U N
^- cn ^ e des Bordes s’étoit acquise dans RétablissementQcs Filles de la Propagation de la foi à Metz, l’enga-RÇ a a le servir d’elie pour jetter les fondemens de sonséminaire de l’ Union Chrétienne. Il la fit venir à Paris ;m joignit avec la Sœur Anne de Croze, jeune Demoi-selle qni s’étoit retirée au village de Charonne près deLaris, dans une mail on qui lui appartenoit, & où lapremière Communauté de l 'Union Chrétienne com-mença en 1661. La fin de cet établissement étoitd’em-ployer ces filles , i". A la conversion des filles & fem-mes hérétiques. A retirer des filles & des veuvesde qualité, mais pauvres, qui ne pourroient être re-çues dans d autres Communautés. 3 0 . A élever dejeunes filles dans la venu & la piété , leur enseignerles vérités de la Religion & leur apprendre à lire, àecrire , Sc les ouvrages propres de leur sexe. Le Sémi-naire de Charonne fut transféré à Paris en 1686, &en peu de temps plusieurs autres Rétablirent. M. Va-cher leur donna des Constitutions qui furent approu-vées fan 1662., & ensuite par le Cardinal de Ven-dôme, Légat àlatere de ClémentIX, comme il paroîtpar des Lettres données à Paris le r5 Mai 1668. Cesfilles n’ont point de pénitence que celles de l’Église &le jeune tous les Vendredis. Elles tiennent gratuite-ment de petites écoles pour les filles. Elles font deuxannées d épreuve, au bout desquelles elles s’engagentpar les trois vœux simples de chasteté , d’obéiílance &de pauvreté, auxquels elles en ajoutent un quatrièmed’union. Leur habillement est un manteau noir, delaine, de crépon ou d’étamine , une jupe de même,la pointe de coesture, qui est noire, paroît un peu fousla cocffe, qui est de taftetas noir ; celle de dessous estd'étamine, de foie ou de crapodaille. Leurs mouchoirsde cou font de taftetas noir avec un bord double detoile de batiste d’environ trois doigts de haut. Unecroix d’argent leur pend fur la poitrine. Les sœurs deservice ont les jours ouvrables un habit gris ; les Fêtes&’ Dimanches un monteau noir de serge, une jupe unpeu courte, & un tablier de serge noire, un mouchoirde biais , & une coéfte blanche. Elles peuvent aussiavoir une coéfte noire de gros taftetas, & après leurengagement elles portent aussi une croix d’argentCette Congrégation a pour armes un cœur enflam-mé surmonté d une croix avec des paroles pour deviseIn Caritate Dei & patientia Christi.
La petite union. C’est uh autre établissement fait parM. Vachet, Mademoiselle de Lamdlgnon, la fille dupremier Président, & Mademoiselle Mallet. C’étoitune Communauté où l’on retiroit les filles qui viennent.à Paris pour se mettre en condition , & où les Damesdu monde pussent trouver des femmes de chambre &desservantes qu’on auroit élevées dans la piété & dansle travail. Ce projet s’exécuta en 1679, & cette nou-^ e *' e Communauté fut appelée la Petite Union } poura distinguer de l’Union Chrétienne dont nous avonsparle dans l’article précédent.
Union , en Joaillerie , fe dit d une Perle faite en Poire.UNIONITES. Nom de secte. Unionitce. Les Unionitesiont les memes que les Sabeliiens qui furent appeléUnionites, parce qu ils ne reconnoiflent non-íeulementqu une feule substance, mais encore qu’une personneen Dieu. Prudence a réfuté ces hérétiques dans sonApothéose par une pièce de vers intitulée : Contra4 Unionitas , contre les Unionites.
LNlQUE. adj. m. &f. Qui est seul. Monsieur est le frétéunique du Roi. Une fille unique un fils unique. UniCLL s. On le dit par excellence de la deuxième Personnela Trinité, Je crois en Dieu le Pere tout-puistanr;- ^n Jesus-Christ son fils unique. Pour unique faveurv ous demande à mourir dans vos chaînes. Voi. L’a^P°ur doit être unique dans le cœur d’une honnêtejïune, & celles qui peuvent aimer deux fois, pourU™ 1Cllt Peut-être aimer cent. M. Sc.
te ^ V V ^ à aussi des choies singulières, &exccllenmal - y lcus -> stngularis. C’est Y unique remède à Ion’ 1 Ur úque moyen de gagner fa cause. Le diamantu rand Mogol est unique pour sa grosseur. C’est untraîne singuli, unique en son espèce : ce qui se dittant du bonne qu’en mauvaise part.
Tome VIII. I. Partie.
UNI
441
Unique & seul, considérés comme synonymes. Unechose est unique , lorsqu'il n’y en a point d’autre de lamême espèce. Elle est jeule , lorsqu’elìe n est pas ac-compagnée. Un enfant qui n’a ni frétés ni sœurs estunique. Rien de plus rare que ce qui est unique. Voy.aussi Seul. ,
Corneille a dit dans Horace plus unique. Je verraimon amant, mon plus unique bien. C’est une faute.Unique n’admet ni de plus ni de moins. La raison enest evidente. Volt.
Le même Poète a employé ce mot dans le Men-teur avec un régime.
Je cherche à Varrêter , parce qu J il m’est unique.
On ne dit pas il m’est unique , comme il m’est cher,il m’est agréable, parce ost unique n’est pas un adjectifsusceptible de- régime. Il est agréable pour moi ,agréable à mes yeux. Unique est absolu.
Molière , dans la Comédie des Fâcheux , fait direassez plaisamment à un joueur :
Je croyois bien du moins faire deux points uniques.
En termes de l’Ecriture Sainte, on dit, Yunique né-cessaire , pour dire , l’aftairedu salut. Acad. Fr. Cetteexpression est fondée sur ces paroles de J. C. à Marthe.Martha , Marcha ut quid turbaris erga plurima , porrounum est necessarium. Or suivant quelques traducteursmodernes cet unum necessarium ne désigne rien moinsici que l’afíaire du salut. J. C. vouloir seulement direà Marthe qu’il ne lui falloir, pas tant de choses, qu’unbon plat, qu’un seul mets suffisoit. C’est s’écarter vi-siblement du sens qu’on a toujours donné à ces pa-roles.
Les Antiquaires appellent médailles uniques , lesmédailles qui ne se trouvent pas même dans les cabi-nets les plus curieux , & que l’on ne rencontre quepar hazard. Numijma singulare , unicum , eximium *perrarum. Ces médailles uniques n’ont point de prix,& valent tout ce qu’on veut. Telle est la médailled’Othon en grand bronze. Le médaillon Grec d’argentde Pescennius. L’Hérode Antipas, & Agrippa, fils deJulie, fille d’Auguste, &c.
Unique d’Albin. Terme de Fleuriste. Nom d’une tu-lipe , qyi est panachée d’un beau pourpre violer, d’unrouge éclatant, fur du beau blanc. Morin.
Unique de Caen. Autre tulipe qui est panachée à grandspanaches d’un rouge éclatant fur du beau blanc. Mo-rin.
Unique Dauphin. C’est un violet brun fur un fin blanc,fa fleur est petite, mais délicate ; fa plante ne l est pasmoins, étant sujette à la pourriture & aux pucerons.Il ne lui faut laisser que trois boutons. Morin.Unique de Delphe. Terme de Fleuriste. Tulipe qui estd’un beau violet & blanc , partagé par un peu derouge. Morin.
Unique de Flandre. Nom d’un œillet: c’èst un pour-pre blanc, large ’Sc bien détaché , élevé à Lille. Saplante est allez délicate , difficile à prendre racine,porte graine, ne creve pas en lui laissant jusqu a cinqboutons. Morin,
Uniqu.e Impérial , ou Royal Millet violet & blanc,semblable au Primo, large , tranché de gros panachesfur un fin blanc : il porte graine, & ne se leme pas danslés boutons, qui ne lui seront pas ôtés jusqu’àquatreà cinq. Morin.
Unique Triomphant. (Sillet violet & blanc régulière-ment tranché à gros panaches, fe trouve à Lille ; faplante est robuste, sa fleur hâtive, ne creve pas en luilaissant cinq boutons. Morin.
Unique Parfait. En termes de Philosophie hermétique,c’est le mercure des Philosophes.
UNIQUEMENT, adv. D’une manière singulière, unique.Unicè, fingulariter. Il faut aimer Dieu uniquement,pour lui-tnême & pour ses vertus éminentes. Fén. Ila une femme qu’il aime uniquement. C’est un hommequi réussira, il s’applique uniquement à fa Charge.Ainsi ce mot signifie, préférablement à tout, au-
Kkk