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de plus essentiel dans le choix d’un état, c’est de n’ypoint entrer fans vocation, c'est-à-dire , lans y êtreappelé de Dieu. Id. p.436.
VOCEM. Terme de Bréviaire. C’est le nom qu’ondonne au cinquième Dimanche d’après Pâques, parceque l’inrrolt de la Meste de ce jour commence parVocem jucunditatis , Sc qu’il est ainsi marqué dansquelques Asmanachs. Les Rogations font immédiate-ment le Lendemain du Dimanche Vocem jucunditatis.VOCONE. Nom d’un ancien village de la Sabine en Ita-lie. Vocona , anciennement Fanum Vacunce. U est auxconfins du Duché de Spoiéte, Sc à trois lieues de Ter-ni , vers le Midi. Maty.
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VOD ABLE. Ville de France dans l’Auvergne , Electiond’i/îoire.
VODANA. Ville de l’Arabie heureuse, à quinze lieuesde Mafcaté. C’est la résidence d’un Emir.
VODENA. Nom dune petite ville de la Macédoine. Vó-dena. Elie est fur la rivière de Vistritza, à quinïe lieuesde Salonichi, vers le couchant. Quelques Géographesla prennent pour l’ancienne Edessa, ou JEdejJ’a, lieude la sépulture des anciens Rois de Macédoine._M aty.
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VÒÉDE. f. m. Vouéde.
VOEL. f. m. Nom d’homme. Vodoaldus , Vodoalus ,Vcdalus. Vodal que nous appelons S. Voel , & quenous prononçons S. Voué étoit sorti du pays desPictes en Ecosse ; & après avoir visité les Eglises & lesMonastères de France pour y observer ce qu’il trouve-rai t de plus édifiant, il s’arrêta à boisions, ou aprèsavoir vécu reclus plusieurs années près du Monastèrede N. D. il mourut saintement l’an 720, le 5 de Fé-vrier du temps de Charles Martel. Voye1 Ballandus& Bailler au 5 de Février, &Mabilíon, Acl.SS.Ben.Scec. IV. P. II. p. 545. & fiiiv.
De Vodoald on a fait Vodoal Vodal, Voel , Vo'èl.Il y a encore quelques familles du peuple qui portentce nom comme nom de famille ; on le prononcealors comme on l’écrit, ne mettant qu’o à la premièresyllabe, & faisant sentir I’Z de la fin.
VOER, ere, ou VOIR. Vieuxad;.. Vrai, véritable. Ve-- rus j a , um.
Si bien vous di pour chose voere,
Crove m’en qui m’ envouldra croere. R. delaRose.
Par le corps bien à dire voir. Pathelin.
« 8 ^ 5 “ VOERDE. Voyei Woer.de.
VOERRE. s. m. Vieux mot. Verre. Borei. Vitrum.VOERST. f. m. Sorte de mesure de chemin dont on sesert en Moscovie, de même qu’on se lert ailleurs detnille Sc de lieue. Le Voérft est dc 750 pas Géomé-triques.
^j'VOESA, ou VOESSA. Province des Indes, dansl’empire du Mogol, dont la Capitale est Jacanat.VŒU. f. m. Promesse faite à Dieu, par laquelle on s'en-gage à une bonne œuvre que l’on ctoit lui être agréa-ble , & à laquelle on n’est pas obligé. Votum. Il estlibre de taire des vœux ; mais quand on en a fait, ilfaut les tenir. On appelle vœu de Religion, celui quefait un novice en faisant profession. Les trois vœuxque font les Religieux, font ceux de pauvreté, chas-teté & obéissance. Les Religieuses font de plus vœude clôture. Par l’Ordonnancc de Blois & par le Con-cile de Trente les vœux font valides à l’âge de seizeans. C’est au Roi à fixer l’âge nécessaire pour la vali-dité des vœux , parce que fes Sujets ne peuvent chan-ger d’état fans son consentement. On a jugé qu’uncfille mineure de vingt-cinq ans peut faire fes vœux ,Sc prendre le voile contre la volonté de son pere. IIsemble que le consentement du pere doit être requispour contracter des vœux du moins jusqu à 1 âge devingt ans. Les Anachorètes Sc les Solitaires de la Thé-
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baïde ne faisoiënt point de vœux , & ne se consacraientpoint à Dieu par des engagemens indissolubles. lisn’étoìent liés qu’avec eux-mcmes, Sc il leur étoir librede quitter la retraite, & de revenir dans le monde , Hla serveur qui les en avoir bannis, venait à s’éteindre,ou à ‘se ralentir. On n’est venu à faire des vœux quelongtemps après, pour arrêter & pour fixer l’inconl-tance trop fréquente de ceux qui après s’être retirésdu monde, se repentaient trop légèrement , & scan-dalisaient sEgiise , ou troublaient l’état des famillespar leur retour. Erasme a cru que les vœux solennelsn’ont été introduits que fous le Pontificat de BonifaceVIII , dans le treizième siècle. D’autres soutiennentque dès le temps du Concile de Calcédoine il falloirse vouer à Dieu sans retour. D’autres diíent qu’avanrBoniface VIII on ne faifoit que des vœux simples, Scdont on pouvoir être dispensé. Ce n’étoient point deschaînes éternelles, Sc ces vœux n’étoient point indis-solubles. Il est vrai que ces vœux étoient des pro-mellès obligatoires par rapport à la conscience & à lapiété. On regardait l’inconstance de ceux qui les vio-laient comme une désertion odieuse ; mais à l’égarddes íoix , ils n’étoient pas censés morts civilement, enforte qu’en rentrant dans le siècle , ils fusient incapa-bles de tous les actes de la société civile. Le vœu leplus ordinaire étoit celui de pauvreté : mais ce vœune regardait que le Couvent par rapport auquel on sedépouillait de toute propriété ; du reste l’émission de»vœux n’emportoit point l’exclusion des droits du sang,ni surcapacité de recueillir une succession. Le Reli-gieux n'acquérois point la propriété , ni le domainedes biens qui lui étoienr échus : ils appartenaient auMonastère en faveur duquel il s’étoit désaproprié detout, & le Monastère lui enlaistoit seulement l’uíufruic.& la dispensation. Les Papes ont souvent confirmé ceprivilège à divers Ordres, Sc permis aux Moines derecueillir les successions de même que s’ils étoienrdans le monde , & que s’ils n’avoienr point fait devœux. Clément IV en expédia une Bulle en 1265, enfaveur de l’ordre de S. François & de S. Dominique.Cette liberté de succéder après les vœux a dure enFrance jusques dans l’onzième siècle. Aujourd’hui lamort civile d’un Religieux se compte du jour de l’é-miffîon de fes vœux solennels, & dès-là il est incapablede succéder. Le Religieux peut réclamer contre sesvœux dans les cinq ans, âpres quoi il n’est plus rece-vable. Les défauts de íà profession sons purgés par lotisilence, Sc là persévérance pendant .cinq années. Ilpourroit pourtant être relevé de les vœux, bien qu’iln’eût point réclamé dans les cinq ans, s’il étoit bienprouvé qu’il a été empêché d’intenter fa plainte parmenaces & par violence. Il ne suffit pas de réclamercontre les vœux pour en être relevé: il faut prouverqu’on a été forcé à prendre l’habit, & à faire profes-sion. On n’est point reçu à faire la preuve des vœuxpar témoins. Il les faut prouver par un acte en forme.C. B. Le consentement est l’ame du vœu ; ce n’est rienque la bouche le prononce, si le cœur n’y consent, Scne le confirme. Le Mai. Les peres, en faisant faire desvœux à leurs enfans, ne les dédient pas tant à Dieu,qu’ils les condamnent à sortit du monde. Id. Le Palaisretentit tous les jours de réclamations contre les vœuxforcés, que la cruelle politique des peres exige deleurs plus jeunes enfans, pour les iacrifier à l’établiíle-ment de leurs aînés. C. B. Par les Capitulasses de Cnar-lemagne il étoit défendu de donner l’habit de Reli-gieux faus Je consentement du pere, lequel étoit unecondition essentielle à l’émission desvcei tx. Id. Le vœude pauvreté que font les Religieux, n’est qu’uncexemption de foins Sc d’inquiétude. Les vœux ad IImina Apostolorum , de S. Jacques en Galice, &c. fontréservés au Pape par les Bulles des Jubilés, aufll-bienque les vœux de chasteté perpétuelle. C’est toujoursà Dieu qu’on fait -le vœu. A parier juste , on prometà Dieu de fasse quelque chose en shonneur d’un Saint»mais ce n’est pas au Saint qu’on fait le vœu. Ainsi c Ç 1 *-par une façon de parler fort impropre qu’on app el £cela faire un vœu à un Saint. ,
On appelle vœu de stabilité , rengagement dc ss uei1 ù 0 que*