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rant entre elles , les observations faites depuisle renouvellement de l’astronomie ; le mou-vement de Jupiter a paru plus rapide , et celuide Saturne , plus lent que parla comparaisonde ces mêmes observations , aux observationsanciennes. Les astronomes en ont conclu quele premier de ces mouvemens s’accélère , tandisque le second se rallemit de siècle en siècle ;et pour avoir égard à ces changemens , ils ontintroduit dans les tables de ces planètes , deuxéquations séculaires croissantes comme lesquarrés des tems , l’une adduive au mouvementde Jupiter, et l’autre soustractive de celui deSaturne. Suivant Halley , l’équation séculairede Jupiter est de jû6',o 2 pour le premiersiècle , à partir de 1700 ; l’équation corres-pondante de Saturne est de s 56 ,94. Il étaitnaturel d’en chercher la cause dans l’action mu-tuelle de ces deux planètes les plus coirsidé-rables de notre système. Euler qui s’en oc-cupa le premier , trouva une équation sécu-laire égale pour ces deux planètes , et additiveà leurs moyens mouvemens ; ce qui répugneaux observations. Lagrange obtint ensuite desrésultats qui leur sont plus conformes ; d autresgéomètres trouvèrent d’autres équations.