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Yunion , établies pat le Créateur entre famé & lecorps, que tel mouvement du cerveau soit suivi detel sentiment de famé. Maleb. Voilà en quoi consisteYunion & la dépendance mutuelle des deux substances,dont fhotnme est composé. Id. La correspondance, lecommerce, ou Yunion entre famé & le corps, a paruInintelligible & inexplicable à la plupart des Philo-sophes. Le P. L. Il n’y a que Dieu qui ait pu formerune espèce de communauté , ou de communication,entre deux êtres aussi distérens que famé & le corps,& qui ait pu établir les loix d'une telle union , & lesmettre en exécution. Id.
On conçoit facilement qu’un mouvement passe jus-qisaux nerfs, & des nerfs jufqu’au cerveau, soit parle moyen d’un fluide qui coule dans leurs cavités,soit par le secours d’un ébranlement qui se fait en eux,& qui gagne à sinstant le point de leur terminaisoncommune : on conçoit encore que ce mouvement seprolongera jusqu a sendroit où Y on s’iinagine queTame réside. Mais qui pourra jamais concevoir parquels reííorts les mouvemens continués jusqu’au trônede famé, feront impression sur elle, & lui suggéreront 1des idées ? Quelle société, quelle liaison peut-on ima-giner entre sêtre qui a de sétendue, & l’être qui tsena pas ; entre le mouvement & l’idée ; entre la matière& l’éfprit ?
Selon quelques Philosophes, il y a une certaine cor-respondance , une certaine harmonie réglée par les.ordres de Dieu même, entre famé & le corps. Sui-vant cette opinion le corps & famé sont comme deuxhorloges indépendantes l’une de f autre, mais qui se-roient montées de manière que quand f une sonneroitune heure, f autre en sonneroit deux ; ainsi du reste.
Descartes prétend qtfà f occasion des objets duinonde matériel , qui excitent certains mouvemensdans nos corps , famé voit certaines idées dans lemonde intelligible.
D’autres disent qu’à f occasion de certains mouve-mens du corps, Dieu donne à famé certaines idées. Maisdans toutes ces opinions la dépendance secrète, la liaisonqui se trouve entre ces mêmes opérations de lame &du corps est un mystère impénétrable à f esprit humain.
On appelle, Union hypostatique, f union du VerbeDivin avec la nature humaine dans une même per-sonne. Acad. Fr.
Union, se dit figurément de la concorde, de la liaison,de 1 amitié, de la paix qui est dans une société, entreles personnes. Concordia , conjenjus, consensio, una-nimitas. Il y a une grande union entre le mari & lafenjme ; Yunion entre les frères est rare.
Fratrum quoque gratia rara esi. Ovid.
Ces deux amis sont dans une parfaite union. LesPrinces du Sang croient unis avec la Reine, & cetteunion produilôit le bonheur public. La Rochef. L ’u-nion des cœurs, que les gens raisonnables trouvent leseul plaisir qu il y ait dans la vie, paroît à la jeunelleun joug insupportable. B.Rab. '
Rien remplace-t-ìl le bonheur,
Dont la douce union des Amans est suivie? Des-H.
Quoi ? vous ne goûtes pas
Cette union des cœurs, ou le corps ríentre pas ? Mol.
UNION, se dit auffi des Ligues ofiensives & défensivesque font ensemble, des Princes, des Républiques.Fœdus. Dans les Croisades il se faisoit une union desPrinces Chrétiens pour attaquer les Mahométans leursennemis communs. Les Protestans ont fait entre eux Iune union. La guerre de la Fronde a commencé parYunion des Cours Souveraines.
La fameuse Ligue qui se forma en France sous lerégné d’Henri III , porte souvent dans l'Histoire lenom d' Union. Le Roi signa enfin Yunion & parut lui-même à la tête de la Ligue comme le plus déterminédes Ligueurs. Le 2 p Juillet 1588, \ union fut jurée à
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Meaux par les Juges, les Officiers du Roi, les Avo-cats, &c. Hifi. 4 e l’ Eglise de Meaux , t o m. t. p. ,^62.
On appelle Union d'Utrecht, la célèbre confédéraltion, qui se fit à Utrecht, en 1579, entre les Provincesqu on appelle aujourd’hui les Provinces-Unies. FœdusTrajeclanum , vel Ultrajeclenfè. Elles ont pris unfaisceau de flèches, pour symbole de leur union.
On appelle en Jurisprudence, contrat dse/iso/i, uncontrat qui se fait entre les créanciers d’un hommechargé de dettes, par lequel ils s’uniíïènt pour agir deconcert, afin de parvenir au recouvrement de ce quileur est dû, & d'empêcher que les biens de leur débi-teur ne soient consumés en frais par la multiplicité &la contrariété des procédures.
On appelle encore quelquefois union, la jonction dedeux ou de plusieurs choses qui de leur nature étoienrséparées. Ainsi l’on dit Yunion de deux charges , dedeux terres, de deux bénéfices. On a créé des Chargesde Présidens dans les Présidiaux , avec union auxCharges de Lieutenans Généraux. On appelle Lettresd’ union , les Lettres du Roi qui unifient une chargeà une autre , une terre à une autre. On obtient duPape des Bulles d Union qui unifient un bénéfice à unautre ou à une communauté. U union des Bénéficesne se peut faire que par f autorité du Pape, & du con-sentement de l’Evêque , après une information de lanécessité , & de. futilité de Yunion. U union se fait en1 trois manières: il y a union d’acceffion, de confusion,& d’égalité. Celle d’accession est la plus ordinaire ; leBénéfice uni devient membre, & accessoire du Bénéficeprincipal. Par la confusion, les deux titres demeurentsupprimés, & on en crée un nouveau. Dans Yuniond’égalité les deux titres íubsistent, mais égaux, & in-dépendans. Il y a bien souvent appel comme d’abusdes Bulles d’union. L’Archevêché de Paris n’est richeque par Yunion des Abbayes de Saint Maur, de SaintMagloire, & du Prieuré de Saint Éloi.
En Peinture on entend par union de couleurs, l’ac-cord , la convenance des çouseurs qui concourenttoutes ensemble à fesser total du tableau. Unio, con -venientia. Voyet^ Couleurs amies , ennemies, &C.Quand cette union est belle & bien entendue, quel-ques-uns f appellent suavité.
Union, se dit auffi dans 1 Architecture , de Fharmoniedes couleurs dans les matériaux, laquelle avec le bongoût du dessein, contribue à la décoration des édifices.Harmonia.
Union , jonction, dans une signification synonyme. Lsi-nion regarde particulièrement deux différentes chosesqui se trouvent bien ensemble. Ce mot enferme uneidée de convenance ou d’accord. Union des couleurs,union de deux voisins. Voye\ Jonction. Union s’em-ploie souvent au figuré. Uunion soutient les familles,& fait la puifiance des Etats. Le mot de jonclion ne sedit que dans le sens littéral.
En termes de Manège on appelle union , f ensembled’un cheval. Voye[ Ensemble.
Union de la terre et de l’eau. Se dit dans la Philo-sophie hermétique, lorsque le mercure philosophai sefait, ou bien lorsqu’il est fait, autrement, c’est lorsquela noirceur paroît, temps auquel la terre & seau s’u-nistènt ensemble , & avec eux , les deux autres éié-rnens, d’autant que le feu est caché dans la terre, &f air dans seau ; c’est pourquoi les Philosophes ne con-noiííënt précisément que deux élémens qui contiennentles deux autres. Or ce changement de couleur témoi-gne un notable changement dans la matière, puisqu’elleprend une forme nouvelle , qui enseigne qu’eile veutI passer dans un état plus parfait; car en bonne Philoso-phie la corruption d une chose est la génération desature. Que la couleur noire soit le signe de la corrup-tion , personne ne f ignore. Dict. Herm.
Union Chrétienne, Séminaire de YUnion Chrétienne -Fille de YUnion Chrétienne , Filles & Veuves des Sé-minaires de Y Union Chrétienne. Séminaire ou Com-munauté de Veuves & Filles vertueuses, projeté P arMadame de Polaillon, Institutrice, des Filles de la P s °-■ vidence, & exécuté par Monsieur Vacher, Prêtre, na "
tif de Romans en Dauphiné. L’estime que la Sít ' urr ^ Rence