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courent maintenant à produire , pai la situa-»lion respective des plans de leurs orbes. Lesobservations anciennes ne sont pas assez pré-cises , ct-les observations modernes sont troprapprochées , pour fixer les quantités de cesgrands changemens ; cependant , elles seréunissent à prouver leur existence , et à fairevoir que leur marche est la même que cellequi dérive de la théorie de la pesanteur. Onpourrait donc , au moyen de cette théorie, de-vancer les observations , et assigner les vraiesvaleurs des inégalités séculaires des planètes ,si l’on avait exactement leurs masses ; maistious ne connaissons encore que celles des pla-nètes accompagnées de satellites ; les autres neseront bien déterminées , que lorsque la suitedes tems aura suffisamment développé ces iné-galités , pour en conclure avec précision lagrandeur de ces masses. Alors , on pourra re-monter par la pensée, aux changemens succes-sifs que le système planétaire a éprouvés ; onpourra prévorr ceux que les siècles à venir of-friront aux observateurs ; et le géomètre em-brassera d’un coup-d’ceil , dans ses formules ,tous les états passés et futurs de ce système,Le tableau du chapitre V du second livre ren-