent vivre, que de faire vivre mes Ou-vrages. La Serre. Dans cer exemple le mot de vivresignifie deux choses bien différentes. Vous faites vivre& mourir les mots comme il vous plaît. Voi.
Les Ouvrages communs vivent quelques années ,
Ce que Malherbe écrit, dure éternellement.
Malh.
Vivre , se dit figurément de tout ce qui subsiste, quidure, qui se conserve.
Comme Von voit chaque rivière-
Vivre des sources de la mer,
Et l’ astre du jour animer
Chaque étoile de Ja lumière. P. le Moine.
En Morale on dit qu’un homme vit bien, qu’il vitfans reproche, qu’il vit selon Dieu & raison ; pour dire,saintement, chrétiennement, apostoliquement. Pro-bam j sanctam , Christianam vitam agere ,& c. Qu’ilvit en libertin, en athée. Il est bien plus utile d’appren-dre aux hommes à bien vivre, qu’à bien parler. Ab.Reg. On dit qu’une femme vit mal, quand elle vitdans la débauche & licencieusement. Votre fille ne vitpas , comme il faut qu’une femme vive. Mol. On ditqu’un homme vit bien ou mal avec quelqu’un , selonqu’ils font amis, ou ennemis l’un de l’autre : que desgens mariés vivent mal ensemble , quand ils lont endivorce, ou qu’ils font mauvais ménage.
Ainsi ce verbe se prend dans des significations rout-à-fait différentes. C’est quelquefois, être en vie, êtreanimé. Tous les hommes qui vivent actuellement, &c.Figurément vivre pour foi, pour les autres. Être oc-cupé de ses intérêts, ne songer qu’à soi ou aux autres.Figurément encore , durer subsister. Vivre éternelle-ment dans l’Histoire.
Quelquefois, conserver sa vie par le moyen des ali-mens. Vivre de pain, de racines, de légumes. Vejci.
3 °. Il se dit en parlant des moyens qui fourniflentde quoi subsister. Vivre de son bien, de son travail,&c. Tolerare , sustentatre vitam. Figurément vivred’espérance , vivre dans l’attente de quelque bien, &se soutenir dans certe attente.
4 °. Il se dit par rapport à la dépense qu’on fait poursa table, pour son train, ses habits, &c. Vivre en grancSeigneur, vivre mesquinement, ikc.
5 °. Par rapport à la manière de pastèr fa vie dansles divers états que l’on embrasse, dans les disterenslieux qu’on habite, &c. Vivre chez foi, chez les au-tres, dans le célibat, dans le mariage, &c.
C’est encore , se comporter bien ou mal, eu égareaux mœurs & à la religion. Vivre en bon chrétien,enlibertin. Vitam degere.
b r ’s c comporter bien ou mal, eu égard aux devoirsde la société. Vivre bien avec sa femme, ses enfans,ses parens.
Enfin, on le dit par rapport au gouvernement poli-tique, aux loix , aux usages du pays dans lequel ondemeure. Vivre fous les loix d’un bon Prince. Vivresuivant les loix, les coutumes.
JFivre, fe dit proverbialement en ces phrases. On ditd’un homme qui mange beaucoup, qu’il ne vit pasd® vent. On dit absolument, Item il faut vivre. On
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dit qu’on fie sait qui meurt, ni qui vit ; pour dire,qu’il faut mettre ses affaires & fa conscience en état,pour être préparé à la mort. On dit aussi qu’il saurvivre avec les vivans ; laisser vivre chacun à ía mode ;vivre à Rome comme à Rome; pour dire, qu’il fauts’accommoder à l’humeur de ceux avec qui on a à vi-vre. On dit qu’on meurt d’ordinaire comme on a vé-cu. On dit aussi qu’un homme vit au jour la journée ;pour dire , qu’il dépense chaque jour ce qu’il gagne,ou qu’il passe sa vie sans prévoyance. On dit aussi bur-lesquement d’un enfant, s’ilvií, il aura de l’âge. C estun malheureux qui a plusieurs métiers , & si il n’ensautoir vivre. On dit aussi qu’il fait bon vivre , & nerien savoir, on apprend toujours. Il ne faut que vivre,& avoir du mérite, on trouve de l’emploi. Qui vivra,verra.
VIVRE. f. m. Nourriture. Vicias. Cet Aumônier n’aque son vivre & son logement chez son maître. CetAbbé donne tant à ses Moines pour leur vivre & leurvestiaire. Dans ce sens il ne fie peut dire qu’au singurlier. Il est plus usité au pluriel. L’Acad. Mais dans unautre sens.
Vivre, au pluriel, se dit généralement de tous les ali-mens. Cibaria , annona. Les vivres font chers à Paris.On a mené un convoi de vivres au camp. On a secouruune telle place de vivres & de munitions. Intendantdes vivres. Le Munitionnaire a foin des vivres. Le Com-missaire des vivres. Il est dans les vivres. Il a pris lesvivres à forfait, à une telle somme. On a coupé lesvivres aux ennemis par un blocus. On dit fur mer,faire les vivres , c’est fournir la nourriture à l’équipagedu vaisseau.
Vivre. f. f. En termes de Blason, fe dit d’un serpenttortueux, qu’on appelle autrement guivre ou givre.Vbyeq Givre. Boa,pusivoma. Ce mot vient devipera,espèce de serpent qui a été dit pour vivipara. D autresdérivent ce mot de hydra, qui signifie aussi Jèrpent.VIVRE, ée. adj. Terme de Blason, qui se dit de plu-sieurs pièces , comme falces & bandes, qui lontsinueuses, & ondées avec des entailles faites d’anglesentrans Sc tortans , comme des redens de fortification.Sinuatus , denticulatus. La vivre représente une espècede galon qu’on portoit autrefois fur les habits. Quel-ques-uns ont nommé les vivres , denjettes , à causequ’elles reísembloient à des dents ; ce quia donné aussi lenom aux dentelles. Il porte de gueules à la fasce vivréed’hermine. Il porte d’argent à trois bandes vivrées degueules.
tgO* VIVRIER. f. m. Terme nouveau dont on se sertpour signifier celui qui procure, qui fournit des vivres.Annonarius.
VIZ
VIZ, fur Aîné. Village fur cette rivière, en Picardie. Vi-cus ad Axonam. Valois, Not. Gall. p. ]%. & p. 6'ox.VIZBERG. Nom d’un bourg avec un Bailliage de mêmenom. Viqberga. Il est entre le Landgraviat de Darmf-tat & les Comtés d’Anaw & d’Erpach, & il dépenddu Palatinat du Rhin. Maty.
VIZCACHA. f. m. Espèce de lapin qui se trouve dans lePérou, & qui a la queue aussi longue que celle d’unchar. Ces animaux font petits & doux, de couleur degris blanc ou cendré, & s'engendrent dans les désertspleins de neiges. Sous l’Empire des Yncas , & mêmedepuis, ceux du pays en filoìent 1e poil, dont ils fiai'soient de riches étoffes.
VIZE, BIZIA, ou BISIA. Ville des États du Turc, euEurope , dans la Romanie,
VIZIR- VIZIR1AT. Voyeq Visir. Visiriat.
VIZIR-KAN. f. m. On nomme ainsi à Constantinople t>£grand bâtiment carré à deux étages, rempli haut O'bas de boutiques & d’atteliets où l’on travaille à p elíl ”dre les toiles de coton ; c’est aussi où s’en fait se c ° nlmerce.
VIZZEGRAD. VoyeqYissEGRAD.
UKE
UKER. Voyeq Ucker.