Band 
Tome huitieme. [THA - Z.]
Seite
446
JPEG-Download
 

446 UNI

ìl avoir d'ja créé celle de Bourges, en Ì4.69. Celle deCahors par le Pape Jean XXII.

On appelle le Recteur de {'Université & ses suppôts,celui qui gouverne {'Université , & ceux qui lui fontsoumis. KRecteur,&Chancelierdel’Université.

L’Univer-sité de Paris, selon quelques-uns, commen-ça fous Charlemagne, auquei temps il vint quatre An-glois, disciples du vénérable Bédé, Alcuin, Raban ,Jean & Claude qui croyoient qu’ils avoient de laícience à vendre, lesquels donnoient leurs premièresleçons à Paris en des lieux qui leur furent assignés parCharlemagne. Telle est l’opinion de Robert Gaguin,de Nicole Gilles , de Boëce, & de Vincent de Beau-vais en son Miroir Historial, quoique les Auteurs con-temporains Éginard, Aimoin, Rhéginon , Ádon & Sí-gebert, ne fassent aucune mention de ce fait. MaisPaul Emile, Jean du Tillet & Pasquier , sont d’aviscontraire, & soutiennent quelle ne prit naissance quesous Louis le Jeune, dans le XII e siècle , & fous Phi-lippe Auguste son successeur : car il n’est parlé d’ Uni-versité & d’écoliers, que dans Rigord, qui vivoit fousPhilippe Auguste , 8t dans quelques Chapitres des Dé-crétâtes d’Innocent III, & de Célestin III, ce qui avintau temps de Pierre Lombard, Evêque de Paris, quien fut le principal ornement, & pour lequel f Univer-sité fait encore un Anniversaire en l'Eglise de saintMarcel ou il est enterré. Mais elle ne fut pas fondée,ni établie tout d’un coup , comme elle a été dans lafuite. On érigea d’abord une école publique dans l’E-glise Cathédrale de Paris. U Université ne se formaque peu à peu , & ce ne fut que sous Philippe Au-guste qutelie commença à faire un corps régulier. Phi-lippe de Valois en fan 1340, exempta tout le Corpsde Y Université & les écoliers de tous péages, taillesSc autres charges personnelles , & il leur donna le Pré-vôt de Paris pour Juge, par devant lequel ils ont eujusqu’à présent leurs causes commises, & qui pourcela fut appelé Conservateur des privilèges royaux del’Univerfité.' Elle fut réformée en fan 1452, par leCardinal d’Étoutevilíe, Légat en France, & il y a eusi grande abondance d'écoliers, que Juvénal des Ursinsatteste quten une Procession qui se fit en I409 , parle Corps de Y Université, de Sainte Geneviève à S. De-nis , les premiers y étoient déja arrivés , lorsque leRecteur étoit encore devant les Maturius. Les Roisde France lappellent leur Fille aînée. C est leur Bileaînée, dit M. de Montesquieu, & très-aînée ; car ellea plus de 900 ans : aussi reve-t-elle quelquefois. M. deMontesquieu adopte ici les vieilles traditions qui fontremonter f origine des Universités jusqu’au temps deCharlemagne. Ce titre est donné à Y Université àes Jetemps de Charles VI. Elle est divisée en quatre Facul-tés. Du Boulai a fait en six volumes in fol. FHistoirede f Université de Paris. M. f Abbé Crévìer en a fait uneautre plus compiette. Voyez Faculté & Recteur,&c. Voye\ aussi Moreri au mot Université.

On appelle aussi Université des Communautés desvilles ; & leur sceau a pour légende : Sigillum Uni-versitatis,

UNIVOCATIQN. s. f. Univocatio. Terme de Scolas-tique. Caractère de ce qui est univoque. On disputeen Logique ou en Métaphysique sur l 'Univocation def être, c'est-à-dire , si Tidée générale de f être con-vient de la même manière & dans le même sens àf accident & à la substance, à Dieu & à la créature.

UNIVOQUE. adj. de t. g. Terme de Logique. C’est lecontraire d 'équivoque. Vbye\ ce mot. On le dit desnoms qui s'appliquent dans le même sens à plusieurschoses, soit de même espèce , soit d’espèce disterente.Ainsi le mot d 'animal est univoque à l’homme ’& aulion, c’est-à-dire qu’il s’applique à l’un & à f autre dansle même sens. Le mot homme est univoque appliquéà Pierre ou à Paul, & aux autres individus de la na-ture humaine. Univocus. Au contraire le mot LatinGallus qui signifie un coq, animal, & un François, estun nom équivoque. Le mot François coq signifiant 1 emâle de la poule , & cette pièce d’une montre quicouvre & soutient le balancier, & 1e tient ferme, estéquivoque.

U N N V O A

On demande dans les écoles si le mot être est utlt Avaque par rapport à Dieu & à la créature. Questionbien digne des Ocham, des Scot, des Dagoumers ,&c.

Les Anciens ont cru que tes animaux parfaits s en-gendroient par génération univoque , c’est-à-dire, parla feule union du mâle & de la femelle ; & que les in-fectes se faisoient par la génération équivoque , s^nssemence , & de la pourriture de la terre.

U N N

UNNÀ. Nom d’une petite ville du Cercle de Westphalie»située dans le Comté de Marck , à trois lieues deDortmund, du côté du levant. Unna. Unna a étéune ville anséatique aílèz grande & assez puissante.Maty. ê

UNNA. Rivière. Voye\ Waicna.

UNNI. s. m. Arbre des Indes , qui porte un fruit engrappes , à peu près de la grosseur d’uu pois , dou-ceâtre, & cependant un peu acre. Les Naturels en ti-rent une liqueur limpide , qui ressemble au vin , Scdont ils font une espèce de vinaigre.

UNO

UNODI. adj. Vieux mot. Impossible. Borel. Quòd fierinequit.

UNOPERQUEEN. s. m. Nom d’une plante du Chili.C’est une espèce de séné qui ressemble tout-à-fait àcelui qui nous vient de Seyde au Levant , faute du-quel les Apothicaires de Sant iago se servent de celui-ci que les Indiens appellent Unoperquen. Il est un peuplus petit que le Mayten » arbre du pays. Frézier ,p. 106.

'SŒ UNOVISTES. f. m. pi. Branche des Physiciens qu’onappelle Ovistes. Voye\ ce mot. Quelques Observateursprétendent avoir, à I’aide du microscope, découvertî’embryon formé dans l’œus, même avant qu il ait étéfécondé par le mâle. On donne 1e nom d Unovistes àceux qui suivent ce système, & qui prétendent quechaque œuf est une espèce d ermitage habité par unêtre solitaire, mâle ou femelle, formé peu après lanaissance de celle qui le porte.

UNS

UîssS, se disoit autrefois pour plusieurs. Marot.

UNSRUCH. Voye\ Hunderuck.

UNSTRUTT. Nom d’une rivière de la Thuringe enAllemagne. Unftrutum. Elle baigne la ville de Mul-hauscn & le pays d'Unstrutt, qui s’étend depuis leterritoire de cette ville, jusqu’au Comté de Mansfeld,& elle se décharge dans la Sala, vis-à-vis de la ville dçNumbourg. Maty.

U N T

HS UNTERTHANEN. f. m. On appelle ainsi en Alle-magne ce que nous appelons en France mortaillais le.Voyei ce mot. Homo glebœ adstriclus.

U N Z '

UNZAINE. f. f. Sorte de bateau qui sert à voiturer sessels en Bretagne fur la rivière de Loire. Il y a degrandes & de petites un^aines ; les grandes peuventtenir six muids ou environ mesure Nantoise : & se*petites seulement quatre.

V O

VO. Vieux pronom m. & s. Vôtre. Etau pluriel, ^ oS *Boree. Vester > tuus > a t um.

De vo mort doit être blâmé. Perceval.

V O A

VOADOUROU. s. m. Fruit dune plante de 111c de