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sa force primitive , et de celle qui lui est ajou-tée , est alors égal à la somme des espaces quechacune d’elles eût fait décrire séparémentdans le même temps ; ce qui suppose la forceproportionnelle à la vitesse.
Réciproquement , si la force est proportion-nelle à la vitesse , les mouvemens relatifs d’unsystème de corps animés de forces quelconques ,sont les mêmes , quelque soit leur mouvementcommun ; car ce mouvement décomposé entrois autres parallèles à trois axes fixes , ne faitqu’accroître d’une même quantité , les vitessespartielles de chaque corps parallèlement à cesaxes ; et comme la vitesse relative ne dépendque de la différence de ces vitesses partielles; elleest la meme , quelque soit le mouvement com-mun à tous les corps. Il est donc impossiblealors de juger du mouvement absolu d’unsystème dont on fait partie , par les apparencesque l’on y observe ; et c’est-là ce qui caracté-rise cette loi dont l’ignorance a retardé la con-naissance du vrai système du monde , par ladifficulté de concevoir les mouvemens rela-tifs des projectiles, au-dessus de la surface dela terre emportée par un double mouvement